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Le blog de Michèle Leflon - Page 11

  • Note de lecture : Le retour des domestiques de Laurent Carbonnier et Nathalie Morel

    Les auteurs se situent dans le cadre économique actuel, proposant simplement de mieux utiliser l’argent public dans le cadre budgétaire contraint actuel, sans même évoquer que cette contrainte n’est qu’artificielle. Leur plaidoyer pour un service public de la petite enfance et d’aide à domicile pour les personnes âgées dépendantes n’en a que plus d’intérêt, témoignant d’une création possible à très court terme … pour autant qu’en existe la volonté politique. Car, ils le disent bien dès l’introduction, la situation actuelle est le fait d’un choix de société, favorisant avant tout les services pour les plus aisés. Une bonne documentation et une écriture agréable complètent l’intérêt de la lecture de ce livre.

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    Catégories : santé et protection sociale Lien permanent 0 commentaire
  • Avec Ian Brossat, l'Europe des gens contre l'Europe des patrons

    Le 26 mai ce sont les élections européennes. Pourquoi voter pour la liste du PCF conduite par Ian Brossat ?
    Répondons à quelques questions simples :
    - Faut il sortir de l'Europe ? Ce n'est pas l'Europe la cause de tous nos maux, mais le capitalisme ! Alors oui, les traités européens sont au service du capitalisme, pas au service du peuple. Il faut les changer. D'ailleurs, un seul parti s'est toujours prononcé contre les traités européens, tous : le Parti Communiste Français.
    Tout doit être fait pour construire le rapport de forces en Europe permettant de renégocier ces traités, et la France a un poids important dans les négociations.
    - Que faire tout de suite ? Car on a besoin de concret, tout de suite, pas de tout remettre au jour où on arrivera à renégocier les traités. D'autant plus que mettre en œuvre des changements peut aider à construire le rapport de forces permettant de renégocier les traités.
    La formidable puissance de création monétaire de la Banque Centrale Européenne pourrait servir à alimenter un fond pour le développement des services publics et la transition écologique. On pourrait par exemple, pour être dans le domaine qui me passionne, la santé, financer avec ce fond, les investissements dont nos hôpitaux, nos maisons de retraites ont besoin, financer un grand plan de création de centres de santé dans chaque bassin de vie, plutôt que de laisser les communes se faire concurrence entre elles pour attirer des médecins libéraux, financer la mise en place, avec tout ce que cela comporte de recherche dans l'organisation, de formations, d'un grand service d'aide à domicile pour les personnes âgées ou handicapées (le fonctionnement étant évidemment à charge des départements et de l'assurance maladie, mais quelle augmentation de qualité !). La création d'un tel fond est compatible avec les traités actuels.
    L'Europe, cela parait loin, donne une idée d'impuissance. Mais comme le rappelait Francis Wurtz, ancien député européen, dans L'Humanité de ce lundi, la directive européenne sur laquelle s'est appuyé Macron pour justifier l'ouverture totale de la SNCF à la concurrence a failli être rejetée par le parlement européen à 24 voix près, sur 704 votants. Un ou deux députés par pays de plus contre cette directive, même pas dans tous les pays, et cette ouverture à la concurrence n'aurait pas eu lieu. Alors, ça vaut le coup d'aller voter !
    Enfin cela va de soi, mais cela va mieux en le disant : les communistes sont internationalistes. La solidarité de la bourgeoisie mondiale n'est jamais prise en défaut ! La solidarité des "petits" ne doit pas être en défaut non plus : l'Europe doit être ouverte et les migrants dignement accueillis.
    Venez discuter avec Marie-Hélène Bourlard le mercredi 24 avril à 18 h salle de Nevers à Charleville-Mézières

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  • Entrevue avec un conseiller de Madame Buzyn

    Socrate disait "je sais que je ne sais rien". Mais le conseiller de la ministre de la santé, comme d'ailleurs le directeur de l'unité territoriale des Ardennes de l'ARS, est plus fort que Socrate ou tout du moins le pense, car il sait ce qui est bon pour l'organisation du système de santé dans les Ardennes ! Triste suffisance pour masquer l'incompétence !
    A l'occasion de la venue de Mme Buzyn dans le département pour signer le Pacte Ardennes, une délégation du comité de défense des l'hôpitaux et de responsables syndicaux des personnels hospitaliers a été reçue par un conseiller de la ministre, accompagné du directeur de l'ARS des Ardennes. En moins de 24 h nous avions organisé un rassemblement de soutien à l'occasion de laquelle a été faite cette vidéo.
    La délégation ne comptait pas obtenir de résultats, simplement redire l'incroyable dégradation des soins, la souffrance du personnel et son opposition à la fusion des hôpitaux. Mais les réponses ont été caricaturales : ils préparent l'avenir et eux savent. Alors que les hôpitaux ont précisément deux problèmes, celui des moyens financiers et celui des injonctions (liées à la volonté d'économie, mais aussi à la volonté de favoriser le secteur privé) venues de l'extérieur pour organiser le travail ou plutôt le désorganiser.
    Le service public : connaissent pas ! Dans le Pacte Ardennes, il y aurait le financement de maisons de santé. La copine les reprend pour dire notre attachement aux centres de santé. La réponse fuse : oui bien sur il faut les deux et le discours reprend, ne parlant que des maisons de santé, avec un exemple particulièrement scandaleux : une aide financière pour créer une maison qui va permettre de regrouper des médecins généralistes déjà installés, bref de l'argent public qui n'aura même pas l'avantage d'attirer de nouveaux médecins !
    Le projet de loi de santé est discuté à partir de la semaine prochaine à l'assemblée nationale. Le gouvernement vient de déposer un amendement ... pour rassurer le secteur privé. Les hôpitaux de proximité seront vidés de leurs services actifs, mais donneront un outil de travail aux médecins libéraux !

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  • Un projet de loi santé en trompe l’œil !

    Difficultés d’accès aux soins, appels de détresse des personnels hospitaliers, des EHPAD, de l’aide à domicile, de la psychiatrie, l’urgence est là. Les paroles ne suffisent pas : les usagers, les personnels veulent des actes.
    Or le projet de loi présenté ce mercredi en conseil des ministres est une coquille vide, un vide d’autant plus inquiétant que sur des questions aussi sensibles que la gradation des soins, le devenir des hôpitaux de proximité, le gouvernement veut éviter le débat parlementaire en limitant certains articles à une demande d’autorisation à légiférer par ordonnance. Et comment faire confiance à un gouvernement qui ferme même une maternité de niveau 3 (le plus élevé en terme d’équipements pour la prise en charge des grossesses pathologiques) à Creil ?
    Nous avons eu droit au discours : le numerus clausus est supprimé. Mais le projet de loi ne donne aucune garantie d’une augmentation du nombre de médecins formés chaque année, renvoyant à une sélection au fil des années d’études risquant d’être aussi opaque que les algorithmes de Parcoursup.
    Et la même opacité règne sur les débouchés offerts aux étudiants ayant choisi de signer un contrat d’engagement de service public : devront ils obligatoirement faire de la médecine générale ou pourront ils choisir d’autres spécialités toutes aussi déficitaires comme la psychiatrie ou la médecine du travail ?
    Pour traiter du décloisonnement indispensable entre hôpital et soins ambulatoires, la ministre de la santé n’a trouvé qu’une solution : faire travailler des médecins libéraux à l’hôpital et des médecins hospitaliers en libéral. Mais la question de la coordination des soins n’est pas une question de statut, c’est une question de temps de soignant disponible pour cette coordination. Au delà du bruit des paroles, ce projet de loi n’apportera aucune amélioration, mais porte le germe de la casse du service public hospitalier.
    Comme l’a dit Ian Brossat, tête de liste PCF aux élections européennes, ce lundi à Creil, il faut « en finir avec le carcan des 3% de déficit public, fixé dans les traités européens qui nous contraint à la baisse des dépenses publiques, c'est à dire à la casse de nos services publics. ». C’est l’étau budgétaire qui a désorganisé notre système de soins, le rendant inapte à l’adaptation aux nouveaux besoins. Il faut former 12 000 médecins par an. Il faut d’urgence créer 100 000 emplois supplémentaires à l’hôpital, développer un service public de soins primaires autour des centres de santé (là où le gouvernement voudrait faire rentrer le libéral, alors que les jeunes médecins aspirent de plus en plus au salariat) et une vraie démocratie en santé, pour évaluer les besoins et la manière de les satisfaire, cette démocratie que réclament les gilets jaunes et les grandes associations d’élus avec la Fédération Hospitalière de France.
    Les communistes sont de toutes les luttes, avec les usagers, avec les personnels de santé, des luttes qui se multiplient, partout en France, convergent, comme celle de la psychiatrie le 22 janvier. La population peut compter sur eux pour défendre l’accès à la prévention et aux soins de qualité dans la proximité. Leurs parlementaires vont bientôt tirer les conclusions d’un tour de France des hôpitaux et des EHPAD débuté il y a presque un an, des conclusions qui déboucheront sur une proposition de loi avant l’été.
    Car une loi est nécessaire, mais pas un blanc seing au gouvernement pour aggraver la crise sanitaire.

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