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santé

  • Pour la santé et la protection sociale, Macron ne doit pas avoir de majorité !

    La composition du nouveau gouvernement ne fait que confirmer ce que le PCF avait dit : Macron marque une rupture dans la vie politique française pour mieux mettre notre société au service du grand patronat et du monde de la finance.

    La nomination d'Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, issue de la société civile, n'est qu'un supplément d'âme de parade : le nerf de la guerre, la sécurité sociale sera sous contrôle de Bercy et de la droite, pour mieux appliquer le programme d'E. Macron : faire payer par les vieux une minime augmentation du pouvoir d'achat des jeunes, sans toucher à ce qui ruine la France, le coût du capital !

    D'autant plus qu'Agnès Buzyn a déjà fait percevoir comme présidente de la Haute Autorité de Santé, son soutien à l'industrie pharmaceutique à travers sa défense des conflits d'intérêts ! Et le soutien du président de la République aux plus rétrogrades des médecins libéraux, opposés au tiers payant est déjà affirmé, à travers une application non obligatoire, au mépris de ceux qui ne peuvent faire l'avance des soins. Alors que les difficultés techniques d'application, réelles, pourraient être résolues par le haut, avec un remboursement à 100% par la sécurité sociale des soins prescrits comme le propose le PCF.

    Ce gouvernement ne doit pas avoir de majorité parlementaire ! Plus que jamais rassemblons nous autour des candidats communistes et de progrès aux élections législatives, dans les Ardennes, Sylvain Dalla Rosa, Igor Nivelet et Dalila Maouche. Et avec Christine Caruzzi comme suppléante d'Igor, la situation de nos hôpitaux et de la santé est au coeur de la campagne !

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  • En silence, l'Agence Régionale de Santé établit sa stratégie pour les dix ans à venir.

    A la suite des lois Bachelot et Touraine, les ARS doivent proposer un plan régional de santé, avec un cadre stratégique (COS) pour les dix ans à venir. L'avant projet de ce cadre stratégique dans le Grand Est circule. Sa lecture est édifiante : masquée par une novlangue technocratique, son objectif est avant tout de limiter les dépenses de santé et de continuer à faire perdre tout repère entre public et privé, que ce soit au niveau de l'organisation des soins ou de la protection sociale. De ce point de vue par exemple, il parle de complémentaires, sans faire la différence entre mutuelles et assurances privées, sans même que la particularité du système local d'Alsace Moselle ne soit citée.
    Avec un parti pris d'adapter les dépenses aux recettes de la sécurité sociale, sans envisager que celles-ci puissent être augmentées ( ah, le sacré coût du travail, alors que le capital coute si cher en dividendes, optimisations fiscale et autre), le but de ce cadre stratégique est d'adapter notre système de santé, non aux besoins des populations, mais à l'austérité.
    Comme dans l'ensemble des politique de prévention en santé pour les adeptes du libéralisme, le travail n'existe pas, le danger constitué par le recul de l'âge de la retraite, évidemment pas non plus et l'ARS ne propose que des politiques de prévention reposant sur l'éducation des comportements, volontiers culpabilisatrice.
    Quand à la politique de soins, elle met la charrue avant les boeufs : vider les hôpitaux, avant d'avoir construit un véritable réseau de prise en charge ambulatoire (c'est vrai que les techniques se modernisant, certaines hospitalisations peuvent être raccourcies, mais sous certaines conditions de poursuite de soins à construire et pas pour tous les patients, quoiqu'en disent les administratifs) et utiliser les technologies du numérique avant d'en avoir valider l'utilité (car il y a à boire et à manger là dedans !) et avec des contradictions énormes, car tout en reconnaissant le vieillissement de la population, ce COS propose des perles, comme de ne plus servir les hospitalisés dans leur chambre, mais de faire des restaurants en self service : on imagine papy ou mamie avec ses cannes porter son plateau repas !
    Vous trouverez ci-dessous une analyse détaillée de ce document, un peu polémique, certes, mais sinon, résumer de la langue de bois, c'est pas drôle. Et je ne reprends même pas tout ce qui est sujet à critique : il y en a trop !

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  • Pour votre santé, votez Jean Luc Mélenchon !

    La campagne électorale ne doit pas faire oublier tout le reste ... et tout le reste, c'est entre autre les travaux de l'ARS (Agence Régionale de Santé), que ce soit dans l'élaboration du futur PRS (plan régional de santé) ou sur le terrain des hôpitaux. La gravité de la situation a d'ailleurs un lien très concret avec la campagne électorale : elle ne peut que nous inviter à voter Jean Luc Mélenchon, le seul candidat susceptible d'être élu voulant répondre aux besoins des populations, plutôt qu'à ceux de la finance.
    L'ARS du Grand Est vient de faire connaître l'avant projet du COS (cadre d'orientation stratégique) du PRS, un document essentiel puisqu'il engage les orientations de l'ARS pour dix ans, deux PRS. Malgré un discours technocratique de langue de bois, ce document est d'une grande clarté sur les buts recherchés : faire des économies. Je cite : "Du fait d’une moindre croissance économique et du niveau élevé du chômage, le dynamisme des revenus d’activité ne suffit pas à couvrir celui des dépenses de santé, principalement tiré par le vieillissement de la population. Cette inadéquation entre les recettes et les dépenses se traduit par un déficit persistant de l’Assurance maladie obligatoire. (...)  Le redressement des comptes publics est donc une nécessité pour sauvegarder notre système social, et en particulier notre système de santé."
    Comme dans l'ensemble des politique de prévention en santé pour le gouvernement et les autres adeptes du libéralisme, le travail n'existe pas, le danger constitué par le recul de l'âge de la retraite, évidemment pas non plus et l'orientation de ce COS repose uniquement sur l'éducation des comportements, volontiers culpabilisatrice.
    Quand à la politique de soins, elle met la charrue avant les boeufs : vider les hôpitaux, avant d'avoir construit un véritable réseau de prise en charge ambulatoire (c'est vrai que les techniques se modernisant, certaines hospitalisations peuvent être raccourcies, mais sous certaines conditions de poursuite de soins à construire et pas pour tous les patients, quoiqu'en disent les administratifs) et utiliser les technologies du numérique avant d'en avoir valider l'utilité (car il y a à boire et à manger là dedans !) et avec des contradictions énormes, car tout en reconnaissant le vieillissement de la population, ce COS propose des perles, comme de ne plus servir les hospitalisés dans leur chambre, mais de faire des restaurants en self service : on imagine papy ou mammie avec ses cannes porter son plateau repas ! Je reviendrais sans doute dans quelque jours plus en détails sur ce document !
    Quand à la situation de nos hôpitaux, elle se dégrade en silence !
    A Sedan, c'est la fermeture de 24 lits d''hospitalisation de semaine qui est annoncée avec à la clé la suppression de 10 emplois. Des personnels mutent vers l'hôpital de Charleville-Mézières (encouragés par la direction ?) : cela fait craindre des annonces plus graves encore !
    A Charleville-Mézières, l'ARS demande à l'hôpital de revoir sa copie de l'EPRD (Etablissement prévisionnel des recettes et des dépenses, ce qui remplace le budget prévisionnel), car celui prévoit un déficit de l'ordre de 2 millions d'euros.
    En allant un peu plus loin, on apprend que la chirurgie de l'hôpital de Vitry le François ferme : une action est décidée pour samedi prochain. Dans cet hôpital, rattaché avec celui de St Dizier au groupement hospitalier de la Meuse, c'est un cadeau pour les cliniques privées du groupe Courlancy, pour la future clinique de Bézannes.
    Et Marisol Touraine semble mettre un point d'honneur à terminer le quinquennat en étranglant un peu plus les hôpitaux : l'arbitraire de la tarification à l'activité avec des tarifs décidés par décrets continue à frapper : un décret paru le 1er mars transforme des soins autrefois comptabilisés comme hospitalisation de jour en simple acte effectué en consultation, avec un manque à gagner pour les hôpitaux qui a été chiffré à 5 M € pour le CHU de Reims, 600 000 € pour l'hôpital de Chalons en Champagne, combien à Charleville-Mézières et à Sedan ?

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  • L'hôpital malade !

    Comment un hôpital malade peut il soigner ? Car c'est bien le résultat des politiques des gouvernements successifs, tous adeptes de moins de dépenses publiques, de moins de solidarité donc : l'hôpital est malade.
    Et la carte ci-dessus relève malheureusement le nom de celui de Charleville-Mézières comme d'un où ça va mal !
    Cette carte est un extrait, centré sur le nord est de la France, de celle faite par l'association Jean Louis Megnien, du nom de ce médecin de l'hôpital Pompidou à Paris qui s'est suicidé. Je partage toutes les réserves émises par l'association sur cette carte : il ne s'agit que des informations que l'association a, à relativiser dans tous les sens. Vous pouvez trouver l'ensemble du document, la carte complète et les commentaires en cliquant ici.
    Mais ce n'est malheureusement que la confirmation de ce que nous savons pour l'hôpital de Charleville-Mézières : les personnels souffrent comme partout ailleurs du fait des mesures d'économies qui ne leur permettent pas de faire leur travail aussi bien qu'ils le voudraient pour le bien des patients, mais pour certains plus encore, du fait d'une gestion des personnels maltraitante, avec une direction qui s'est appuyée à une époque sur les cadres (médecins ou paramédicaux) les plus opportunistes et les moins regardants sur l'éthique pour faire avancer ses projets de restructuration pour plus d'économies, cet absurde projet de faire entrer le privé paré de toutes les vertus dans l'enceinte même de l'hôpital ; avec du mépris pour ceux qui défendent les valeurs du service public ; avec de la mise en concurrence.
    Plus que jamais, la lutte est nécessaire : les personnels, avec le soutien des usagers ont manifesté le 7 mars pour dire stop à cette décomposition de l'hôpital. Ci-dessous vous trouverez l'interview de Christine Caruzzi, secrétaire du syndicat CGT de l'hôpital Manchester et suppléante du candidat du PCF, Igor Nivelet aux prochaines élections législatives.
    Car il faut lutter, dans les hôpitaux, dans la rue, mais aussi se servir de la séquence électorale de cette année. Et quelqu' en soit l'issue, les voix qui se seront portées sur les candidats du progrès social, des services publics, du refus de la finance comme leit motiv de notre société, pèseront dans la société future.
    Le PCF porte une vision large et prospective pour repenser le système de santé et l’hôpital public et répondre aux besoins de santé. : revivifier les missions de service public, pour questionner la place de l’hospitalisation dans l’évolution des soins, repenser de véritables coopérations inter-hospitalières sur la base de la continuité des soins, replacer l’hôpital de proximité dans un maillage de service de santé publique de proximité, avec un réseau de centres de santé…Cela nécessite débat, créativité et démocratie à tous les niveaux à l'opposé des décisions arbitraires des ARS actuelles.
    Cela suppose d'en finir avec le financement à l’activité (T2A), véritable escroquerie dans le cadre des enveloppes fermée et répondant à des critères productivistes. Il faut restaurer de véritables budgets de fonctionnement hospitaliers, adossés à une nouvelle approche de financement de l’activité et des plans d’investissements pluriannuels garantis par l’Etat

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  • Sécurité sociale : le régime local d'Alsace Moselle

    A ne pas supprimer, car il a des avantages ... mais ce n'est pas la protection sociale du XXIème siècle qui est nécessaire !
    Savez vous par exemple que la plupart des gens ont aussi une complémentaire, car l'optique n'est pas mieux remboursée que dans le reste de la France ?
    Dans notre région, où on découvre ou redécouvre les particularités du droit alsacien (la question a été abordée au débat qui a suivi la projection de La Sociale à Charleville), et maintenant, après les déclarations de Martin Hirsch (voir mon précédent article), l'idée est lancée de généraliser ce régime local.
    De quoi s'agit il ? J'essaie de résumer clairement. Excusez moi de passer sous silence certains détails. J'espère avoir gardé tous les faits permettant d'en juger les avantages et les inconvénients
    La sécu y fonctionne comme partout en France, mais en plus les salariés du privé, les retraités, adhèrent obligatoirement au régime local, qui joue le rôle de complémentaire.
    Il y a deux avantages : il s'agit d'une cotisation déplafonnée (sur le salaire ou la retraite) au taux de 1,5%. À salaire brut équivalent, les alsaco-mosellans gagnent donc moins en salaire net que leurs compatriotes. Mais pour les petits salaires, c'est plus avantageux qu'une mutuelle et il s'agit bien d'"à chacun selon ses moyens".
    Il n'y a quasiment pas de frais de gestion, les remboursements de soins étant gérés par la CPAM : le régime local prend en charge 20% des frais de santé, montant ainsi les remboursements à 90%, sur la base des tarifs opposables de la sécu et les forfaits hospitaliers.
    Mieux qu'une mutuelle traditionnelle donc ! Oui, mais pas pour tout ! Car il s'agit bien des tarifs opposables et cela ne règle donc pas les lunettes, les dents ... les dépassements d'honoraires ...
    Un troisième avantage est souvent mis en avant aussi : l'équilibre du régime local, attribuée à la gestion par les salariés eux mêmes. C'est comme dans toutes les mutuelles ! Les représentants des salariés ne gèrent que le régime local, c'est à dire la part complémentaire, la sécurité sociale étant soumise à la gestion nationale par les lois de financement de la sécu.
    La mise en place de la mutuelle obligatoire dans les entreprises a jeté le feu aux poudres, faisant craindre aux habitants de ces départements, la perte des avantages du régime local, mais aussi généré des débats instructifs : il aurait été possible que le régime local élargisse ses remboursements aux garanties exigées dans l'accord national interprofessionnel. Il y a eu une objection technique sur les frais supplémentaires de gestion puisqu'il ne s'agissait plus pour la sécu des mêmes bases des tarifs opposables, mais surtout les oppositions sont venues en particulier du patronat : il n'y aurait plus eu de place pour les assurances privées, pour cette manne pour la finance ! Et finalement, la nouvelle complémentaire d’entreprise couvrira la différence entre ce que couvre le régime local et les garanties de l'ANI. Vue qu’elle porte sur une part plus petite des frais de santé, le tarif sera plus bas qu’ailleurs en France : tout bénéf. pour les patrons qui en paient la moitié et ne financent pas le régime local !
    Le régime local d'Alsace Moselle n'est donc pas le modèle d'une protection sociale du XXIème siècle remboursant les soins prescrits à 100% : il ne règle concrètement pas ce qui est une part importante des restes à charge pour les patients et exonère le patronat de ses responsabilités. Je vous renvoie à mon précédent article où j'explique les mesures à prendre pour diminuer le coût du capital au profit des salariés et trouver des recettes pour la protection sociale. Le 100% sécu, c'est possible !
    Evidemment, cela ne dispense pas de réduire les dépenses inconsidérées, réguler le coût des lunettes, des médicaments ... supprimer les dépassements d'honoraires avec un véritable toilettage des tarifs : il n'est pas normal qu'un médecin spécialiste libéral gagne 3 ou 4 fois plus qu'un médecin hospitalier mais il n'est pas non plus normal que certaines spécialités soient sous payées !
    Le 100% sécu ne passe pas par l'extension du régime d'Alsace Moselle, mais pas question non plus de supprimer celui-ci tant qu'on n'a pas mieux !

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