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Le blog de Michèle Leflon

  • Macron confirme la faillite d'une politique de prévention en France !

    Autant historiquement le système de soins français était bien classé, autant la prévention a toujours été à la traîne.
    Mais avec Macron, nous sommes passés à une prévention punitive ... le contraire de ce qu'il faudrait faire !
    C'est en lien avec ses présupposés idéologiques : que le meilleur gagne et tant pis pour les autres, en économie, comme dans toute la vie ! En oubliant que l'être humain est structurellement dépendant des autres et en nous préparant un pays plus déshumanisé !
    L'écologie punitive a déjà conduit à la crise des gilets jaunes tandis notre pays  stagne dans sa lutte contre le réchauffement climatique ; la prévention punitive freine  la mise en place des mesures nécessaires contre l'épidémie de COVID tout en contribuant à la désinformation de la population ! Elle permet surtout de distiller les prémices d'une société réduisant encore les dépenses publiques dans l'intérêt des grandes fortunes.
    Dans plusieurs avis, l'académie de Médecine a conseillé la vaccination obligatoire ; certes, il n'appartient pas aux médecins de l'imposer, c'est une décision politique. Mais Macron et le gouvernement ont fui leurs responsabilités en ne suivant pas cet avis préférant jouer avec le feu, la carte de la division de la population et poser quelques briques d'une société liberticide !
    Aucune campagne n'a été menée pour faciliter l'acceptation du vaccin : le mépris du peuple est tel que les campagnes de promotion du vaccin ont été simplistes laissant la population s'informer sur les réseaux sociaux et se désinformer auprès de complotistes jouant par exemple sur la proximité des initiales de l'ADN et de l'ARN. On n'a pas rassuré en expliquant que les recherches sur l'ARNm étaient anciennes et là on impose des rappels, sans même faire d'analogie avec les vaccinations des enfants et les injections à 2 mois, 4 mois puis un an ....
    Rien n'a été fait non plus pour vacciner dans la proximité et l'on s'étonne que des personnes âgées viennent seulement maintenant pour une première dose lorsqu'enfin, il y a possibilité de vaccination à côté de chez elles.
    Et en refusant de plaider la suspension des brevets sur les vaccins pour permettre un accès plus facile à toute la population mondiale, Macron accrédite l'idée que ces vaccins ne sont là que pour enrichir les Pfizer et Moderna !
    Non, plutôt que de rendre la vaccination obligatoire pour toutes et tous, de faire campagne pour son acceptation (et les chiffres sont là pour prouver l'efficacité !) le gouvernement a choisi la méthode punitive, stigmatiser les soignants en imposant à eux seuls la vaccination (mais il fallait bien faire contre poids aux applaudissements des soignants lors du premier confinement), priver de bars, de cinéma ou de stades les non vaccinés !
    Avec un résultat catastrophique : certains confondent opposition à Macron et opposition à la vaccination ou opposition aux profits de Big Pharma et refus de la vaccination (remarquons que les mêmes ne refusent pas souvent l'usage de l'auto, pourtant également génératrices de bons profits patronaux !). Sans parler de tous ces populistes qui surfent sur la notion de liberté et sautent sur tout ce qui bouge dans l'espoir d'alimenter ainsi les urnes des élections présidentielles : une notion fort libérale de la liberté, celle de contaminer son voisin, similaire à la liberté d'exploiter son salarié.
    Et pendant ce temps là, Macron, cheville ouvrière du grand patronat, avance ses pions : la casse du droit du travail avec des salariés non licenciés, mais sans salaire et le contrôle de la population par elle-même car n'est ce pas cela, la vérification des pass sanitaires par les garçons de café ?
    Car c'est contre cela qu'il faut se battre, pas contre le vaccin, ni même contre le pass qu'il soit sanitaire ou vaccinal mais bien contre ces atteintes qui risquent d'être le cheval de Troie vers des transformations plus graves encore de notre société mettant en cause la dignité humaine.
    Et une petite musique se fait de plus en plus entendre, celle qu'il ne faudrait pas soigner ceux qui ne sont pas vaccinés ! Une petite musique très dangereuse !
    Depuis le début, le gouvernement a joué de la crise de l'hôpital : les mesures de confinement ont été prises parce que les capacités de réanimation étaient dépassées. Comme si ce n'était pas grave que des gens aillent en réanimation, meurent éventuellement et comme s'il ne fallait pas tout faire pour éviter les contaminations, quelque soient les capacités hospitalières ! Et des populistes de lier les confinements à l'état de l'hôpital.
    L'état de l'hôpital public est catastrophique et il n'avait pas besoin de la COVID pour être en crise avec des gouvernements successifs qui n'ont eu comme but que de  réduire les dépenses et de faciliter le développement de l'hospitalisation privée.
    Mais à faire le lien comme le gouvernement l'a fait, entre manque de lits et confinement, mais aussi comme d'autres, dans une réponse primaire au macronisme, disent autrement la même chose, croyant défendre l'hôpital public, on dénie toute importance à la prévention ! Tant pis pour les morts, tant pis pour ceux qui mettent des mois à se remettre d'un COVID grave après les souffrances d'un passage en réa, tant pis pour les inquiétudes des familles !
    A jouer de la crise de l'hôpital et des divisions de la population entre partisans et opposants à la vaccination, le gouvernement laisse se développer cette idée folle : il ne faudrait pas soigner ceux qui ne sont pas vaccinés. Mais c'est sa politique de prévention, répressive au lieu d'être éducative, facilitatrice, qui est responsable des non vaccinations ! Et demain, cela pourrait être d'autres motifs de refus de soins (ou plus vraisemblablement de non remboursement ce qui reviendra au même pour une bonne moitié de la population ) : l'alcool, le tabac, la drogue par exemple (et on sait pourtant que les toxicomanies sont des maladies). Les complémentaires rêvent d'augmenter les cotisations en fonction du risque : demain, on pourrait ne plus être remboursé d'une affection cardiaque si l'on n'a pas fait ses 10 000 pas par jour attestés par une appli sur son smartphone ou acheté un Maroilles. Voulons nous d'une vie réglée par notre complémentaire santé ou par une Sécurité Sociale réduite à un panier de soins pour satisfaire la volonté du patronat de réduire les dépenses publiques ?
    La France a besoin de se doter d'une vraie politique de prévention, avec des médecins scolaires , une médecine du travail indépendante du patronat, des campagnes d'éducation à la santé, l'interdiction de certains toxiques. La prévention punitive à la mode Macron consiste à mettre les pièces d'un puzzle déshumanisant pour satisfaire la finance.

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  • Extrême urgence pour l’hôpital public !

    La situation de l’hôpital public est dramatique. L’austérité l’a enfoncé dans un cercle vicieux de déclin autorisant le gouvernement à se dire « non coupable » et faisant « tout ce qu’il peut », c’est à dire rien ! Ce fatalisme n’est pas de rigueur ! Les solutions existent, même si le retour à la normale demandera du temps et si la complexité de la situation impose des mesures d’ordre varié : encore faut il en avoir la volonté politique ! Et cela, tout de suite !
    L’hôpital public part à la dérive : 5700 lits ont été fermés en 2020 et l’hécatombe continue.

    La bataille des chiffres officiels témoigne surtout de la désorganisation entre lits fermés officiellement et lits fermés officieusement, faute de personnels. Car le gouvernement et les ARS n’ont plus besoin de justifier des fermetures pour des raisons d’économies : là on ferme parce qu’il n’y a pas de médecins, ici parce qu’il n’y a pas d’infirmières, à Sarlat, on ferme la maternité quelques jours faute de sage-femmes etc ...
    Faute de collègues en nombre suffisant, le personnel, épuisé, quitte l’hôpital. La dégradation des conditions de travail ne date pas de la pandémie : une étude des services du ministère de la santé lui-même montre l’aggravation des conditions de travail entre 2016 et 2019 !
    Les conséquences pour la population sont gravissimes avec des retards de prise en charge, des morts évitables, non évitées, l’aggravation des pathologies, l’angoisse de l’attente pour les patients et leur famille, les patients psychiatriques laissés dans la souffrance. Il y a report d’une partie des soins traditionnellement confiés à l’hôpital vers le secteur ambulatoire des soins primaires, lui-même en grande difficulté.
    Ceci est la conséquence des politiques des gouvernements successifs, reposant sur deux principes, faire des économies sur la santé et la sécurité sociale et favoriser le secteur privé lucratif avec comme conséquence un gel du point d’indice de la fonction publique hospitalière et la limitation des effectifs. La mise en place de cette politique austéritaire s’est faite à l’aide de l’instauration d’une gestion de type privée de l’hôpital public, privilégiant la rentabilité financière à l’intérêt général et s’opposant à l’éthique des soignants, dont on a de plus limité drastiquement toute possibilité d’intervention dans la gestion de leur établissement.
    Les Véran, Castex et Macron sont en train de donner le coup de grâce à l’hôpital public ! Les miettes du Ségur de la santé, fruit des luttes, sont utilisées par le gouvernement pour diviser les personnels, les opposer à la population. Ils entreprennent en plus la chasse aux intérimaires, sans en traiter les causes, et même aux médecins étrangers non européens avec un seul but : réduire encore le nombre de médecins travaillant à l’hôpital pour fermer des lits et des services, laissant le secteur privé lucratif, de plus en plus géré par les fonds de pension et autres instruments financiers, prospérer librement. C’est un développement sans précédent dans notre pays d’une médecine à deux vitesses où ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des dépassements d’honoraires et autres restes à charge vont être de moins en moins bien soignés.
    Le 4 décembre une journée d’action nationale réclamait un plan d’urgence pour l’hôpital public. L’appel émanait de syndicats de soignants médicaux et non médicaux et de collectifs liés à la santé, mais c’est aussi plus de 80 organisations associatives, mutualistes, syndicales ou politiques (dont le PCF) qui répondaient à l’appel à l’action lancé par la Coordination des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, traduisant ainsi l’exigence de la population d’agir pour l’hôpital public. Malgré une importante mobilisation à Paris et en province, la délégation reçue au ministère n’a rencontré qu’un sous-fifre chargé de dire que le ministre faisait tout ce qu’il pouvait … c’est à dire rien !

    L’hôpital public est le bien de ceux qui n’ont rien ! C’est aussi le bien de tous ! C’est grâce à lui que la France avait atteint une très haute qualité de soins reconnue à l’échelle internationale et cet hôpital public est en train de partir en lambeaux, pour un système à la mode américaine, plus cher, moins performant et très inégalitaire, pour la seule satisfaction de la classe dominante !
    Le PCF avait dès 2019 proposé un plan d’urgence pour l’hôpital public. Il est plus que jamais d’actualité
    - il faut augmenter les salaires
    - il faut créer 100 000 emplois à l’hôpital
    - il faut donner envie aux personnels de rester à l’hôpital, d’y venir, en reconstituant des équipes soignantes avec des conditions de travail préservées, le respect de l’éthique professionnelle, sur la base d’une collaboration au sein des services et d’un pouvoir décisionnel des instances représentatives.
    Il n’y a pas contradiction entre la nécessaire création de postes et les difficultés de recrutement ! Et il y a extrême urgence à créer des postes, à soulager les soignants et à les retenir à l’hôpital avant un départ pour se protéger du burn-out !
    Le fatalisme diffusé dans les médias, reprenant en boucle le manque de médecins, la longueur de leur formation, comme une excuse pour le Président de la République, n’est pas de rigueur. Certes, la situation est très difficile demandant des réponses multiples, mais des solutions peuvent être trouvées à une condition : ouvrir les vannes financières des hôpitaux et retrouver une gestion visant au meilleur soin plutôt qu’à un œil rivé sur le tableau des dépenses! C’est pour cela que le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2022 qui vient d’être adopté est criminel !
    Quelques mots sur les médecins : il faut évidemment augmenter le nombre de médecins formés chaque année, transformer les études et le recrutement avec un revenu étudiant en échange d’un engagement de service public. Ce n’est pas le but de cet article, consacré à l’extrême urgence ! Car dans l’extrême urgence, il faut déjà garder ceux que l’on a ! Trois raisons à leur départ : le salaire (le revenu est facilement 2 fois plus élevé dans le privé pour certaines spécialités), la pénibilité liée aux obligations de service public de continuité des soins, et l’incapacité de faire leur métier comme ils le voudraient.
    Le salaire : plus que le salaire lui-même, c’est sans doute la comparaison avec le privé avec une valeur symbolique dans la société actuelle, susceptible de favoriser le développement de l’hospitalisation privée (« Il gagne plus car il est meilleur »). Quelques éléments chiffrés : sans rentrer dans la complexité des mesures post Ségur où ceux en milieu de carrière se sont retrouvés désavantagés, un praticien hospitalier gagne 52 933€ brut par an au 1er échelon, 107 009 au dernier auxquels s’ajoute 1010€ mensuel brut de prime de service public exclusif pour ceux qui n’ont pas de secteur privé. D’après la CARMF (caisse autonome de retraite des médecins de France), le revenu annuel moyen en 2019 d’un cancérologue libéral était de 316 365 €, d’un anesthésiste de 164 798, d’un chirurgien de 143 429 mais celui des gériatres n’est que de 58 000. Sans doute est il encore utile d’augmenter les salaires des praticiens hospitaliers en début et milieu de carrière (milieu oublié par le Ségur) mais des renégociations des conventions s’imposent réduisant les revenus liés à certains actes très surévalués : ce ne serait que justice aussi de rétablir un peu d’égalité entre les spécialistes et avec la médecine générale (77 417€ de revenu moyen) !
    La pénibilité : la pénibilité est d’autant moins pénible qu’elle se partage ! La fin en 2002 de l’obligation de garde des médecins généralistes a reporté vers les médecins hospitaliers la charge de la permanence des soins la nuit et le dimanche. Cerise sur le gâteau des centres privés de soins immédiats se créent (Troyes, Blois, Nancy, Poitiers …) prenant leur part de l’activité de jour, réduisant sans doute le nombre de médecins nécessaires aux urgences publiques avec en contre partie une augmentation de leur nombre de nuits et de dimanches  à travailler ! A côté de mesures beaucoup plus discutables, la proposition de la FHF(Fédération Hospitalière de France) de réinstaurer une obligation de participation à la permanence des soins quelque soit le mode d’exercice est entendable !
    Le Ségur a d’autant moins réglé la question du salaire des personnels que les accords se sont accompagnés de mesures visant à détricoter le statut de la fonction publique hospitalière, divisant les personnels
    L’incapacité de faire leur métier comme ils le voudraient concerne tous les soignants : des améliorations importantes rapides pourraient être apportées pour autant qu’il y en ait volonté politique. La gestion à la recherche de la rentabilité a conduit, à la fois à des réductions dans les moyens matériels et de personnels.
    La pression a été telle que le gouvernement a du ouvrir les vannes sur les « équipements du quotidien ». Mais outre l’étroitesse financière, la poursuite d’une gestion de type privée, plus attachée à la rentabilité qu’au bien commun ne permet pas une véritable amélioration et le désespoir saisit toujours les soignants quand leur manque le B.A BA de leur matériel, quand il faut passer des minutes précieuses à quémander dans un autre service des draps, un médicament pour une urgence ou du petit matériel ! Il faut inverser pour avoir une logistique au service des soignants et des malades et non aux ordres du directeur financier ! Cela passe par un véritable pouvoir de décision démocratique des personnels et de leurs organisations syndicales.
    Il faut d’extrême urgence du personnel supplémentaire. Et il n’y a pas de fatalisme ! La répétition du manque de médecins et de la durée de leur formation ne doit pas masquer deux choses :
    - il y a 20 ans on disait déjà la même chose en argumentant sur la longueur des études pour justifier l’immobilisme. Il faut donc des décisions rapides !
    - Le manque de personnels n’est pas que celui du personnel le plus qualifié ! Pour accroître la rentabilité on a supprimé de nombreux emplois dans le secrétariat, l’entretien, l’accueil, le nursing … au prétexte que qui peut le plus peut le moins et surchargeant les médecins, les infirmières … de taches annexes. On a externalisé le ménage ou le secrétariat, « rationaliser » la livraison des repas … et l’infirmière est seule avec l’aide-soignante pour répondre au téléphone, prendre un rendez vous pour un de ses malades ou passer la serpillière pour réparer un incident …
    On peut créer tout de suite des postes (et les pourvoir) d’ASH, de brancardiers, de secrétaires, d’agents d’accueil …en leur offrant des perspectives de formation continue. Et il faut faire exploser le nombre de formations continues qualifiantes, permettant à des professionnels exténués de reprendre goût au soin à travers de nouvelles qualifications, un nouveau métier ! Comment peut on concevoir qu’alors que l’on manque d’infirmières, des aides soignantes admises en école d’infirmière se voient refuser le financement de leur formation ?
    Et bien sur il faut ouvrir les formations initiales, mettre fin aux quota officiels ou officieux en donnant des moyens aux universités et écoles professionnelles. Des pré-recrutements, salariant les jeunes pendant leur formation, en échange d’un engagement de service public permettraient à de nombreux jeunes d’échapper à la misère étudiante, tout en facilitant une orientation vers le domaine du soin et de l’accompagnement social.  
    L’hôpital, la santé plus généralement peuvent être le terrain de mise en place d’une véritable sécurité d’emploi et de formation avec un statut dès le début de la prise d’un poste ou de la formation qualifiante et de vraies perspectives d’évolution de carrière à travers des formations continues qualifiantes sans rupture de revenus.
    L’hôpital est avant tout malade du capitalisme ! La résolution de la crise passe par une transformation de la gestion, orientée vers le bien commun et associant salariés, élus et usagers à la place de « contrôleurs des dépenses » et par le desserrement des contraintes financières !

    Catégories : santé et protection sociale Lien permanent 0 commentaire
  • Coup de colère sur les choix de circulation à Charleville-Mézières

    Screenshot_20210612_112628.jpgLe petit Gonzague de ce jour m'amène à réagir, tant il décrit la situation actuelle à Charleville-Mézières. Pourtant ce billet journalier a beaucoup perdu de son intérêt : souvent, comme d'ailleurs aujourd'hui, il stigmatise les comportements.
    Mais la conclusion est là : l'auteur va échanger son vélo pour sa voiture !
    Il y a pourtant urgence climatique, urgence toute simplement pour la santé à changer nos modes de transport.
    Le vélo est un atout essentiel. Encore faut il qu'il puisse rentrer dans les mœurs dès le plus jeune âge, qu'il fasse partie de l'éducation. Mais quel parent osera laisser son enfant aller au collège en vélo, au sport ou ailleurs dans notre ville ?
    Il ne s'agit pas de stigmatiser les automobilistes, les piétons ou les vélos : chacun, qui souvent alterne les moyens de locomotion, se croit dans son bon droit
    Mais en voulant développer des pistes cyclables low cost Boris Ravignon engendre l'insécurité ! Car il ne s'agit pas d'opposer les modes de mobilité, d'insulter les cyclistes le jour où on a pris sa voiture et les automobilistes quand on prend son vélo mais bien de construire une ville en commun pour toutes et tous.
    La place de l'hôtel de ville et de la Préfecture sont un exemple d'insécurité et si les travaux peuvent expliquer certaines choses, ils n'expliquent pas tout et doivent nécessiter des précautions, évidemment des habitants, mais aussi des services de la ville. Le stop en arrivant sur la place de la Préfecture en venant du Theux a disparu : ni panneau, ni ligne blanche. La priorité aurait elle changée ? Mais rien n'indique ce changement de priorité à ceux qui viennent du porche, le seul moyen maintenant pour contourner la place de l'Hôtel de ville en allant vers Charleville. Quand la mairie s'occupera-t-elle de cela ?
    Le maire, par ailleurs candidat à l'élection régionale, préfère fanfaronner dans le quartier de Manchester avec le Préfet que de s'occuper de la sécurité routière. L'indispensable lutte contre les trafics à Manchester nécessite une police d'Etat de proximité, pas une fanfaronnade avec à la clé l'interpellation d'une pauvre femme, énervée par la perte de son RSA, faute d'accès à internet.

    Catégories : Ardennes Lien permanent 0 commentaire
  • Les élections régionales de juin : battre la droite et l'extrême droite !

    Il est temps !
    Pour l'écologie et la justice sociale dans le Grand Est.


    grandest
    L'impératif, c'est de voter contre la liste de droite de J. Rottner et bien sur contre la liste du rassemblement national : je n'évoquerai que d'une phrase celle-ci : la faillite des gouvernements successifs de la France dans la réponse aux besoins de la population laisse toute une partie de celle-ci sensible aux propositions démagogiques d'une extrême droite qui n'est qu'une alternative pour le grand patronat aux difficultés actuelles de la droite traditionnelle et qui au pouvoir le défendrait, comme Macron, tout en stigmatisant l'autre, hier les juifs, aujourd'hui les musulmans et représente un risque majeur pour nos libertés : rappelons nous Hitler, le bébé de la crise économique de 1929 en Allemagne.
    La liste de droite prend pour moi dans les Ardennes une couleur bien particulière, avec la candidature de Patricia Schneider en 4ème position, susceptible d'être élue donc. Patricia Schneider, directrice déléguée de l'hôpital Belair, est le prototype même de ces cadres hospitaliers qui font la ruine de l'hôpital public et font fuir les personnels. Est ce opportunisme pour faire carrière, ou bêtise, je ne me prononcerai pas sur la question. Mais le résultat est là ! Pour faire marcher la boutique malgré le manque de personnels, tous les moyens sont bons, mais jamais il ne s'agit de défendre le personnel, de crier les manques, d'alerter.  Non, il faut accepter des procédures dégradées, ce à quoi l'urgence peut contraindre, j'en suis consciente, tout simplement dans l'intérêt immédiat des malades,  mais sans jamais le dénoncer, sans jamais dire "une fois c'est bon, cela ne doit pas se renouveler". Car il faut plaire à la hiérarchie !
    En plus de la politique de santé des gouvernements successifs, de l'étranglement financier des hôpitaux avec comme corollaire leur manque de personnel, leur manque de matériel, de tels cadres (et elle n'est pas la seule), contribuent à pourrir la vie des personnels en leur imposant des méthodes de travail contraires à leur éthique. Patricia Schneider est sure d'avoir raison, de savoir, ce qui en soit est déjà signe de bêtise : je l'ai vu proposer à une infirmière anesthésiste de la remplacer alors qu'elle n'en n'a ni les diplômes, ni la capacité. J'ai cru comprendre qu'à Belair, elle sait faire de la psychiatrie ! Mais les personnels fuient Belair, tout simplement pour se préserver.
    Faites en sorte qu'elle ne soit pas élue. Je n'ose penser au sort des personnels de la région si elle devait avoir un quelconque pouvoir sur eux.
    Rassembler pour battre la droite et l'extrême droite tel est le but qu'il fallait atteindre dans notre région pour ces élections régionales. Cela partait plutôt bien, avec l'appel inédit. Mais c'est parti en jus de boudin ! Une vraie démarche citoyenne, pourtant annoncée, aurait supposé s'appuyer sur les lieux de réflexion et d'action que sont les partis politiques. Mais Aurélie Philipetti a préféré la carte de l'aventure individuelle. On a tous des idées géniales le soir : certaines sont bonnes, mais d'autres ne résistent pas à l'analyse de la discussion collective ! C'est tout l'intérêt d'un lieu de discussion commun, suivi, comme dans les partis politiques. Manifestement l'analyse de l'époque Hollande n'a pas été faite, sans remise en cause ni des fondements idéologiques de l'accompagnement du capitalisme, ni des pratiques favorisant les querelle des égos.
    Pour le PCF, il fallait avancer. L'ouverture des écolos était bon signe pour le but donné : rassembler contre la droite et l'extrême droite. Il a tout fait pour faire aboutir à une seule liste. Devant les difficultés il est resté fidèle à ses principes : rassembler et dès lors que les écolos l'acceptaient il fallait rassembler toute la gauche avec eux.
    Même si je regrette ce véritable gâchis (et je sais bien que dans ce genre de choses, les torts sont évidemment partagés et que le Pacte n'est pas tout blanc) j'ai accepté de manifester ouvertement mon soutien au Pacte grand Est, écologiste, citoyen et solidaire en figurant en fin de la liste des Ardennes.
    Il faut battre la droite et l’extrême droite ! J'ai vu avec horreur la casse faite par la majorité actuelle de ce que nous avions pu faire en Champagne Ardenne comme la mise en place d'un service public de formation professionnelle : pour la droite, il vaut mieux former des salariés serviles pour le patronat, avec une formation si limitée à l'intérêt immédiat qu'ils ne servent qu'à une mission !
    Dans ce domaine de la formation professionnelle, il faudrait ouvrir en nombre des places dans le domaine de la santé .... et pas en apprentissage, ce dont le secteur privé rêve pour avoir une main d'oeuvre à bon marché - une voie particulièrement inutile dans le domaine de la santé où le nécessaire compagnonnage existe sans passer par la formule de l'apprentissage - et il faudrait aussi créer des contrats de préembauche, permettant aux étudiants d'avoir un vrai salaire pendant leurs études, moyennant effectivement un engagement à l'exercice dans la région quelques années, ce qui éviterait en plus des départs à l'étranger.
    J'arrête là : le programme du Pacte est ici.

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  • Pour E. Macron, l'hôpital n'est qu'un outil de com !

    Macron utilise des pratiques d'un autre âge : l'annonce de crédits supplémentaires et l'annulation des suppressions de postes au CHU de Reims est une bonne nouvelle. Mais franchement, la distribution des millions, obtenus de haute lutte par les personnels hospitaliers et les usagers, au gré des voyages présidentiels ou ministériels, est insupportable. Cela témoigne de l'absence totale d'une vision globale des besoins, d'une stratégie élaborée démocratiquement pour remédier à la crise de l'hôpital.
    Les annonces d'hier comprennent des lits supplémentaires de réanimation à Charleville-Mézières : espérons que cela ne soit pas que la transformation de lits de surveillance continue, que ce ne soit pas seulement une entourloupe de vocabulaire.!
    En attendant, les Ardennais n'ont toujours pas de service de coronarographie : l'infarctus du myocarde n'est pas à la mode actuellement mais pourtant, les retards de prise en charge dus aux distances existent toujours !

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