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Ardennes

  • Humeur du jour : avec la droite, une drôle d'image de la démocratie

    Deux faits du jour : au conseil général et à Charleville-Mézières
    Le conseil général a désigné son nouveau président, le précédent ayant préféré le Sénat. C'est à peine plus qu'un fait divers, car un président de droite va remplacer un président de droite et cela ne devrait donc pas notoirement changer la politique du conseil général. Mais cela a été l'occasion de division de la majorité de droite, dont on aimerait savoir les causes, s'il y avait des projets différents. A défaut, tout porte à croire qu'il ne s'agit que de conflits de personnes, de carriérisme ! Triste image de ceux qui sont sensés nous représenter et qui décident pour nous des politiques départementales. C'est vrai que l'absence de proportionnelle lors de l'élection des conseillers départementaux ne permet pas une vraie représentation des Ardennais !
    A Charleville-Mézières, mercredi prochain, étaient prévues les élections pour les conseils citoyens. Dans mon secteur, mais c'est le cas dans d'autres secteurs de la ville, le manque de candidat a conduit à l'annulation de ces élections : il y en a moins que de postes et ils sont donc tous désignés ! C'est le résultat de trois ans d'une tutelle écrasante de la municipalité, qui n'a pas permis aux conseils citoyens de jouer un vrai rôle d'animation de la démocratie dans leur quartier et de favoriser l'expression de toutes et tous. Beaucoup se sont demandés l'intérêt de participer à une telle institution ! Pour ma part, j'avais décidé de ne pas baisser les bras et voilà la profession de foi que j'avais faite et qui sera ma ligne de conduite :
    Démocratie participative : chacune et chacun a son idée pour mieux vivre dans le quartier, mieux régler les problèmes du quotidien mais ne prend pas le temps, ne sait pas où ou n'ose pas le dire ...
    Pour moi, le conseil citoyen doit avoir un rôle pro-actif pour promouvoir cette démocratie de proximité, faciliter l'expression de toutes et tous dans chacun des différents quartiers du secteur.
    Dans une totale indépendance vis à vis de la municipalité - mais en lien avec elle pour connaître ses projets, transmettre besoins et idées des habitantes et habitants, faire en sorte que les paroles dites ne soient pas perdues et que les projets, dans leur concret, répondent aux besoins - le conseil citoyen doit, à mon sens, impulser la démocratie du quotidien sur des sujets comme la rénovation de la place de Mézières, la politique de la ville et favoriser la mise en relation pour le bien vivre ensemble dans le secteur. C'est à cela que je vous propose de contribuer.

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  • Rénovation de la place de l'Hôtel de ville de Mézières : la charrue avant les boeufs

    Certes, on peut se féliciter que le maire ne s'intéresse pas qu'à la plage ducale ! Et la place de l'hôtel de ville a besoin d'un coup de neuf .... mais il devrait aussi s'intéresser à la baignade de la Warenne, aux centres sociaux, aux escaliers du Mont Olympe, pour ne citer que les dernières choses dont j'ai entendu parler ... mais je pourrais allonger la liste !
    Cette place de l'Hôtel de ville est un croisement de circulation et pas seulement le passage d'une circulation nord sud, comme il l'évoque dans son projet à retrouver sur le site de la ville en cliquant ici.
    L'avenir est évidemment à la piétonisation des centre-villes et ne pas en tenir compte pour le centre de Mézières serait un affront à l'avenir. Encore faut il s'en donner les moyens en facilitant les transports en commun. En supprimant le projet de bus à haut niveau de service fait par la municipalité précédente, le maire s'est mis une sacrée épine dans le pied ! Car sauf à diminuer la circulation automobile, fermer la place de l'hôtel de ville à la circulation promet quelques embouteillages monstres : il suffit de voir actuellement les queues de voitures en provenance du Theux le matin ou après la pause de midi ! Et, ne rions pas, pour aller de Manchester au Theux, il faudra traverser une première fois la Meuse par le Pont de Pierre, pour la retraverser par le Pont de la Victoire.
    Circulation, stationnement aussi, avec trois types de stationnement dans le quartier, celui des habitants, celui de celles et ceux qui travaillent dans le quartier, celui de celles et ceux qui viennent y faire leur course ou dans les différentes administrations. Alors évidemment, le regard se tourne vers ceux qui y travaillent, qui viennent donc pour une longue durée et pourraient, parait il, se garer plus loin et pourquoi pas sur le parking Picasso, plutôt désert. Et on triche un peu sur le temps de trajet à pied, car pour le maire, il n'existe que l'hôtel de ville, sauf que la préfecture est un peu plus loin, le tribunal encore un peu plus et pour la cité administrative, il faut bien 9 à 10 mn : vingt minutes à rajouter à la journée de travail, plutôt quarante minutes pour beaucoup avec la pause de midi ! Mais ils n'habitent pas tous Charleville-Mézières donc cela n'a pas beaucoup d'importance pour le maire !
    Pourtant des solutions existent : le succès des navettes lors du récent festival des marionnettes (certaines débordaient : il en aurait fallu de plus fréquentes à certaines heures) témoignent que les gens n'hésitent pas sur les transports en commun et elles étaient même utilisées par celles et ceux qui travaillent dans le centre de Charleville. Ah, j'oublie, elles étaient gratuites ! Mais toutes les villes qui explorent la piste du transport en commun gratuit s'en trouvent satisfaites. Ça coûte cher ? Mais malgré la récente augmentation, nous avons encore un des versements transport les plus faibles de France ! (Pour info, le versement transport est payé par les entreprises résidant sur le territoire de l'autorité organisatrice des transports). Et si le maire veut y aller en douceur, il pourrait commencer par quelques navettes aux heures de début et de fin du travail. Il serait d'ailleurs intéressant qu'il y ait une concertation entre les administrations et leurs salariés du centre de Mézières et le maire pour travailler la question du stationnement.
    Et puis, il y a les circulations "douces" comme on dit ! Alors là, le maire a un projet est ouest, le long des berges de Meuse, mais pas Nord Sud, à part sur le Pont d'Arches, sauf qu'en venant de Mohon, il faudra, soit faire le tour par la préfecture, dans le flot de voitures, soit traverser le flot de voiture deux fois, à l'entrée et à la sortie de la place de l'hôtel de ville, pour profiter de cet espace sans voiture. De fait, la possibilité de circuler en vélo diminuerait la circulation et contribuerait certainement à la qualité de vie de beaucoup de parents qui font des aller et retour en voiture alors que les enfants pourraient prendre leur vélos, pour autant qu'il y ait une continuité des circulations douces, gage de sécurité.
    J'ai entendu le plaisir des gens du quartier à ces travaux :  se réapproprier la place de l'hôtel de ville, c'est ouvrir le champ des possibles à un quartier en le sortant de la froideur des administrations pour en faire un lieu de vie, et tout simplement supprimer des obstacles à des déplacements à pied de la citadelle à la rue Monge et à ses commerçants : les feux pour la traversée sont actuellement programmés uniquement pour l'écoulement rapide des voitures sans le moindre égard pour les piétons.
    Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs : développons les transports en communs, les circulations douces d'abord. Le projet de rénovation de la place de l'hôtel de ville ne peut être isolé d'un plan global de circulation dans l'agglomération, pour lequel on sait que l'achèvement de l'A304 est attendu depuis longtemps, facilitant la mise en oeuvre en supprimant les circulations de transit dans la ville.

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  • Allons dire à quel point le TER n'est pas à la hauteur des besoins des Ardennes !

    Demain mercredi à 18 h à Revin, le conseil régional vient vanter les améliorations des trains régionaux !
    Si on peut se féliciter des travaux sur la ligne Givet Charleville, encore ne faudrait il pas que cela soit pour voir pousser l'herbe ! Or la régularité ne s'améliore pas ... et il y a toujours des lycéens qui restent sur le quai de Nouzonville.
    Quant à la révision de la tarification, elle a baissé les seuils de ressources permettant de bénéficier de la tarification solidaire, privant en particulier des étudiants de ces tarifs avantageux !
    RV demain à la mairie de Revin à 18 h

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  • Rassemblement jeudi 28 septembre pour les retraites !

    15 h devant la préfecture des Ardennes
    Pleins de raisons pour les retraité-e-s d'être mécontents !
    L'augmentation annoncée des retraites au 1er octobre ne fait que compenser l'inflation des douze derniers mois, alors que les retraites sont gelées depuis 2013 et que les retraites complémentaires sont elles aussi gelées : il y a donc baisse du pouvoir d'achat des retraités, une baisse qui va être amplifiée par la hausse de la CSG (cf mon article sur le sujet en cliquant ici).
    C'est d'autant plus idiot que cela a des conséquences sur la consommation des retraités et contribue au freinage de l'économie, à la crise, au chômage !
    Et pour les futurs retraités !
    La création du compte pénibilité avait été une contrepartie de la hausse de l'âge de la retraite, un marchandage accepté par les organisations syndicales réformistes : la cinquième ordonnance Macron en vide le sens : (voir mon article sur le sujet en cliquant ici)
    Le projet de Macron de retraites à points : la déconstruction de la sécurité sociale !
    Et Macron rêve d'une réforme durable : la retraite à points, avec un but, permettre l'automaticité de la baisse des retraites.
    Résumons en simplifiant : la sécurité sociale, instituant une solidarité intergénérationnelle, a permis que chacun sache au moment où il prend sa retraite, combien il va toucher : un pourcentage de son salaire, revalorisé en fonction de l'inflation. La retraite est donc définie et la sécurité sociale doit trouver les ressources pour les financer, au besoin par l'augmentation des cotisations.
    Dans le système à point, chacun saura au moment de sa retraite combien il a de points. La sécurité sociale pourra, chaque année, diviser la somme qu'elle veut attribuer aux retraités par la totalité des points des retraités, attribuant ainsi au point une valeur qui pourrait baisser en cas de crise, voir d'exigences des patrons d'un meilleur taux de profit.
    Cela pourrait être automatique, tous les ans, en fonction d'une formule mathématique obscure, histoire d'écarter tout débat démocratique.
    C'est l'incertitude pour les retraités, la tentation de rechercher pour les salariés une autre manière de garantir leur avenir : assurance privée, placements immobiliers ..., tout du moins pour ceux qui pourront et la fin de la solidarité.
    On se retrouve devant la préfecture jeudi !

    Catégories : Ardennes, Au fil des jours, santé et protection sociale Lien permanent 0 commentaire
  • Tous dans la rue le 21 septembre

    Rendez vous à Charleville-Mézières dès 13 h 30 au pont des deux villes, à l'appel de la CGT et de Solidaires

    Les ordonnances Macron ne sont pas la réponse au chômage, mais au contraire, elles contiennent surtout les éléments d’une flexibilité accrue du marché du travail au détriment des salariés, de l’emploi, du plus grand nombre et des PME.
    Elles reposent sur un postulat faux : faciliter les licenciements favoriserait l'emploi ! Alors que les défis de notre époque appellent à plus de créativité de chacun, elles mettent les salariés sous tutelle du profit à réaliser ! Elles ne feront qu'enfoncer notre pays dans la crise économique, sociale, environnementale. D'autres solutions sont possibles : vous pouvez lire avec intérêt sur les blogs de Médiapart des propositions beaucoup plus constructives pour l'emploi et le code du travail en cliquant ici.
    La mobilisation de jeudi nous concerne tous : salariés du privé, évidemment, mais aussi du public (l'acceptation de ces ordonnances serait la porte ouverte à la casse de la fonction publique), retraités (un signal à donner à Macron avant qu'il ne casse la sécu entre autre), jeunes évidemment, car il n'est pas question de rester précaires à vie ! Sans parler de l'atteinte à la démocratie que constituent ces ordonnances !

    Catégories : Ardennes, Au fil des jours Lien permanent 0 commentaire