Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ardennes

  • Horreur, angoisse et ... espoir !

    Ce dilemme annoncé est arrivé : l'horreur d'un second tour entre l'extrême droite et la droite, même si celle-ci est masquée ! Je vais vite passer sur le choix à faire : l'accord de tous les progressistes, de tous les humanistes pour ne pas banaliser le F Haine et ses politiques xénophobes, le F Haine et ses politiques de division, le F Haine et ses politiques au service du patronat est unanime. Les vieux démons ne sont pas morts et le candidat du F Haine dans la seconde circonscription des Ardennes (celle de la Valleye) a été vu par un journaliste, infiltré dans le FN, participer à une soirée d'identitaires où se tenait des propos négationnistes, comme si la Shoah n'avait pas existé ! La question de s'abstenir ou de voter Macron (pour parler clair) va sans doute monopoliser les débats pendant les quinze jours à venir. Macron résume à lui tout seul les politiques de droite et du PS depuis 30 ans : saupoudrer un peu de charité pour mieux laisser les profits s'envoler avec un développement économique qui ne sert plus l'humain, qui est toxique pour la planète et l'avenir de l'humanité, mais qui arrose la finance. Ce sont ces politiques, faisant en plus croire qu'il n'y avait pas d'alternative qui ont construit cette situation de vote massif pour MLP et continuer dans cette direction est suicidaire. Alors, au delà des consignes sans doute chacun votera sans doute plutôt selon son caractère, sa crainte d'une élection de MLP (et si tous ceux qui n'ont voté ni Macron ni MLP au premier tour s’abstenaient, le résultat est incertain !) ou sa volonté de montrer son total  désaccord avec l'illusionniste Macron. Point ! Passons aux choses sérieuses : les leçons de ce scrutin et l'avenir.
    L'angoisse du résultat et tout particulièrement dans notre département avec un F Haine majoritaire. Comment n'arrive-t-on pas à inverser ce vote de plus en plus important dont on connait les causes : le désespoir, la crise civilisationnelle, le sentiment d'abandon ... mais pour lesquelles les solutions du F Haine sont à l'opposé des besoins ? Au delà des vrais xénophobes, c'est surtout ce message bien passé que l'on a essayé la droite, la gauche, alors essayons autre chose, sans regarder le contenu ... et les risques !
    L'espoir, c'est le résultat de la vraie gauche : au delà des résultats nationaux, JL Mélenchon est premier à Givet (!), deuxième à Charleville-Mézières et dans de nombreuses communes des Ardennes, en particulier de la valleye. Bien sur, depuis quelques jours on avait un peu espéré sa présence au second tour, alors, c'est un peu de regret, un peu d'amertume aussi devant la maintien de la candidature de Hamon. Mais regardons d'où nous sommes partis ! les femmes et les hommes de bonne volonté se sont réunis sur la seule candidature de gauche faisant un juste bilan du passé. Et c'est bien la meilleure réponse à donner à la haine : oui, on n'a pas essayé la droite et la gauche ; on a essayé la droite et le PS, les tenants d'un capitalisme adouci, alors que le capitalisme ne fait qu'utiliser toutes les faiblesses à son égard pour renforcer des profits détournés de l'utilisation collective et de l'investissement au service des besoins en faveur d'une extrême minorité. La vraie gauche est en train de se reconstruire et c'est la bonne nouvelle, celle de la démocratie, de la solidarité, de l'écologie.
    Cet espoir, il va falloir le faire fructifier tout de suite, dés les élections législatives pour donner à notre pays de nombreux députés proches du peuple et de ses préoccupations, portant une législation du travail protectrice, l'augmentation du pouvoir d'achat, l'éducation, la santé comme vraies priorités ... Le président de la république qui sera élu le 5 mai n'a pas encore de majorité à l'assemblée : faisons en sorte que cette majorité soit celle de la vraie gauche. Faisons élire par exemple à Charleville-Mézières et dans la valleye Igor Nivelet !

    Catégories : Ardennes, Au fil des jours Lien permanent 0 commentaire
  • Reconstruire une bonne gauche pour changer la politique et surtout la vie, c'est voter Mélenchon dimanche

    À tous les résignés de la misère et des inégalités,  j'ai envie de dire : donnons nous une chance et votons pour JL Mélenchon dimanche.
    Bien sûr,  quel que soit le résultat,  ça ne réglera pas tout.
    Mais, quel que soit le résultat, le patronat et le monde de la finance devront tenir compte de l'importance du vote des insoumis à l'ordre capitaliste qui se seront exprimés avec le bulletin de JL Melenchon: alors ne mégotons pas.
    Et, qui sait ? S'il était au second tour, ce serait une chance pour notre pays et pour la paix en Europe et dans le monde et ceci est à portée de main.
    Mais quelque soit le résultat il nous faut reconstruire une gauche démocratique,  sociale, écologiste,  enrichie de toute la diversité des insoumis au monde de la finance et des inégalités, sur le terrain de la lutte et des solidarités concrètes, en lien étroit avec le monde du travail, les quartiers de nos villes, les campagnes si oubliées des services publics.
    Car quelque soit le résultat il va falloir se battre contre le monde de la finance et les tenants du capitalisme.
    Le contexte des élections législatives variera évidemment selon les résultats des présidentielles. 
    Mais de toute façon elles devront servir à la reconstruction de cette gauche, que ce soit, si par bonheur Mélenchon était élu,  pour participer à un vrai changement et pas à un remake de 1981 et du tournant de la rigueur de 83, ou que ce soit pour mettre en difficulté un gouvernement au service du patronat 
    Reconstruire la gauche, c'est bâtir un vrai projet pour la France et ses habitants, de nationalité ou pas, dans la pluralité des attentes pour autant qu'elles soient conformes au bien commun. Par exemple ( et pour ceux qui ont peur du communisme, peur sur laquelle joue Hollande, cela devrait les rassurer) le programme économique de Mélenchon n'est pas marxiste mais keynésien (en gros la doctrine économique des socialistes avant leur abdication devant la finance). Est ce suffisant pour éviter un retour de bâton du monde de la finance même si dans l'immédiat cela devrait améliorer les choses ? Il faut en discuter. 
    L'avenir de la gauche ne passe pas par une France Insoumise transformée en parti politique mais par un vrai pluralisme. Le PCF a une conception beaucoup plus globale des changements à faire plutôt que le catalogue revendicatif de la FI où l'envie de plaire l'emporte parfois sur la cohérence en particulier sur le plan écologique mais pas que. Il faut s'en servir ! D'ailleurs Mélenchon et la France Insoumise a tort de vouloir tant dire de mal du PCF. Il s'aliène ainsi, non seulement des électeurs du PCF mais aussi uns foule de gens, souvent devenus abstentionnistes, autrefois électeurs du PCF, qui n'ont pas accepté les participations communistes aux gouvernements socialistes, en particulier celui de Jospin, mais pour qui le rejet du PS par Mélenchon ne suffit pas : à juste titre, ils estiment son programme social-démocrate et bien loin du communisme auquel ils aspirent et son anticommunisme les blesse. 
    Reconstruire la gauche, c'est aussi laisser la place aux jeunes ! J'avoue que j'en ai eu marre de la coordination du Front de Gauche dans les Ardennes où j'ai parfois eu l'impression qu'il fallait animer un club de retraités qui s'ennuyaient mais prêts à la lutte des places plutôt qu'à aider la génération suivante à prendre toute sa place dans la bataille politique comme au moment des élections régionales. Et en disant cela, ce n'est évidemment pas pour dire que les retraités n'ont pas un rôle à jouer : ils ont l'avantage du temps et de l'expérience mais cela doit toujours être avec le souci de la transmission et par exemple je ne comprendrais pas qu'un retraité de la France insoumise se présente contre Igor Nivelet candidat du PCF dans la valleye alors que j'ai tout fait pour qu'un plus jeune reprenne le flambeau.
    Dans l'immédiat,  on vote Melenchon dimanche : chaque voix sera un signal contre le monde de la finance et pour une France plus juste.

    Catégories : Ardennes, Au fil des jours Lien permanent 0 commentaire
  • Pour votre santé, votez Jean Luc Mélenchon !

    La campagne électorale ne doit pas faire oublier tout le reste ... et tout le reste, c'est entre autre les travaux de l'ARS (Agence Régionale de Santé), que ce soit dans l'élaboration du futur PRS (plan régional de santé) ou sur le terrain des hôpitaux. La gravité de la situation a d'ailleurs un lien très concret avec la campagne électorale : elle ne peut que nous inviter à voter Jean Luc Mélenchon, le seul candidat susceptible d'être élu voulant répondre aux besoins des populations, plutôt qu'à ceux de la finance.
    L'ARS du Grand Est vient de faire connaître l'avant projet du COS (cadre d'orientation stratégique) du PRS, un document essentiel puisqu'il engage les orientations de l'ARS pour dix ans, deux PRS. Malgré un discours technocratique de langue de bois, ce document est d'une grande clarté sur les buts recherchés : faire des économies. Je cite : "Du fait d’une moindre croissance économique et du niveau élevé du chômage, le dynamisme des revenus d’activité ne suffit pas à couvrir celui des dépenses de santé, principalement tiré par le vieillissement de la population. Cette inadéquation entre les recettes et les dépenses se traduit par un déficit persistant de l’Assurance maladie obligatoire. (...)  Le redressement des comptes publics est donc une nécessité pour sauvegarder notre système social, et en particulier notre système de santé."
    Comme dans l'ensemble des politique de prévention en santé pour le gouvernement et les autres adeptes du libéralisme, le travail n'existe pas, le danger constitué par le recul de l'âge de la retraite, évidemment pas non plus et l'orientation de ce COS repose uniquement sur l'éducation des comportements, volontiers culpabilisatrice.
    Quand à la politique de soins, elle met la charrue avant les boeufs : vider les hôpitaux, avant d'avoir construit un véritable réseau de prise en charge ambulatoire (c'est vrai que les techniques se modernisant, certaines hospitalisations peuvent être raccourcies, mais sous certaines conditions de poursuite de soins à construire et pas pour tous les patients, quoiqu'en disent les administratifs) et utiliser les technologies du numérique avant d'en avoir valider l'utilité (car il y a à boire et à manger là dedans !) et avec des contradictions énormes, car tout en reconnaissant le vieillissement de la population, ce COS propose des perles, comme de ne plus servir les hospitalisés dans leur chambre, mais de faire des restaurants en self service : on imagine papy ou mammie avec ses cannes porter son plateau repas ! Je reviendrais sans doute dans quelque jours plus en détails sur ce document !
    Quand à la situation de nos hôpitaux, elle se dégrade en silence !
    A Sedan, c'est la fermeture de 24 lits d''hospitalisation de semaine qui est annoncée avec à la clé la suppression de 10 emplois. Des personnels mutent vers l'hôpital de Charleville-Mézières (encouragés par la direction ?) : cela fait craindre des annonces plus graves encore !
    A Charleville-Mézières, l'ARS demande à l'hôpital de revoir sa copie de l'EPRD (Etablissement prévisionnel des recettes et des dépenses, ce qui remplace le budget prévisionnel), car celui prévoit un déficit de l'ordre de 2 millions d'euros.
    En allant un peu plus loin, on apprend que la chirurgie de l'hôpital de Vitry le François ferme : une action est décidée pour samedi prochain. Dans cet hôpital, rattaché avec celui de St Dizier au groupement hospitalier de la Meuse, c'est un cadeau pour les cliniques privées du groupe Courlancy, pour la future clinique de Bézannes.
    Et Marisol Touraine semble mettre un point d'honneur à terminer le quinquennat en étranglant un peu plus les hôpitaux : l'arbitraire de la tarification à l'activité avec des tarifs décidés par décrets continue à frapper : un décret paru le 1er mars transforme des soins autrefois comptabilisés comme hospitalisation de jour en simple acte effectué en consultation, avec un manque à gagner pour les hôpitaux qui a été chiffré à 5 M € pour le CHU de Reims, 600 000 € pour l'hôpital de Chalons en Champagne, combien à Charleville-Mézières et à Sedan ?

    Catégories : Ardennes, Champagne Ardenne, santé Lien permanent 0 commentaire
  • L'hôpital malade !

    Comment un hôpital malade peut il soigner ? Car c'est bien le résultat des politiques des gouvernements successifs, tous adeptes de moins de dépenses publiques, de moins de solidarité donc : l'hôpital est malade.
    Et la carte ci-dessus relève malheureusement le nom de celui de Charleville-Mézières comme d'un où ça va mal !
    Cette carte est un extrait, centré sur le nord est de la France, de celle faite par l'association Jean Louis Megnien, du nom de ce médecin de l'hôpital Pompidou à Paris qui s'est suicidé. Je partage toutes les réserves émises par l'association sur cette carte : il ne s'agit que des informations que l'association a, à relativiser dans tous les sens. Vous pouvez trouver l'ensemble du document, la carte complète et les commentaires en cliquant ici.
    Mais ce n'est malheureusement que la confirmation de ce que nous savons pour l'hôpital de Charleville-Mézières : les personnels souffrent comme partout ailleurs du fait des mesures d'économies qui ne leur permettent pas de faire leur travail aussi bien qu'ils le voudraient pour le bien des patients, mais pour certains plus encore, du fait d'une gestion des personnels maltraitante, avec une direction qui s'est appuyée à une époque sur les cadres (médecins ou paramédicaux) les plus opportunistes et les moins regardants sur l'éthique pour faire avancer ses projets de restructuration pour plus d'économies, cet absurde projet de faire entrer le privé paré de toutes les vertus dans l'enceinte même de l'hôpital ; avec du mépris pour ceux qui défendent les valeurs du service public ; avec de la mise en concurrence.
    Plus que jamais, la lutte est nécessaire : les personnels, avec le soutien des usagers ont manifesté le 7 mars pour dire stop à cette décomposition de l'hôpital. Ci-dessous vous trouverez l'interview de Christine Caruzzi, secrétaire du syndicat CGT de l'hôpital Manchester et suppléante du candidat du PCF, Igor Nivelet aux prochaines élections législatives.
    Car il faut lutter, dans les hôpitaux, dans la rue, mais aussi se servir de la séquence électorale de cette année. Et quelqu' en soit l'issue, les voix qui se seront portées sur les candidats du progrès social, des services publics, du refus de la finance comme leit motiv de notre société, pèseront dans la société future.
    Le PCF porte une vision large et prospective pour repenser le système de santé et l’hôpital public et répondre aux besoins de santé. : revivifier les missions de service public, pour questionner la place de l’hospitalisation dans l’évolution des soins, repenser de véritables coopérations inter-hospitalières sur la base de la continuité des soins, replacer l’hôpital de proximité dans un maillage de service de santé publique de proximité, avec un réseau de centres de santé…Cela nécessite débat, créativité et démocratie à tous les niveaux à l'opposé des décisions arbitraires des ARS actuelles.
    Cela suppose d'en finir avec le financement à l’activité (T2A), véritable escroquerie dans le cadre des enveloppes fermée et répondant à des critères productivistes. Il faut restaurer de véritables budgets de fonctionnement hospitaliers, adossés à une nouvelle approche de financement de l’activité et des plans d’investissements pluriannuels garantis par l’Etat

    Catégories : Ardennes, santé Lien permanent 0 commentaire
  • Le président du conseil départemental des Ardennes est schizophrénique : il veut augmenter les impôts locaux

    et il a parrainé F. Fillon, partisan d'une baisse des dotations de l'Etat aux départements !
    Il n'est nullement dans mon intention de nier la situation difficile des finances départementales, ni même de critiquer par principe toute hausse d'impôts, qui pourrait avoir un sens si c'était pour plus de services publics, plus de solidarité (encore qu'une réforme fiscale est nécessaire pour rendre les impôts locaux plus justes)
    Mais nous n'allons pas vers plus de services publics ! Et par exemple, les réductions de moyens pour le déneigement, qui ont fait la preuve de leur dangerosité cet hiver, devraient être reconduites.
    Le rapport d'orientation budgétaire se fait menaçant pour les collèges : "... je  soumets  aujourd’hui  à votre  décision  l’engagement  du  Département  pour  mener  avec,  et  à  la  demande de la Direction  des  Services  Départementaux  de  l’Education  Nationale  une  concertation  sur  ce sujet   de   la   carte   scolaire,   notamment   à   la   lumière des   contraintes   financières, démographiques et patrimoniales actuelles et à venir.". Suit un paragraphe sur l'importance des dépenses d'entretien des collèges. L'argument financier sera-t-il l'élément déterminant d'une nouvelle carte des collèges ... bien loin des besoins de nos jeunes ?
    Et cerise sur le gâteau B. Huré soutient, comme ses vice-président-e-s, P. Cordier et B. Poletti, candidat-e-s aux élections législatives, le programme de F. Fillon. Et qu'a dit celui-ci ? Il veut poursuivre la baisse des dotations de 7,5 milliards en 5 ans ... en s'appuyant sur le levier de l'augmentation du temps de travail ! La vidéo de cette intervention se trouve sur le site de l'association des départements de France (à voir en cliquant ici). Et le visionnage procure une surprise : savoir ce qui préoccupe B. Huré, puisqu'il a eu la possibilité d'interroger F. Fillon. On s'attendrait à une interrogation, même courtoise, par rapport à cette annonce de baisse de dotations. Eh non ! Ce qui le préoccupe, c'est de savoir si F. Fillon pense garder le mode d'élection actuel des conseils départementaux ou s'il veut revenir au projet de conseiller territorial ! Sans commentaire.
    Dans ces conditions rien ne peut légitimer une hausse des impôts départementaux !

    Catégories : Ardennes Lien permanent 0 commentaire