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Ardennes

  • Entrevue avec un conseiller de Madame Buzyn

    Socrate disait "je sais que je ne sais rien". Mais le conseiller de la ministre de la santé, comme d'ailleurs le directeur de l'unité territoriale des Ardennes de l'ARS, est plus fort que Socrate ou tout du moins le pense, car il sait ce qui est bon pour l'organisation du système de santé dans les Ardennes ! Triste suffisance pour masquer l'incompétence !
    A l'occasion de la venue de Mme Buzyn dans le département pour signer le Pacte Ardennes, une délégation du comité de défense des l'hôpitaux et de responsables syndicaux des personnels hospitaliers a été reçue par un conseiller de la ministre, accompagné du directeur de l'ARS des Ardennes. En moins de 24 h nous avions organisé un rassemblement de soutien à l'occasion de laquelle a été faite cette vidéo.
    La délégation ne comptait pas obtenir de résultats, simplement redire l'incroyable dégradation des soins, la souffrance du personnel et son opposition à la fusion des hôpitaux. Mais les réponses ont été caricaturales : ils préparent l'avenir et eux savent. Alors que les hôpitaux ont précisément deux problèmes, celui des moyens financiers et celui des injonctions (liées à la volonté d'économie, mais aussi à la volonté de favoriser le secteur privé) venues de l'extérieur pour organiser le travail ou plutôt le désorganiser.
    Le service public : connaissent pas ! Dans le Pacte Ardennes, il y aurait le financement de maisons de santé. La copine les reprend pour dire notre attachement aux centres de santé. La réponse fuse : oui bien sur il faut les deux et le discours reprend, ne parlant que des maisons de santé, avec un exemple particulièrement scandaleux : une aide financière pour créer une maison qui va permettre de regrouper des médecins généralistes déjà installés, bref de l'argent public qui n'aura même pas l'avantage d'attirer de nouveaux médecins !
    Le projet de loi de santé est discuté à partir de la semaine prochaine à l'assemblée nationale. Le gouvernement vient de déposer un amendement ... pour rassurer le secteur privé. Les hôpitaux de proximité seront vidés de leurs services actifs, mais donneront un outil de travail aux médecins libéraux !

    Catégories : Ardennes, santé et protection sociale Lien permanent 2 commentaires
  • 5 février dans les Ardennes, la convergence des luttes avance !

    Comme à la manifestation des retraités la semaine dernière, il y avait des gilets jaunes, des gilets rouges, des manifestants sans gilet dans la rue ce 5 février, mais le cortège s'est scindé à la fin et les images de cette vidéo de Jean-Pol vous donneront la clé de cette division sur laquelle il nous faut avancer tous ensembles car l'essentiel est en commun : en finir avec ces inégalités sociales de plus en plus marquées, qui s'aggravent d'année en année, avec un coup d'accélérateur avec l'arrivée de Macron au pouvoir et des mesures comme la suppression de l'ISF (impôt sur la fortune)
    D'un côté, il y a la méfiance de certains dirigeants syndicaux devant ce mouvement complexe, composite, des gilets jaunes, un mouvement dans lequel certains n'hésitent pas à revendiquer le rejet des étrangers, surfant sur le discours malfaisant de ceux qui veulent diviser pour mieux régner, tout en oubliant de dire que les étrangers créent plus de richesses en France qu'ils n'en consomment. Mais ce scandaleux rejet de l'autre n'est pas partagé, loin de là, par tous les gilets jaunes. D'autant plus que certains se sont engagés à fond chez les gilets jaunes, précisément pour contrer ces relents d’extrême droite.
    De l'autre, il y a un rassemblement sur une revendication simple au départ : la baisse des taxes sur l'essence. Depuis novembre, les discussions sur les rond-points et ailleurs ont considérablement enrichi les revendications, mais elles restent relativement simples, pour être consensuelles : le rétablissement de l'ISF, l'augmentation du pouvoir d'achat, le RIC ...
    Si le rétablissement de l'ISF ne fait pas débat (comme l'immense majorité de la population, les gilets jaunes ne le payaient pas !), l'augmentation du pouvoir d'achat fait débat : comment ? En baissant les impôts et cotisations sociales ou  en augmentant les salaires et retraites ? La première solution paraît plus simple : il a a en plus un tel matraquage à ce sujet par les télévisions. Sauf que moins d'impôts, c'est moins de services publics et moins de cotisations sociales, c'est moins de retraites. Il faut donc aller vers la seconde solution ou plutôt vers un mélange des deux : une augmentation des salaires et des retraites et une réforme des impôts pour plus de justice fiscale, diminuer les impôts indirects, comme la TVA qui touche proportionnellement plus ceux qui ont de petits revenus et augmenter la rentrée d'argent dans les caisses de l'état par l'impôt sur le revenu, progressif, en rajoutant des tranches, à la fois pour qu'il soit encore plus progressif et qu'il prélève plus aux plus riches. Et aussi une réforme des cotisations sociales : moins de CSG, plus de cotisations patronales (je reviendrais sur ce sujet en conclusion).
    Le RIC aussi fait débat ou plus largement, comment traduire l'aspiration démocratique manifestée largement par le mouvement des gilets jaunes et tout à fait légitime ! Mieux vaut sans doute débattre plus largement de la démocratie que de référendum d'autant plus que la récupération a l'air de tenter Macron. Evidemment, il y a un gros problème démocratique dans notre pays et la nécessité d'une nouvelle constitution était déjà évidente depuis plusieurs années mais l'élection de Macron, choisi par si peu d'électeurs au premier tour et élu par défaut au second tour, suivie par l'élection de députés fantoches le confirme. Cette réforme constitutionnelle ne peut se résumer à l'introduction de référendums et doit faire l'objet de débats. Mais la démocratie politique devra aussi s'accompagner de démocratie sociale : si on laisse les grandes entreprises comme Total, Renault, Google, les labos pharmaceutiques, les banques ... continuer à orienter l'économie en fonction des profits de leurs dirigeants, on va droit dans le mur : il faut reprendre le pouvoir sur ces entreprises et cela passe aussi par des droits nouveaux pour les salariés de ces entreprises, pour faire des choix de gestion pour le bien commun (un enjeu environnemental essentiel aussi).
    Et je termine : oui, les syndicats avaient raison de vouloir manifester devant le MEDEF hier.
    Cela n'est pas contradictoire avec le fait de lutter contre le pouvoir de Macron : il joue le jeu du patronat, alors qu'il pourrait s'opposer à eux, évidemment. Mais il n'est que leur marionnette ! La lutte des classes est toujours de rigueur !
    Les divergences avec les gilets jaunes sont peut être sur la conception du patronat. C'est évidemment aux grands groupes, à la haute bourgeoisie qu'il faut s'attaquer, pas au sous-traitant de sous-traitant, comme il y en a tant dans les Ardennes, pas au petit artisan ou à l'auto-entrepreneur, souvent un ancien salarié, victime de licenciement, qui n'a pas trouvé d'autres solutions pour travailler que de monter sa boite : le grand patronat profite aussi de ceux-là. et passer commande à des auto-entrepreneurs cela permet aussi de ne plus se préoccuper des conditions de travail, de passer outre au code du travail ! Ceux qui vont manifester devant le MEDEF savent bien que c'est contre Total qu'ils manifestent, pas contre leur boulanger ou leur plombier ! C'est peut être tout simplement cette notion qui manque à une partie des gilets jaunes.
    Et, pour en revenir aux cotisations sociales, le projet du parti communiste, c'est précisément de moduler les cotisations sociales pour faire cotiser plus les grands groupes qui accumulent les profits et licencient et moins les artisans qui créent des emplois !

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  • Les retraité.e.s manifesteront ce jeudi 31 janvier pour leurs retraites !

    Dans les Ardennes, rendez vous à 14 h à la préfecture
    Il y en a marre des cadeaux aux milliardaires et au grand patronat !

    Le président des riches s’était engagé à maintenir le niveau de vie des retraité-e-s, il ne fait que les taxer, les matraquer, les mépriser.
    Les cadeaux, c’est pour ses ami-e-s milliardaires et du CAC 40: suppression de l’impôt sur la fortune, Flat taxe, Exit taxe, CICE, évasion fiscale. Tout cela pour plus de 150 milliards d’euros.
    E. Macron et le MEDEF veulent imposer un recul du niveau de vie des retraité-e-s: augmentation de la CSG, blocage des pensions, fusion et abaissement des régimes de retraites complémentaires, une réforme des retraites catastrophique en prélude à la remise en cause de la sécurité sociale…
    Le vieillissement est une chance pour bâtir une société solidaire, intergénérationnelle. Mais le gouvernement estime qu’il s’agit uniquement d’un coût à réduire comme l’exige l’Union européenne.
    La retraite est un choix de société essentiel qui suppose d’intégrer pleinement dans les politiques publiques mises en oeuvre la notion de société pour tous les âges.
    A l'appel de toutes les organisations syndicales (voir le tract national en cliquant ici), une mobilisation nationale est organisée le 31 janvier. Participez !

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  • Les enseignants ardennais appellent à manifester ce jeudi 24 janvier.

    Dans le cadre d'une journée nationale de grève, les enseignants des lycées ardennais avec leurs organisations syndicales (FSU, CGT, SUD) et avec l'UNL le syndicat des lycéens, appellent la population à se joindre à une manifestation qui fera le tour des lycées de Charleville-Mézières, en partant du lycée Simone Veil (le lycée d'Etion) à 11 h 30.
    Aux raisons nationales de ce mouvement (les réformes développant les inégalités et Parcoursup, la généralisation de la précarité et la baisse du pouvoir d'achat pour les enseignants) s'ajoutent des revendications locales : une nouvelle fois des postes d'enseignants vont être supprimés dans notre département à la prochaine rentrée : les chiffres actuellement connus sont de 103 postes en collèges et lycées pour l'académie de Reims, de 12 dans le primaire dans les Ardennes.
    Raison supplémentaire de mécontentement aussi dans notre région, le lycée 4.0 ou plutôt le grand cafouillage. Le but est sans doute de connecter nos lycées vers le futur, mais les élus régionaux de droite qui dirigent la région sont déconnectés des réalités !
    Envers et contre tous, ils ont voté, avec le budget primitif 2019 ce lundi 21 janvier, une troisième vague de déploiement de leur plan : plus de manuels scolaires, mais des livres électroniques pour les lycéens.
    Pourtant, toute rencontre avec un enseignant des lycées « bénéficiaire » de ce plan au cours des deux années écoulées témoigne des difficultés : difficultés techniques de tout ordre, allant du manque de prises de courant aux relations avec les éditeurs de manuels, difficultés pédagogiques dues à la quasi absence de formation des enseignants, difficultés sociales enfin. Cette manière, voulue discrète, de suppression de la carte Lycéo, mise en place par la majorité de gauche en Champagne Ardenne pour financer les manuels scolaires, accentue les inégalités sociales.
    Même le CESER (Conseil Economique Social et Environemental Régional) demande un moratoire.
    Mais la droite régionale persiste et signe : plutôt que de s’attacher à résoudre les difficultés dans les lycées déjà équipés, elle veut diffuser le cafouillage !

    Catégories : Ardennes, Education, formation Lien permanent 0 commentaire