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Insupportable, la souffrance des patrons qui pronent l'austérité pour les autres !

DSC02017_s.jpgL'insupportable semaine d'action des patrons ne pouvait rester sans réponse dans les Ardennes.

Car si certains pensent que la lutte des classes n'existe plus, démonstration leur est faite du contraire cette semaine par le MEDEF en lutte ! Avec un discours intolérable, repris par les médias, sur la complexité du compte pénibilité. Sauf que la complexité n'est liée qu'à la mesquinerie dont ont fait preuve les organisations patronales lors des négociations sur les retraites ! Les tenants de l'austérité, les patrons, le gouvernement, la commission européenne, sont tellement partisans du recul de l'âge de la retraite qu'ils n'ont accepté la notion de départ anticipé pour cause de travail pénible qu'à travers des règles dont le pointillisme a surtout comme but de minimiser cette pénibilité. Si c'est compliqué, les patrons n'ont donc qu'à s'en prendre aux organisations patronales ! Evidemment, comme d'habitude, ce sont les petits qui vont essuyer les plâtres, les artisans, les toutes petites entreprises, qui n'ont pas de service ressources humaines, les mêmes qui ne savent pas "optimiser" leurs déclarations fiscales, les sous-traitants de sous-traitants, comme on a tant dans le département !souffrance.jpg

Les médias nous feraient oublier que la pénibilité, c'est pour les salariés, pas pour les patrons !

Alors, lundi, en lien avec l'appel du collectif Alternative A l'Austérité, qui avait organisé les manifestations du 12 avril et du 15 novembre (vous pouvez trouver cet appel en cliquant ici), les Ardennais se sont retrouvés devant la préfecture à l'appel du Front de Gauche avec toutes ses composantes, le PCF, le PG, Ensemble, rejoints par des militants syndicaux, le POI, un élu d'EELV, pour dire qu'une Alternative A l'Austérité existe, que les exigences du MEDEF sont intolérables et exiger des comptes sur le CICE, le crédit impôt compétitivité emploi.

Dans la préparation de ce rassemblement, les contacts pris, beaucoup avaient dit que l'appel du Collectif 3A n'allait pas assez loin dans les propositions, certains mettant en avant les questions de démocratie, d'autres la construction européenne ou la transition écologique ou ... et chacun y mettrait bien toutes les propositions de son parti et comme j'ai dit lundi soir, moi-même, toutes les propositions du PCF.

Et les débats doivent se poursuivre.

Mais cela ne doit pas nous exonérer de nous rassembler pour discuter et agir ensemble car il y a urgence face à un gouvernement qui nous enfonce dans la crise économique, environnementale, mais aussi morale avec des pertes de repères conduisant à cette insoutenable mise en avant de cette peste brune qu'est le FN.
Car si nous n'y mettons pas exactement les mêmes solutions, parfois seulement d'ailleurs les mêmes mots, il est possible de discuter ou d'agir sur les les points qui nous rassemblent,

comme l'exigence de répondre aux besoins du peuple et non à ceux du MEDEF,

comme la critique de l'économie libérale - un système économique où la liberté c'est pour les patrons, pas pour les salariés -

comme le nécessaire bond démocratique à opérer,

comme le rôle primordial des services publics, d'un haut niveau de protection sociale,

car nous savons aussi tous que le succès vient de la dynamique du rassemblement !

Pour la petite histoire le rassemblement devant la préfecture a au moins eu un résultat : obliger le préfet à répondre au courrier demandant des comptes sur le CICE (à lire en cliquant ici). Curieusement, sa lettre est arrivée mardi, une lettre, pas une réponse à la question posée, mais la liste des raisons juridiques pour ne pas répondre !

Catégories : Ardennes Lien permanent 0 commentaire

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