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santé et protection sociale - Page 3

  • Changeons de regard sur la vieillesse dans notre société de luttes de classe !

    Silo, l'agora des pensées critiques, présente un très intéressant dossier intitulé "Chances et défis de l'allongement de la vie - Changeons de regard sur la vieillesse". Vous pouvez le retrouver en cliquant ici.
    Une contribution m'a incitée à commentaires : celle de Christian Heslon « Sortir du mythe du vieillissement démographique  pour inventer une société à quatre ou cinq générations ». Ce texte est très intéressant en allant à contre-courant de ce que nous distille chaque jour l’idéologie dominante : le poids croissant de la vieillesse justifiant toutes les régressions, des retraites en particulier.
    Certes, l'espérance de vie n'augmente quasiment plus : elle a même régressé en 2015 pour les deux sexes et depuis n'a progressé que pour les hommes (+0,2 ans depuis 2014) d'après l'INSEE et cela mérite de se poser quelques questions sur le devenir actuel de notre système de santé et sur le recul de l'âge de la retraite et la France est sous la moyenne européenne pour l'espérance de vie en bonne santé selon Eurostat sur des statistiques portant sur l’année 2016, chiffres repris dans un article du Monde du 19 février dernier.
    Mais la transformation de notre société est indéniable : de 1900 à 2000, l’espérance de vie en France est passée de 48 à 79 ans ! Donner une place à nos aînés devient un enjeu de société pour une société de tous les âges, pour le vivre ensemble essentiel face à une idéologie dévastatrice mettant en concurrence ceux qui travaillent et les retraités (mais aussi ceux qui n'arrivent pas à vivre correctement de leurs salaires et les chômeurs etc...)
    Pourtant, la partie "propositions" de cette contribution, si elle fait rêver (et il y a besoin de rêve et d'utopies) est dangereuse : nous ne sommes pas dans une société de bisounours mais dans une société de luttes de classe ! Quand nous en serons sortis, peut être pourrons nous envisager de travailler jusqu'à 75 ans, d'un travail choisi, sans domination. Mais pour l'instant, c'est le monde de l'exploitation capitaliste. Alors, ne donnons pas d'armes au capital. Oui au bénévolat, oui à l'engagement associatif, citoyen pour les retraités, mais il y a 5,5 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi, sans parler de ceux qui ont renoncés à être inscrits alors la diminution du temps de travail (tout au long de la vie et tout au long de la semaine) est plus que jamais d'actualité, même si la diminution du temps de travail n'est pas le seul remède au chômage et si la satisfaction de besoins non couverts aujourd'hui est une nécessité pour le social et pour l'environnement et serait créatrice d'emplois.
    L'enjeu est bien que le peuple puisse se réapproprier les milliards que le patronat prélève chaque année sur son travail.
    Alors, oui évidemment à une alternance travail formation tout au long de la vie, mais cadrons les choses par un statut assurant une sécurité emploi  formation entre 18 et 60 ans, dans laquelle on pourrait inclure la possibilité de périodes consacrées à l'engagement associatif, citoyen et évitons de promouvoir le revenu universel. Il fait même partie de la panoplie des libéraux les plus extrêmes comme mesure pour assurer la paix civile malgré les insupportables prélèvements du capital et il aurait un effet très négatif sur les nécessaires augmentations de salaires pour que les travailleurs se réapproprient le fruit de leur travail.

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  • APA (aide personnalisée à l'autonomie) - une étude de la DREES

    La DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) vient de publier (12 juillet 2019) une étude sur les disparités d'APA à domicile entre départements. On peut la retrouver en cliquant ici.
    Pas question de revenir sur la complexité de cette étude et de ses calculs, mais simplement dire ici que les Ardennes (comme le Pas de Calais et l'Aisne) y sont souvent citées pour leur particularité.
    De nombreuses remarques peuvent être faites : j'en ferai 3.
    1° ce dossier montre que les disparités entre départements ne sont que faiblement liées aux politiques départementales mais à d'autres facteurs. La solidarité nationale doit donc s'imposer avec des dotations plus élevées dans les départements où le taux d'APA est plus élevé comme les Ardennes.
    2° un facteur est complétement laissé sous silence, c'est le pourcentage EHPAD publics/privés et donc le prix de journée. Un faible nombre de place en EHPAD public est sans doute plus corrélé à un faible recours à l'hébergement dans les cas de pertes de dépendance les plus élevées.
    A l'évidence, cela demande des études complémentaires et il serait bien que le conseil général et l'ARS s'emparent de cette question.

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  • Une vraie politique solidaire de la perte d’autonomie

    Dans la suite de mes deux précédents articles, analysant le rapport Libault, voici quelques propositions pour une vraie politique solidaire de la perte d'autonomie.
    Retenons de la consultation la volonté populaire de la prise en charge publique : c’est un point d’appui essentiel dans les luttes à mener pour une politique solidaire permettant de prévenir et de minimiser les conséquences de la perte d’autonomie pour assurer à nos aîné.e.s une vie digne.

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  • Rapport Libault - suite - analyse succincte des propositions

    Dans la suite de mon précédent article (à retrouver en cliquant ici), voici une analyse à la fois sans doute trop longue à lire, mais qui reste trop succincte des propositions du rapport : d’autres auraient mérité d’être commentées : au-delà d’un discours semblant répondre aux attentes, l'imprégnation par l'idéologie libérale est constante, plus ou moins masquée.

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  • Rapport Libault : un rapport sur la perte d'autonomie marqué par l'idéologie du grand patronat

    Le rapport Libault sur « Grand âge et autonomie » date déjà un peu mais sa lecture nécessite un décryptage qui demande du temps. Il mélange ce que l’auteur a bien voulu retenir de la concertation et un nombre conséquent de propositions (175) au contenu très divers, de la bonne intention à aspect pseudo éthique à des mesures très techniques, à l’occasion intéressantes, en ayant picoré ici et là, pour faire rassembleur, tout en distillant son idéologie, au service du grand patronat.
    Vous m'excuserez donc de ne vous livrer que maintenant ces premières réflexions. Suivront ultérieurement une analyse des propositions et une autre vision d'une politique solidaire de la perte d'autonomie.
    Ce rapport a officiellement pour but de faire des propositions à la suite de la concertation organisée par le gouvernement sur le grand âge et de préparer des réformes.
    Il ne fera pas date dans l’histoire des idées de la protection sociale. Car s'il s’ouvre sur une citation de Pierre Laroque (une allusion à la création de la Sécurité sociale est de bon ton, tout en étant moins engageante en citant un haut fonctionnaire qu’un ministre communiste !) il ne donne pas à voir un projet de société prenant convenablement en charge les vieux, mais reste très conjoncturel dans les propositions, et, pire, ce rapport sue l’idéologie libérale au service du grand patronat :  la perte d’autonomie demanderait des moyens financiers importants pour une bonne prise en charge et en demandera encore plus dans les années à venir. L’avenir est à l’assurance privée car il faut diminuer la dépense publique. Pour l’instant il convient seulement de répondre à l’attente des Françaises et des Français, en communiquant et en faisant payer par les retraité.e.s eux-mêmes une aide aux personnes en perte d’autonomie les plus en difficulté sociale. Le refus de solutions solidaires s'associe à une grande condescendance vis à vis des « petites mains » de la prise en charge de la perte d’autonomie et à une ignorance totale de l’urgence d’un progrès démocratique. Sans doute pour contribuer à la confusion et à l’incertitude sur les suites qui seront données, le dossier de presse met en avant des propositions clés et des priorités dans des ordres différents !

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