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  • Contrat Local de Santé d'Ardenne Métropole

    Gâchis financier, pseudo démocratie et bruissement stérile !

    L'Agence Régionale de Santé (ARS) a entrepris l'établissement de contrats locaux de santé (CLS) avec les différents territoires de la région.
    A Reims, il n'y avait même pas notion que c'était une ville étudiante ... alors que l'on connaît les problèmes de santé des étudiants !
    Dans la pointe des Ardennes, le contrat, signé en décembre 95, avait fait l'objet de larges concertations : il faut dire que cela faisait suite à des mobilisations. Mais l'ARS, depuis, choisit les membres du comité de suivi : il ne faudrait pas qu'il y ait des vagues !
    Il semble que la pédale d'accélérateur ait été enfoncée pour multiplier les territoires où sont signés ces contrats, mais les représentants des usagers dans la conférence régionale de la santé et de l'autonomie ou les conseils territoriaux n'en sont pas tenus au courant. Quelque fois qu'ils mobilisent les usagers de leurs associations, vous vous rendez compte : si cela faisait du bruit ! Alors, c'est par la presse qu'on apprend ici ou là la mise en place d'un tel contrat !
    C'est donc par la presse locale du 11 mai que l'on apprend qu'un Contrat Local de Santé est à l'étude dans Ardenne Métropole (en page de Charleville-Mézières, même si cela concerne aussi le Sedanais !), avec un questionnaire en ligne qui devait être clos le 9 mai, mais prorogé jusqu'à fin mai, au vu du manque de réponse. C'est vrai qu'on va tous, tous les jours, sur le site internet d'Ardenne Métropole pour voir ce qu'il y a de nouveau ! Car en plus, même averti par la presse, il faut le trouver, le questionnaire : il n'est pas dans les actualités ! Il faut deviner que la santé est une question d'"Aménagement et Développement". Et quand enfin vous trouvez, vous lisez que le questionnaire est à remplir pour le 9 mai. Il faut ouvrir les questionnaires pour découvrir que le report annoncé par la presse est vrai ! (Pour vous évitez de chercher, cliquez ici)
    Bref, entre l'ARS et l'Agglo tout a été fait pour ronronner tranquillement : juste un petit bruissement pour faire croire que l'on concerte !
    Un gâchis financier : allons voir un peu plus loin. On découvre que l'ARS a eu recours à un cabinet de conseil, Acsantis ! Comme pour l'élaboration d'autres CLS ! Combien a-t-elle payé ? Ou c'est l'agglo qu paie ? C'est comme pour le plan de performance des hôpitaux du Groupement Hospitalier de Territoire, soumis aux conseils d'un autre cabinet privé. La suppression de postes de fonctionnaires des DDASS et DRASS dans le cadre de la mise en place des ARS et des plans successifs de réduction du nombre de fonctionnaires se traduit par une externalisation de ces travaux, pourtant essentiels. Ah, ces cabinets sont indépendants, vous dira-t-on ! Indépendants de quoi ? Priés de faire du politiquement correct pour avoir la prochaine commande ! Et hors sol ! Se contentant de plaquer des réponses standards aux questions posées, avec un petit habillage.
    Le document de présentation, trouvé sur le site d'Ardenne Métropole donne déjà les axes du CLS : la démographie médicale et la coordination entre les acteurs. Tiens, il ne va même pas être question de prévention !
    C'est un document très décevant, et l'ARS sait mieux faire, comme le portrait de territoire que l'on trouve ici sur le site de l'ARS, qui ne semble même pas utilisé. Dans le document d'Acsantis, même pas de comparaison possible avec les chiffres nationaux pour la densité médicale, une carte de l'offre hospitalière datant de 2010, ce qui permet de croire que la clinique de Villers Semeuse existe toujours, alors qu'elle a été rachetée par ORPEA en 2013 pour être transformée en maison de retraite.
    Avec des commentaires orientés, comme le fait de souligner l'importance du taux de fuite des malades du Nord des Ardennes vers d'autres établissements de soins que ceux de la comm. d'agglo ! Et sans même faire la part entre habitants extérieurs à la comm d'agglo, en particulier ceux de la pointe, qui très légitimement vont se faire soigner au plus près, donc en Belgique et ceux de la comm d'agglo qui vont vers le privé rémois.
    Sur le médico social, pas mieux que les documents de l'ARS avec une absence de distinction entre EHPAD publics et privée et une carte des implantations qui a quand même 6 ans d'âge ! Avant même la constitution d'Ardenne Métropole : qui va payer pour ce copier/coller ?
    Je vous passe l'expression "problèmes avec le prix de revient des personnes dans les EHPAD". Qu'il y ait des difficultés avec les restants à charge pour les personnes âgées et leur famille, tout particulièrement dans le secteur privé est évident, mais ce n'est pas le prix des personnes !
    Venons en au questionnaire vis à vis des habitants.
    Premier écran assez standard (tanche d'âge, lieu d'habitation ...). On notera quand même qu'en ce qui concerne la couverture sociale, mutuelles et assurances privées sont dans le même sac.
    Le deuxième écran porte sur l'expérience de l'offre de soins : nombre de visites chez le médecin généraliste dans les douze derniers mois par exemple. Je ne vois guère quelles statistiques fiables vont pouvoir sortir d'une telle enquête biaisée par l'absence de représentativité de la population répondante : il est douteux que ses caractéristiques sociologiques soient les mêmes que celles de toute la population de l'agglo : le fait même de la nécessité d'une démarche volontaire trie la population.
    Troisième écran pour noter ce qui a de l'influence sur l'état de santé de la personne répondante ; mais qui sait si c'est l'activité physique ou les conditions de travail, la pollution de l'air ou les habitudes alimentaires qui altèrent sa santé ? On aurait préféré des propositions d'actions mises en débat.
    C'est seulement à la fin du quatrième écran que le questionnaire porte sur les améliorations voulues mais c'est bien encadré ! Il faut choisir trois actions parmi sept et si l'on retire la dernière, le soutien aux maisons de santé pluriprofessonnelles, qui fait la part belle au libéral, alors qu'il faudrait créer des centres de santé, il en reste six, qu'on ne saurait opposer. Faut il retirer la prévention pour cocher la coopération, ou l'accessibilité pour retenir l'amélioration du maintien à domicile ? Et si la question de l'accessibilité financière est posée dans les rubriques précédentes, elle ne figure pas au titre des actions à mener. Bref, ce questionnaire est un simulacre de concertation, une pseudo démocratie,
    Sur quoi va conduire ce Contrat Local de Santé ? Dans sa contribution au projet régional de santé, le Conseil Economique Social Environnemental Régional du Grand Est notait qu'il fallait une mobilisation de moyens financiers et humains à la hauteur des ambitions. C'est aussi vrai pour ce CLS, sinon il n'aura été -je voulais écrire, qu'agitation stérile mais il n'y a même pas d'agitation pour faire connaître - il n'aura été qu'un bruissement stérile.
    Et pour conclure, je reprendrai une des dernières phrases de cette même contribution du CESER (que vous pouvez retrouver ici) :" Le CESER suggère que les représentants des usagers soient encouragés à participer à toutes les instances, et en particulier dans le cadre des CLS. ". La suggestion ne semble pas reprise par l'ARS. Elle est pourtant de bon sens !

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  • Les dangers de la politique de Jupiter pour le logement social

    Explication par José Moury, Conseiller Municipal de Bobigny et responsable logement à l'ANECR lors de sa visite dans le département

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  • Un millier de personnes dans les rues de Sedan ce matin !

    L'attaque en règle des hôpitaux mobilise à Sedan car les menaces sont particulièrement visibles : suppressions du service de chirurgie, des urgences de nuit, du service de pédiatrie, de l'unité de soins intensifs de cardiologie sont au programme, mais ce sont bien l'ensemble des hôpitaux français qui vont mal ! Notons au passage, vu la collaboration de quelques chefs de pôle carolomacériens aux projets de l'Agence Régionale de Santé, que supprimer des services à Sedan ne résoudra pas les problèmes de l'hôpital Manchester, où le même plan symboliquement appelé de "performance" par l'ARS, va supprimer de très nombreux postes, en contradiction totale avec l'accueil éventuel de nouveaux malades en provenance du Sedanais !

    Performance... performance financière seulement pour l'ARS, quelque soit son déni, à cent lieux de la performance humaine !
    Les hôpitaux sont à la croisée des chemins (comme d'ailleurs notre civilisation !). Changer, faire du nouveau est à l'ordre du jour, mais quel nouveau ?
    A l'heure d'internet qui abolit les distances, on voudrait mettre les malades sur la route ?
    A l'heure où tant d'hommes et de femmes cherchent du travail, où la technologie supprime des emplois dans la production, on voudrait réduire les emplois là où jamais le robot ne remplacera l'humain : dans la relation humaine, constitutive du soin !
    Le nouveau de Macron et de ses sbires, c'est de s'occuper des riches ! Le directeur de l'ARS du Grand Est a eu une parole très symbolique, lors de l'entrevue qu'il a eu avec l'intersyndicale de l'hôpital de Sedan et le comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes en donnant en exemple la princesse anglaise, sortie de la maternité le jour même de l'accouchement. Qui ne souhaite en effet être chez soi, plutôt qu'à l'hôpital si on lui offre plus de confort à domicile, plus de personnels pour lui éviter tout effort !
    Nous sommes à la croisée des chemins : utiliser le nouveau pour le profit ou pour l'humain. Macron a choisi le profit. Les communistes choisissent l'humain !
    Devant la catastrophe sanitaire qu'ils sont en train de nous préparer, le PCF propose un plan d'urgence pour les hôpitaux. Il faut tout de suite
    - Des créations d’emplois et formations : il y a urgence à mettre en place un plan de création de 100 000 emplois (+ 25 000 dans les EHPAD) et la titularisation de tous les contractuels dans les hôpitaux. Dès la rentrée 2018, il faut une augmentation de tous les quotas de formation et du numerus clausus.
    Parallèlement, Il faut mettre un terme à la souffrance à l’hôpital des personnels et des malades, en redéfinissant de nouveaux critères de conditions de travail et de vie à l’hôpital et en donnant un vrai pouvoir aux instances de représentation du personnel.
    - Un moratoire sur toutes les fermetures de services, regroupements de SMUR, vente de biens fonciers et immobiliers, suppressions de lits, réorganisations, restructurations et partenariats public/privé.
    - Le desserrement de la contrainte financière avec
            * un collectif budgétaire sur la loi de financement de la sécurité sociale 2018 augmentant les recettes : 2 Mds pris sur les 5 Mds de recettes publiques supplémentaires et une cotisation exceptionnelle de 5% sur les dividendes et charges d'intérêt reçus par les entreprises et banques. Et aussi :
            * le gel du remboursement des emprunts ;
            * le remboursement aux hôpitaux de la taxe sur les salaires et de la TVA ;
            * la renégociation des tarifs des médicaments et l'abandon de la réserve prudentielle sur l'ONDAM. 
            * un plan d’investissements tant immobiliers que mobiliers mais aussi en moyens techniques, scientifiques, numériques et médicaux.
    Ces mesures (c'est l'urgence de l'urgence !) s'inscrivent dans un plan d'avenir pour l'hôpital, avec au coeur une sécurité sociale dont la branche maladie assure le remboursement des soins prescrits à 100% avec des recettes augmentées (ce n'est pas le travail qui coûte cher, mais le capital !) et une vraie démocratie sanitaire, avec en particulier des droits nouveaux pour les salariés  il n'est pas possible que l'on continue de confisquer aux agents hospitaliers la possibilité de penser leur travail !

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  • L'habitat social est en danger !

    Les explications avec cette interview faite avant la réunion organisée par la CNL vendredi dernier.

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