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Le blog de Michèle Leflon - Page 5

  • Avec Macron, une justice sociale à l'envers : plus on gagne, plus on sera augmenté !

    Avec Macron, une justice sociale à l'envers : plus on gagne, plus on sera augmenté !
    et cela au détriment des retraités !
    Et en engageant la casse de la sécu et de l'assurance chômage !
    Partant d'un constat statistique - c'est à dire déshumanisé - sur les différences de revenus entre jeunes et vieux, Macron a décidé de prendre aux vieux pour donner aux jeunes à travers une réforme dont la simplicité dans la communication n'a d'égal que l'importance de ses effets pervers !
    Il supprime des cotisations sociales salariales maladie et chômage des salariés du privé à hauteur de 3,15% (en annonçant des mesures équivalentes pour les fonctionnaires) et les remplace par une hausse de la CSG de 1,7%, soit une augmentation de 1,45% du salaire net. Le bilan en terme de recettes publiques est annoncé nul, puisque la masse sur laquelle est prélevée la CSG est plus importante que la masse salariale, comprenant aussi les revenus du patrimoine, mais surtout les retraites.
    Pour résumer simplement, une petite augmentation de salaire va être payée par les retraités.
    Cela nécessite quelques commentaires !
    Déjà, le constat statistique déshumanisé ne tient pas compte de la diversité des situations : il y a beaucoup de jeunes qui ont des salaires de misère ... mais aussi des inégalités énormes de salaires et l'augmentation prévue, proportionnelle, ne va faire que renforcer ces inégalités !
    Et il y a beaucoup de retraités qui sont dans la misère. Macron vous dira qu'il a prévu d'exonérer de l'augmentation de la CSG les plus petites retraites, mais vous avez vu le seuil ?! Quand tant de retraités aident enfants et petits enfants, parce que précisément ils ont une retraite stable, alors que les enfants sont dans la mouise ... sauf que le jeune au chômage ne verra pas son salaire augmenter ... puisqu'il n'en a pas, mais que ses parents verront leurs retraites baisser. Bref, tout cela ne va guère corriger les inégalités.
    Et au prix de lourdes menaces pour l'avenir !
    Car c'est une nouvelle étape dans le transfert des ressources de la sécurité sociale de la cotisation vers l'impôt, en la déconnectant de la production de richesses, en permettant par exemple que les retraites stagnent même si les richesses du pays augmentent, détournant celles-ci plus facilement vers la rémunération des actionnaires ! De quoi favoriser le succès des assurances privées, des banques avec leurs plans d'épargne retraite et autres mécanismes de privatisation de la protection sociale.
    C'est aussi un transfert vers l'impôt de l'assurance chômage, un pas vers la déresponsabilisation des entreprises du chômage dont elles profitent et ce n'est pas la promesse d'indemnisation chômage pour des non salariés qui peut justifier cela. D'autant plus que la menace plane sur les indemnisations.
    Pourtant, il est possible de faire tout à fait autrement ! A condition de prendre l'argent où il est, pas chez les retraités qui ont 1300 € de retraite, mais dans les dividendes, l'évasion fiscale.
    Et c'est un vrai choix de société : la liberté de l'ultralibéralisme voulu par Macron, la liberté de s'enrichir sur le dos des autres, ou la solidarité, la société des droits pour tous, les services publics ? Est ce qu'on inverse ou non la dérive qui fait que depuis 30 ans, 8 à 10% des richesses produites se sont déplacées de la rémunération des salariés, de ceux qui produisent effectivement ces richesses, vers la rémunération du capital, qui en plus a baissé la part de ses investissements ?
    Pour orienter la production des richesses vers l'intérêt public le PCF propose de faire cotiser d"autant plus les entreprises qu'elles paient au lance pierre, polluent ou délocalisent et de faire cotiser les revenus financiers des entreprises aussi, histoire de les pousser à investir plutôt qu'à boursiccoter. Cette dernière mesure (avec une cotisation à hauteur de la cotisation sur les salaires) rapporteraient plus de 40 milliards par an pour la seule assurance maladie, de quoi financer un remboursement de tous les soins prescrits à 100% et donner aux hôpitaux les moyens qui leur manquent.

    Le 11 juin, votez pour les candidats du PCF
    les candidats de l'insoumission au système capitaliste
    Les candidats qui veulent augmenter votre pouvoir d'achat, pas ceux des plus riches
    Les candidats qui veulent prendre l'argent où il est : dans la poche des actionnaires
    Les candidats qui veulent renforcer la sécurité sociale, pas la privatiser !
    Dans les Ardennes, votez pour Sylvain DALLA ROSA (Mézières/Rethel), Igor NIVELET (Charleville/Givet), Dalila MAOUCHE (Sedan/Vouziers)

    Catégories : Ardennes, Au fil des jours Lien permanent 1 commentaire
  • Nouvelles pratiques politiques : de l'utilisation par la bourgeoisie !

    Le peuple n'en peut plus de cette politique du TINA selon l'expression de Margaret Tatcher - en Français, "il n'y a pas d'alternative"- qui justifie bas salaires, chômage, fermeture de services publics, baisse de la protection sociale ... Il faut dire que les derniers gouvernements se sont bien coulés dans le moule, au service du capitalisme, de la grande bourgeoisie et des marchés financiers ! Et ceci avec le soutien de l'appareil du PS, au mépris de ses militants de base, qui sont partis, les uns après les autres, évidemment furieux contre leur parti, où ils n'étaient plus entendus. Tout cela fait un bon terreau, pour accuser les partis politiques, plutôt que la bourgeoisie, de la situation en France, des inégalités, des attaques à l'environnement. Et l'engrais coule à flot : la plupart des médias sont maintenant dominés par le monde de la finance ! Les fleurs ont poussé et deux mouvements politiques ont émergés cette année. Ils sont sur des bases idéologiques totalement différentes, pour la république en marche sur fond de libéralisme  ( ou la liberté d'exploiter les plus faibles), pour la France Insoumise sur fond de renouveau social-démocrate ( ou la volonté d'adoucir les méfaits du capitalisme ). Mais ils ont deux points communs, la volonté d'effacer les repères droite gauche et un fonctionnement vertical.
    Quelques mots déjà sur l'effacement des repères droite/gauche : évidemment, les Hollande/Valls ont sali la notion de gauche en pratiquant le mensonge à grande échelle, en prétendant poursuivre une politique de gauche, tout en servant la soupe à la droite, au patronat. Mais il reste qu'il y a des politiques qui servent l'intérêt du plus grand nombre, appelées de gauche et des politiques qui ne servent les intérêts que de quelques uns, appelées de droite. La République en Marche a intérêt à cette confusion idéologique : elle veut servir le patronat. C'est plus étonnant de la part de la France Insoumise, mais c'est vrai que tant de ses militants étant issus du PS et porteurs de cette idée hégémonique que la gauche et le PS sont des synonymes, cela s'explique sans doute. Mais c'est dommage, car cela s'accompagne d'une haine du mot socialiste, qui en ferait oublier que le vrai adversaire, c'est le capitalisme, et que la vraie lutte, c'est la lutte de classe !
    Mais c'est surtout de leur fonctionnement que je voulais parler. L'actualité, ce sont les affiches pour les élections législatives. Elles confirment ce que l'on devinait déjà ! Les candidats sont en photo avec leur chef, Macron d'un côté, Mélenchon de l'autre : s'ils étaient élus, ils ne seraient donc pas les représentants des électeurs, mais les porte-paroles de leur chef et d'ailleurs, leurs engagements à respecter le programme de leur chef ne laissent pas la place au débat avec leurs électeurs, à une démocratie de proximité. Sans parler du mépris qu'ils semblent ainsi porter aux électeurs, jugés incapables de voter autrement qu'en référence à une image médiatisée
    Ces mouvements se sont construits autour de pratiques participatives, intéressantes au demeurant, grâce aux possibilités d'internet. Mais participer ne veut pas dire être entendu ! Et les processus de décision, dans l'un et l'autre cas, semblent centralisés autour du chef et de ses proches collaborateurs.
    Ainsi ces nouvelles pratiques politiques, en faisant perdre les repères de droite et de gauche, en créant une caricature de démocratie, ne servent pas le peuple !

    Catégories : Au fil des jours Lien permanent 2 commentaires
  • Ecoutez Igor Nivelet le candidat communiste, insoumis au système capitaliste, dans la seconde circonscription des Ardennes

    Igor Nivelet explique pourquoi il est candidat aux élections législatives et ce qu'il fera à l'Assemblée Nationale

    Catégories : Ardennes Lien permanent 0 commentaire
  • Pour la santé et la protection sociale, Macron ne doit pas avoir de majorité !

    La composition du nouveau gouvernement ne fait que confirmer ce que le PCF avait dit : Macron marque une rupture dans la vie politique française pour mieux mettre notre société au service du grand patronat et du monde de la finance.

    La nomination d'Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, issue de la société civile, n'est qu'un supplément d'âme de parade : le nerf de la guerre, la sécurité sociale sera sous contrôle de Bercy et de la droite, pour mieux appliquer le programme d'E. Macron : faire payer par les vieux une minime augmentation du pouvoir d'achat des jeunes, sans toucher à ce qui ruine la France, le coût du capital !

    D'autant plus qu'Agnès Buzyn a déjà fait percevoir comme présidente de la Haute Autorité de Santé, son soutien à l'industrie pharmaceutique à travers sa défense des conflits d'intérêts ! Et le soutien du président de la République aux plus rétrogrades des médecins libéraux, opposés au tiers payant est déjà affirmé, à travers une application non obligatoire, au mépris de ceux qui ne peuvent faire l'avance des soins. Alors que les difficultés techniques d'application, réelles, pourraient être résolues par le haut, avec un remboursement à 100% par la sécurité sociale des soins prescrits comme le propose le PCF.

    Ce gouvernement ne doit pas avoir de majorité parlementaire ! Plus que jamais rassemblons nous autour des candidats communistes et de progrès aux élections législatives, dans les Ardennes, Sylvain Dalla Rosa, Igor Nivelet et Dalila Maouche. Et avec Christine Caruzzi comme suppléante d'Igor, la situation de nos hôpitaux et de la santé est au coeur de la campagne !

    Catégories : Ardennes, santé et protection sociale Lien permanent 0 commentaire
  • En silence, l'Agence Régionale de Santé établit sa stratégie pour les dix ans à venir.

    A la suite des lois Bachelot et Touraine, les ARS doivent proposer un plan régional de santé, avec un cadre stratégique (COS) pour les dix ans à venir. L'avant projet de ce cadre stratégique dans le Grand Est circule. Sa lecture est édifiante : masquée par une novlangue technocratique, son objectif est avant tout de limiter les dépenses de santé et de continuer à faire perdre tout repère entre public et privé, que ce soit au niveau de l'organisation des soins ou de la protection sociale. De ce point de vue par exemple, il parle de complémentaires, sans faire la différence entre mutuelles et assurances privées, sans même que la particularité du système local d'Alsace Moselle ne soit citée.
    Avec un parti pris d'adapter les dépenses aux recettes de la sécurité sociale, sans envisager que celles-ci puissent être augmentées ( ah, le sacré coût du travail, alors que le capital coute si cher en dividendes, optimisations fiscale et autre), le but de ce cadre stratégique est d'adapter notre système de santé, non aux besoins des populations, mais à l'austérité.
    Comme dans l'ensemble des politique de prévention en santé pour les adeptes du libéralisme, le travail n'existe pas, le danger constitué par le recul de l'âge de la retraite, évidemment pas non plus et l'ARS ne propose que des politiques de prévention reposant sur l'éducation des comportements, volontiers culpabilisatrice.
    Quand à la politique de soins, elle met la charrue avant les boeufs : vider les hôpitaux, avant d'avoir construit un véritable réseau de prise en charge ambulatoire (c'est vrai que les techniques se modernisant, certaines hospitalisations peuvent être raccourcies, mais sous certaines conditions de poursuite de soins à construire et pas pour tous les patients, quoiqu'en disent les administratifs) et utiliser les technologies du numérique avant d'en avoir valider l'utilité (car il y a à boire et à manger là dedans !) et avec des contradictions énormes, car tout en reconnaissant le vieillissement de la population, ce COS propose des perles, comme de ne plus servir les hospitalisés dans leur chambre, mais de faire des restaurants en self service : on imagine papy ou mamie avec ses cannes porter son plateau repas !
    Vous trouverez ci-dessous une analyse détaillée de ce document, un peu polémique, certes, mais sinon, résumer de la langue de bois, c'est pas drôle. Et je ne reprends même pas tout ce qui est sujet à critique : il y en a trop !

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    Catégories : Ardennes, Champagne Ardenne, santé et protection sociale Lien permanent 0 commentaire