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Le blog de Michèle Leflon - Page 5

  • Pour changer le réel, je voterai Jean Luc Mélenchon

    Si vous arrivez au bout de cet article  relativement long, c'est à dire si vous ne vous êtes pas arrêtés parce que vous en êtes en désaccord avec telle ou telle phrase, vous aurez le pour et le contre de ce qui m'amènera à voter JL Mélenchon. Si je commence ainsi, c'est parce que je sais l'enthousiasme ... ou l'extrême susceptibilité de certains qui considèrent que le moindre reproche à Jean Luc Mélenchon nuit à sa campagne, sauf que les gens sont comme moi, ils pèsent le pour et le contre, argumentent et ne se contentent pas de slogans : ils ont été trop déçus.
    L'époque des croyances, l'époque où l'on suivait le grand chef est fini. Les gens réfléchissent, discutent  le pour et le contre et nier les inconvénients serait faire croire que nous sommes encore dans le passé. Dépasser les slogans, la seule manière de convaincre les potentiels abstentionnistes, c'est tout dire, avantages, inconvénients, bien, mal, moyen, bref, aider à une réflexion... C'est aussi nécessaire pour construire l'avenir, car l'élection présidentielle n'est pas la fin de l'histoire, mais une étape, quel qu'en soit le résultat et dans la situation complexe du monde d'aujourd'hui, les raisonnements ne peuvent être simplistes.

    Avant tout quelques  éléments sur la manière dont je vois la situation dans le monde et la France actuellement. L'évolution du monde s'accélère et nous sommes à la croisée des chemins du meilleur et du pire,
    - avec la révolution informationnelle qui peut une société de contrôle généralisée et de libertés réduites  ou un développement sans précédent des échanges intellectuels,   culturels, des relations humaines. ..  mais aussi avec de nouvelles technologies comme le génie génétique pour lesquels un contrôle démocratique est nécessaire pour juger des applications utiles et des nuisibles.    
    - avec la pression de l'homme sur la nature : l'homme ne vit plus en symbiose avec elle. Ce qui lui a permis de se développer, c'est bien précisément la manière dont il a utilisé la nature pour se nourrir, se vêtir, se chauffer, se déplacer ... mais les ressources de la planète ne sont pas infinies et le réchauffement climatique qu'il a généré nécessite des mesures urgentes à l'échelle planétaire.
    Et tout cela s'imbrique dans la crise du capitalisme, à la recherche d'un nouveau souffle pour accroître les profits de quelques-uns, au détriment des femmes et des hommes, prêt à tout et c'est bien ce système économique qu'il nous faut dépasser pour pouvoir envisager sereinement toutes les autres difficultés, non à la lumière du taux de profit, mais du bien pour l'humanité. Il y a urgence : les déséquilibres sociaux sont facteurs de violences, de guerres

    Qu'est ce qui pourrait me retenir de voter Mélenchon ? Deux choses que je vais développer, la première, c'est sa conception de la politique, la seconde, c'est sa visée transformatrice qui reste celle d'un social démocrate.
    Une conception de la politique en continuité avec la Vème République : il veut être le monarque ! Je sais, je vais faire hurler mes camarades de la France Insoumise en écrivant ceci et ils auront raison, puisque JL Mélenchon a annoncé vouloir réunir une constituante ! Mais son comportement (peut être est-ce nécessaire dans cette élection ?) est bien celui d'un monarque, qui se place au dessus des partis. Et quelle est la démocratie de la France Insoumise, de l'élaboration de son programme ? L'apparence y est, puisqu'il était possible de contribuer par internet. Mais le nécessaire débat n'a pas eu lieu : des "experts" ou la garde rapprochée de JL Mélenchon ont écrit, jugeant seuls de la pertinence des contributions, jugeant de ce qui est bon pour le peuple. Nous restons dans cet élitisme des énarques et autres experts, souvent autoproclamés, dont je ne nie pas les compétences, mais les questions sont trop complexes pour rester dans un cercle restreint et ne pas être soumises à la dure mais nécessaire confrontation avec tous ceux qui sont concernés au premier chef parce que c'est leur vie et par ceux qui essaient de traduire les aspirations populaires parce qu'ils sont immergés dans le peuple : les militants dans toute leur diversité. Rejeter les partis politiques, devenus symbole de la crise de notre société, ne doit pas conduire à faire pire !
    Nous ne changerons pas le pays contre lui mais avec lui, ce qui suppose de rassembler largement des populations aux intérêts variés, parfois divergents même si l'immense majorité a intérêt au changement. Et de ce point de vue, le "qu'ils dégagent" est nuisible. Bien sûr dans le cercle militant on comprend ce que sous entend le "ils" : les patrons du CAC 40, les politiques à leur solde, les faiseurs d'opinion entérinant l'ordre établi. .. Mais le "ils" peut devenir pour d'autres, moins au fait des sous-entendus, tous ceux qui ont une quelconque autorité, enseignants par exemple ou maire d'une petite commune développant un immense bénévolat auprès de ses administrés et cela est facteur de division de notre société, de rejet de l'autre, là où nous avons besoin d'un projet pour toute la société. Le "dégagisme" comprend aussi, pour certains militants de la France insoumise,  se débarrasser du PCF, un vieux rêve de soixante-huitards attardés, - mais aussi des capitalistes ! - et je dis cela sans esprit partisan mais le recrutement social du PCF n'est pas celui de la FI et s'il a perdu de l'influence, il reste beaucoup plus proche des ouvriers et employés, des quartiers populaires, que ne peut l'être le parti de gauche ou la FI qui s'adresse plus à des jeunes qui ont fait des études et ne trouvent pas le boulot à la hauteur des efforts qu'ils ont fournis, parfois donneurs de leçons vis à vis de jeunes tout aussi capables mais victimes d'une école de l'exclusion. Or nous ne réussirons le changement que par la rassemblement de tous. Nous rêvons tous en ce moment à une qualification pour le second tour. Les qualifiés auront vraisemblablement entre 20 et 25% des voix, moins d'un quart des votants. Cela peut assurer une élection, mais la suite devra, pour changer réellement, reposer sur un rassemblement beaucoup plus large des Français !
    Toujours s'adapter à la situation et à ses adversaires est de bonne tactique : peut être faut il un candidat à l'allure monarchique pour se sortir de cette république monarchique et reconnaissons à JL Mélenchon un incontestable talent de tribun et un discours de rupture avec le capitalisme.
    Discours de rupture, mais regardons les contenus de plus près. Il reste dans l'aménagement du capitalisme et c'est la seconde chose que je lui reproche. Certes nous n'instaurerons pas le communisme du jour au lendemain : ce sera une construction progressive avec des périodes d'accélération ou de stagnation. Mais il faut ne pas donner prise à des reculs. Prenons un exemple : la sécurité sociale reste en place 70 ans après sa création, malgré les attaques incessantes du patronat et de la droite  parce qu'elle était une rupture et mettait au coeur des rapports de production la sécurité des travailleurs. Le projet de fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG est éminemment dangereux car même si la seconde version du programme précise que les recettes destinées à la sécu resteront fléchées, le premier gouvernement de droite venu pourrait revenir sur ce fléchage et diminuer les dépenses sociales alors qu'il est nécessaire d'aller au coeur du processus de création de richesses et d'agir sur leur répartition avec, comme le propose le PCF, la taxation des revenus financiers des entreprises et surtout la création d'un cercle vertueux faisant d'autant plus surcotiser les entreprises qu'elles ne sont pas dans une optique de progrès social et environnemental.
    J'ai aussi beaucoup d'interrogations sur son programme écologique, amalgame de revendications associatives plutôt que vision globale. En 2012 on a eu droit à la géothermie. Cette année c'est aux énergies marines. Le réchauffement climatique nécessite une approche globale, d'économies - çà il le dit - mais aussi d'utilisation de toutes les énergies décarbonées y compris le nucléaire sauf à faire comme l'Allemagne, du discours et l'augmentation des rejets de CO2 par utilisation de charbon et de gaz quand le vent ne souffle pas !
    Pareil pour l'alimentation bio ou végétarienne : est il au courant que certains enfants ne mangent de la viande qu'à l'école et qu'une alimentation végétarienne suppose un équilibre de tous les repas. Quant au bio, je ne veux pas d'une alimentation à deux vitesses, du bio pour les bobos et des légumes aux pesticides pour ceux qui n'ont pas les moyens. C'est donc toute l'alimentation dont il faut améliorer la qualité, et sans opposer les paysans, entre celui qui a franchi le pas du bio et celui qui est prisonnier de ses dettes. Tournons nous plutôt vers l'industrie chimique. Et si on faisait surcotiser à la sécu les producteurs de pesticides ? Sans oublier l'augmentation des salaires et des revenus de remplacement permettant à chacun de se nourrir sainement.
    Je pourrais en rajouter ... Mais tout cela ne m'empêchera pas de voter Mélenchon le 23 avril !
    Déjà, je n'envisage pas l'abstention : c'est laisser les autres choisir à notre place et même si le politique, ce n'est pas tout et cela doit être associé à la lutte sociale contre le grand patronat, la situation ne sera pas la même en France avec un Mélenchon comme président de la république qu'avec un suppôt du capitalisme comme les Le Pen-Fillon-Macron. Certains voudraient utiliser le vote blanc pour montrer que le choix qu'on leur propose ne leur convient pas. Mais il y a autant de diversité que d'électeurs, alors évidemment, aucun candidat ne pense tout à fait comme nous, et ce n'est pas un vote blanc qui dira ce que je pense !
    J'élimine évidemment les Le Pen-Fillon-Macron. J'élimine aussi les "petits" candidats, même si le discours de Poutou me plait bien. Mais comme je l'ai dit en titre je veux contribuer à changer le réel, pas seulement témoigner.
    Reste Hamon. J'ai hésité à un moment  : socialiste ou ex socialiste comme Mélenchon, c'est un peu pareil ! Je suis contre sa proposition de revenu universel, une simple manière d'amender le capitalisme, et d'ailleurs une mesure préconisée par certains économistes ultralibéraux, mais sa victoire à la primaire du PS avait traduit un réveil de l'électorat socialiste, montré qu'il existe dans ce pays, quoi qu'on en dise, beaucoup de gens porteurs de valeurs de progrès social, mais la dynamique n'est pas là (mais faut il croire les sondages ?). Surtout il s'est disqualifié à mes yeux par son soutien à l'intervention militaire de Trump en Syrie. A l'horreur des armes chimiques, Trump a rajouté l'horreur de la guerre pour le plaisir de montrer que le président des Etats Unis est le maître du monde, dans cette poudrière qui nécessite surtout tant d'initiatives diplomatiques et Hamon approuve ce va-t-en-guerre
    A lire tout cela, vous allez penser que je ne vais voter Mélenchon que par défaut ! Ce n'est pas le cas, car il y a bien des choses qui me plaisent dans son programme, à commencer par sa volonté de réunir une constituante : l'élection présidentielle de cette année serait la dernière ! Il n'y aurait plus de ces tragicomédies tous les cinq ans où on ne sait plus s'il faut voter pour ses idées ou stratégique en fonction des sondages, où les idées passent au second plan derrière les petites phrases. Et, évidemment, c'est le seul, même si on pourrait encore améliorer, à avoir vraiment envie de changer la répartition des richesses dans notre pays.
    Et puis, je n'ai aucune inquiétude : Mélenchon président ne pourrait être monarque ! Les insoumis qui l'entourent ne le supporteraient pas !
    Donnons nous une chance de changer le réel en votant MELENCHON le 23 avril ! Ce serait une formidable ouverture pour l'avenir ! Et après, on discute programme : les législatives seront là pour cela et surtout on n'oublie pas que l'adversaire, c'est les grands patrons, la finance  quelque soit le résultat des élections présidentielles, l'action doit continuer : avant même le second tour il y a le 1er mai !
     

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  • L'hôpital malade !

    Comment un hôpital malade peut il soigner ? Car c'est bien le résultat des politiques des gouvernements successifs, tous adeptes de moins de dépenses publiques, de moins de solidarité donc : l'hôpital est malade.
    Et la carte ci-dessus relève malheureusement le nom de celui de Charleville-Mézières comme d'un où ça va mal !
    Cette carte est un extrait, centré sur le nord est de la France, de celle faite par l'association Jean Louis Megnien, du nom de ce médecin de l'hôpital Pompidou à Paris qui s'est suicidé. Je partage toutes les réserves émises par l'association sur cette carte : il ne s'agit que des informations que l'association a, à relativiser dans tous les sens. Vous pouvez trouver l'ensemble du document, la carte complète et les commentaires en cliquant ici.
    Mais ce n'est malheureusement que la confirmation de ce que nous savons pour l'hôpital de Charleville-Mézières : les personnels souffrent comme partout ailleurs du fait des mesures d'économies qui ne leur permettent pas de faire leur travail aussi bien qu'ils le voudraient pour le bien des patients, mais pour certains plus encore, du fait d'une gestion des personnels maltraitante, avec une direction qui s'est appuyée à une époque sur les cadres (médecins ou paramédicaux) les plus opportunistes et les moins regardants sur l'éthique pour faire avancer ses projets de restructuration pour plus d'économies, cet absurde projet de faire entrer le privé paré de toutes les vertus dans l'enceinte même de l'hôpital ; avec du mépris pour ceux qui défendent les valeurs du service public ; avec de la mise en concurrence.
    Plus que jamais, la lutte est nécessaire : les personnels, avec le soutien des usagers ont manifesté le 7 mars pour dire stop à cette décomposition de l'hôpital. Ci-dessous vous trouverez l'interview de Christine Caruzzi, secrétaire du syndicat CGT de l'hôpital Manchester et suppléante du candidat du PCF, Igor Nivelet aux prochaines élections législatives.
    Car il faut lutter, dans les hôpitaux, dans la rue, mais aussi se servir de la séquence électorale de cette année. Et quelqu' en soit l'issue, les voix qui se seront portées sur les candidats du progrès social, des services publics, du refus de la finance comme leit motiv de notre société, pèseront dans la société future.
    Le PCF porte une vision large et prospective pour repenser le système de santé et l’hôpital public et répondre aux besoins de santé. : revivifier les missions de service public, pour questionner la place de l’hospitalisation dans l’évolution des soins, repenser de véritables coopérations inter-hospitalières sur la base de la continuité des soins, replacer l’hôpital de proximité dans un maillage de service de santé publique de proximité, avec un réseau de centres de santé…Cela nécessite débat, créativité et démocratie à tous les niveaux à l'opposé des décisions arbitraires des ARS actuelles.
    Cela suppose d'en finir avec le financement à l’activité (T2A), véritable escroquerie dans le cadre des enveloppes fermée et répondant à des critères productivistes. Il faut restaurer de véritables budgets de fonctionnement hospitaliers, adossés à une nouvelle approche de financement de l’activité et des plans d’investissements pluriannuels garantis par l’Etat

    Catégories : Ardennes, santé Lien permanent 0 commentaire
  • Le président du conseil départemental des Ardennes est schizophrénique : il veut augmenter les impôts locaux

    et il a parrainé F. Fillon, partisan d'une baisse des dotations de l'Etat aux départements !
    Il n'est nullement dans mon intention de nier la situation difficile des finances départementales, ni même de critiquer par principe toute hausse d'impôts, qui pourrait avoir un sens si c'était pour plus de services publics, plus de solidarité (encore qu'une réforme fiscale est nécessaire pour rendre les impôts locaux plus justes)
    Mais nous n'allons pas vers plus de services publics ! Et par exemple, les réductions de moyens pour le déneigement, qui ont fait la preuve de leur dangerosité cet hiver, devraient être reconduites.
    Le rapport d'orientation budgétaire se fait menaçant pour les collèges : "... je  soumets  aujourd’hui  à votre  décision  l’engagement  du  Département  pour  mener  avec,  et  à  la  demande de la Direction  des  Services  Départementaux  de  l’Education  Nationale  une  concertation  sur  ce sujet   de   la   carte   scolaire,   notamment   à   la   lumière des   contraintes   financières, démographiques et patrimoniales actuelles et à venir.". Suit un paragraphe sur l'importance des dépenses d'entretien des collèges. L'argument financier sera-t-il l'élément déterminant d'une nouvelle carte des collèges ... bien loin des besoins de nos jeunes ?
    Et cerise sur le gâteau B. Huré soutient, comme ses vice-président-e-s, P. Cordier et B. Poletti, candidat-e-s aux élections législatives, le programme de F. Fillon. Et qu'a dit celui-ci ? Il veut poursuivre la baisse des dotations de 7,5 milliards en 5 ans ... en s'appuyant sur le levier de l'augmentation du temps de travail ! La vidéo de cette intervention se trouve sur le site de l'association des départements de France (à voir en cliquant ici). Et le visionnage procure une surprise : savoir ce qui préoccupe B. Huré, puisqu'il a eu la possibilité d'interroger F. Fillon. On s'attendrait à une interrogation, même courtoise, par rapport à cette annonce de baisse de dotations. Eh non ! Ce qui le préoccupe, c'est de savoir si F. Fillon pense garder le mode d'élection actuel des conseils départementaux ou s'il veut revenir au projet de conseiller territorial ! Sans commentaire.
    Dans ces conditions rien ne peut légitimer une hausse des impôts départementaux !

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  • Elections présidentielles : un pacte de rassemblement à gauche plutôt que le combat des égo !

    Car si, seule, l'élection présidentielle ne règlera pas les difficultés de la vie, le résultat peut ouvrir des portes ... ou les fermer !
    Alors, mêlons nous en !
    Je suis bien persuadée d'une chose, c'est que la domination des uns par les autres sur notre planète à travers les rapports sociaux capitalistes appauvrit notre vie (pas seulement en terme d'espèces sonnantes et trébuchantes) mais en plus constitue une menace de guerre et une menace pour la planète. Et la crise du capitalisme s'éternise avec des soubresauts de plus en plus dangereux source de crises de civilisation, de perte de confiance des hommes entre eux, dans leur capacité au vivre ensemble, au progrès humain. Et c'est pourtant le propre de l'homme que de s'appuyer sur les générations précédentes, pour progresser vers plus d'humain ! Absurdité du chômage, alors que l'on a tant besoin de gens dans les services publics par exemple, ou dans la production, ne serait ce que plus d'emplois dans l'agriculture pour une alimentation plus saine. La loi du profit maximum recherché par les actionnaires, préférant l'argent facile au travail, ruine notre vie !
    Oui, il nous faut dépasser ce capitalisme mortifère ! Tel est le projet des communistes (cartés ou de coeur). Et nous sommes nombreux à le porter. Mais pas la majorité de la population ! D'autant plus que les expériences des pays de l'est ont inquiété, à juste titre, d'ailleurs. Sauf que l'analyse de cet échec (une analyse qu'il faut encore pousser) montre précisément que ce n'est pas le dépassement du capitalisme qui est en cause mais bien d'autres facteurs, en particulier le manque de démocratie. Mais certains ont du mal avec l'utopie et ne croient que ce qu'ils voient (il faut dire qu'en ce qui concerne les promesses non tenues, on y a goûté !).
    Nombreux sont ceux qui n'espèrent que dans un aménagement du capitalisme : c'est le cas des socialistes (cartés ou de coeur). Les expériences en France depuis 1981 se sont multipliées, de plus en plus décevantes, d'autant plus que le PS a agglutiné des opportunistes du pouvoir mais dans la population, l'espoir dans cet aménagement du capitalisme reste fort, faute d’espérer mieux ! De même que ceux qui mettent au premier rang de leur priorité l'environnement, mais qui savent bien que le plus grand prédateur de la planète, c'est le capitalisme.
    Pour aller vers un changement démocratique, c'est à dire majoritairement voulu, de notre société, c'est bien toutes celles et ceux là qu'il nous faut rassembler et sur un projet non pas communiste, puisque telle n'est pas la volonté majoritaire, mais d'amélioration certaine de la vie pour une majorité de la population, c'est à dire sur un projet social, économique, environnemental, aménageant le capitalisme mais pas seulement, l'affaiblissant aussi, car c'est ce qui a manqué dans les expériences socialistes précédentes en France depuis 1981, avec des retours de bâtons bien désagréables ! Et, en affaiblissant le capitalisme, on peut à la fois convaincre et préparer la sortie !
    Excusez ce détour, bien trop succinct d'ailleurs, avant d'en venir à l'objet du titre de ce billet : les élections présidentielles. Il est bien évident que tout doit être fait pour s'éviter un président défenseur du système capitaliste, qu'il soit affiché de droite, centro-macroniste ou porteur des idées de haine de l'autre. Or, avec la constitution française présidentialiste, nous risquons bien un second tour, sans aucun choix de progrès et un Mélenchon 3ème, ce n'est pas ce qui ouvrira les portes pour l'avenir !. La date de l'élection présidentielle approche, mais on a déjà bien eu des surprises, l'éviction de Sarkozy, de Valls ... Le gouvernement socialiste a profondément déçu (plus encore que la droite, sans doute, parce qu'il avait donné des espoirs et que le mensonge est encore moins supporté qu'une politique de droite affichée). Il a sali ce beau mot de gauche. Dès les premiers mois, Hollande a donné le signal de son abdication devant le capital, sur les questions européennes en premier, avant de faire tous ses cadeaux au patronat, du CICE à la loi El Khomri, mais ceux qui veulent aménager le capitalisme restent nombreux dans notre pays sous des formes diverses, sympathisants de toujours, ou plus engagés, membres du PS ou anciens membres du PS, vouant une haine plus ou moins féroce à leurs amis d'hier, mais toujours adeptes de la même idéologie d'adoucissement du capitalisme.
    Depuis le début, le PCF cherche à ce que cette élection présidentielle ne ferme pas de porte en rassemblant pour faire majorité toutes celles et ceux qui veulent le progrès social et environnemental. C'est pour éviter la division mortifère qu'il a choisi de ne pas présenter de candidat : car pas question de faire de la politique politicarde, mais bien de rechercher l'intérêt de notre pays. C'est en ce sens qu'il a annoncé son soutien à JL. Mélenchon. Tourner la page de ce quinquennat pour aller vers le progrès social et environnemental, c'est également ce qu'ont dit tous ceux qui ont participé à la primaire du PS et choisi Benoit Hamon.
    Des convergences existent entre les programmes de Mélenchon et d'Hamon. Certes, le dernier a été membre de ce gouvernement qui a trahi ceux qui ont voté au second tour de 2012 pour le candidat dont l'ennemi déclaré était la finance (une simple déclaration non suivie d'effet !) et a un programme d'adoucissement du capitalisme, pas des ruptures nécessaires, mais le second a un programme à peine plus à même de dépasser le capitalisme, plutôt un catalogue de revendications syndicales et associatives, certes intéressantes, mais dont la cohérence manque face aux forces du capital, bien en dessous du niveau du programme partagé de 2012.
    Il est encore temps de partir de ces convergences pour construire un pacte pour une nouvelle majorité de gauche, avec des mesures fortes qui manquent à l'un et à l'autre, permettant d'affaiblir durablement les forces du capital et d'engager une vraie transformation de notre pays comme des droits nouveaux d'intervention pour les salariés dans les entreprises et les services publics,
    J'entends les insoumis : plus jamais avec le PS et je les comprends profondément sauf que beaucoup d'hommes et de femmes de bonne volonté ne veulent pas, à juste titre, fermer les portes de l'avenir avec l'élection d'un président de droite ou d'extrème droite et que la pureté révolutionnaire des insoumis reste pour eux aussi théorique que les déclarations de Hollande contre la finance et que c'est avec tous ceux là qu'il nous faut construire l'avenir de la France sauf à vouloir se morfondre dans des récriminations qui ne sont pas de gauche, car elles ne font pas confiance en l'Homme du genre "les gens ne comprennent rien". Sans parler de tous ceux qui se préparent à l'abstention et que seul pourrait décider à s'exprimer l'espoir d'un rassemblement majoritaire.
    C'est évident que leurs ego, à Hamon et à Mélenchon, ne leur permettront pas de s'entendre sans une pression très forte de tous ceux qui ne veulent pas du retour de la droite (éventuellement sous sa forme macronite), voir de la prise de pouvoir par l’extrême droite.
    Alors on pousse à ce pacte ? Evidemment, comme il faudra, quoi qu'il arrive, après l'élection présidentielle, continuer à faire entendre notre voix, celle de ceux qui veulent bien vivre dans la paix, la solidarité, le respect de l'environnement : seul le nombre des opposants peut battre le monde de la finance, pas un président de la république, quel qu'il soit !

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  • Des revenus pour tous !

    Le "Penelope gate" a le mérite de mettre au grand jour, outre son aspect scandaleux, la méconnaissance totale par la droite des réalités. Car travail, fictif ou pas, c'est la hauteur des salaires qui frappent, mais F. Fillon ne peut comprendre ... dans son monde de riches ! L'autre jour, René disait, comment, quand il était député, il touchait le salaire d'un ouvrier professionnel et Thierry, son assistant parlementaire, le SMIC ! Le PCF a toujours veillé à ce que la politique ne puisse être un motif d'enrichissement personnel ... mais il est bien seul !
    Au delà de cette disqualification de la droite, il importe de parler projet pour la France, propositions, programme : l'élection présidentielle et les élections législatives qui suivront ne peuvent être le choix du moins "pourri". C'est un moment privilégié de débats : profitons en et dépassons les raccourcis des médias, dominés par le capital pour la plupart.
    Après un an de rencontres, consultations, discussions, le groupe des députés communistes vient de présenter une proposition de loi pour une sécurité de l'emploi et de la formation qui concrétise la volonté d'éradiquer progressivement le chômage et la précarité avec la mise en cohérence de nombreuses propositions : avec ce système, on sécuriserait les gens dans leur emploi et on favoriserait une mobilité choisie et ascensionnelle, dans la sécurité des revenus et des droits de chacun. Chaque travailleur pourrait alterner, de sa sortie de formation initiale jusqu’à sa retraite, emplois stables et correctement rémunérés et formations permettant d’accéder à de nouveaux emplois, avec la garantie d’une continuité de revenus et de droits élevés. Le document déposé à l'assemblée nationale fait 72 pages et je ne vais évidemment pas vous en détailler le contenu ici : vous pouvez le trouver en cliquant ici. Disons simplement qu'il s'intéresse à tous les moments de la vie adulte, avec à l'article 9 une allocation d’autonomie-formation pour les étudiants, sans autre condition que la poursuite assidue de leurs études, à l'article 12, le retour à la retraite à 60 ans, à taux plein avec 150 trimestres cotisés et évidemment toute une série de mesures pour sécuriser l'emploi. Car si le débat existe sur la notion de revenu universel, dont les présentations diverses entérinent toutes la persistance d'un haut niveau de chômage et font l'impasse sur l'entreprise, lieu de production de la richesse, il y a bien évidemment une exigence partagée : il faut des revenus pour tous ! Dans le cadre d'un statut solidaire et non de la charité (pour ne pas dire, de la recherche de la paix sociale !).
    Tous les aspects nécessaires à la sécurisation de l'emploi sont abordés : le contrat de travail, le service public de l'emploi, la lutte contre la précarité, la durée du travail, le droit de préemption des salariés, la formation professionnelle, les droits nouveaux pour les salariés ... sans oublier la fonction publique et le financement. Je n'en dis pas plus - allez la lire - ce ne sont pas des déclarations de principes, mais la construction concrète d'une sécurité de revenus pour nos concitoyens et au lieu du gâchis du CICE, une autre utilisation de l'argent public pour un développement social, écologique de notre pays.
    L'élection présidentielle et les élections législatives, un moment privilégié de débats : rien n'est joué ... mais le temps presse pour rassembler à gauche et c'est bien sur des idées, pas sur des personnes, ou des étiquettes, que peut se faire le rassemblement majoritaire permettant à notre peuple de se sortir de l'impasse d'un second tour FN/droite (ou sa jumelle, la macronite). Ces idées, ce sont une grande ambition de progrès social, une lutte acharnée contre le pouvoir de la finance, une nouvelle manière de produire, sociale, écologique, répondant aux besoins des populations, une VIème république avec une nouvelle démocratie, politique et sociale, une Europe orientée vers un développement solidaire et soutenable.
    Ne jouons pas petits bras, enfermés dans des étiquettes ! Jeudi à 20 h une réunion publique de soutien à la campagne de JL Mélenchon est organisée à la salle de Nevers à Charleville : l'occasion de passer à la vitesse supérieure dans la campagne !

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