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Le blog de Michèle Leflon - Page 3

  • L'hôpital était à l'ordre du jour ce dernier jeudi dans les Ardennes

    20181004_140710.jpgDans le cadre de la journée d'action des personnels à l'appel de la CGT santé, il y avait un rassemblement devant l'hôpital Manchester.
    Les raisons de mécontentement du personnel ne manquent pas ! Leur nombre insuffisant en particulier ne leur permettant pas une prise en charge correcte des malades.
    Après la signature du plan de performance avec ses annonces de suppression d'emploi, la direction et l'Agence Régionale de Santé, aux ordres de la ministre veulent aller plus loin en fusionnant les hôpitaux de Charleville-Mézières, Sedan, Nouzonville et Fumay, avec de nouveaux risques de suppression d'emploi et de services à la population.
    20181004_141937.jpg Les annonces du plan de santé Macron, avec un verbiage de proximité vidée de son sens, et la confirmation de l'entrée du privé dans l'hôpital en rajoute au mécontentement. Les annonces concernant le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019 où l'augmentation des budgets des hôpitaux va être mangée par l'inflation n'est pas là pour rassurer !
    20181004_142926.jpgLe comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes était venu manifester son soutien aux personnels.
    On remarquait aussi la présence du secrétaire général de l'Union départementale CGT, Pascal Lattuada, de la secrétaire de l'UL CGT, Valérie Pierrard et du secrétaire départemental du PCF, Franck Tuot. Voici une vidéo.
    20181004_185149.jpgHasard du calendrier, le soir, le comité de défense des hôpitaux de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes et l'intersyndicale du personnel de l'hôpital de Sedan tenaient une réunion publique au centre social le lac à Sedan pour expliquer la situation actuelle de l'hôpital, dire à la fois que l'on pouvait continuer à faire confiance à l'hôpital et y aller, mais aussi les craintes pour l'avenir : une cinquantaine de personnes avaient répondu à l'invitation et le débat fut intéressant sur les difficultés actuelles du personnel et les conséquences que pourrait avoir le plan de santé d'E. Macron sur les hôpitaux ardennais.
    En vidéo la réponse à deux questions.

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  • Ma santé 2022 ou l'uberisation de la médecine !

    Les luttes des personnels de santé et du médico-social criant leur souffrance de ne pas faire correctement leur travail, celles des usagers demandant l'accès aux soins pour toutes et tous partout, ont suffisamment mis en difficulté le Président de la République et son gouvernement pour que les annonces d'un plan santé soient repoussées à deux reprises et que le diagnostic porté soit partagé : les déserts médicaux se multiplient, les personnels souffrent...
    Mais toute la duplicité du pouvoir jupitérien consiste à s'appuyer sur la catastrophe sanitaire en cours d'installation pour mettre en œuvre dans ce domaine comme dans d'autres son projet de société : celui des premiers de cordée, celui de l'individualisme, celui du fric qui appelle le fric et tant pis pour ceux qui n'en n'ont pas.
    Le Président de la République compare l'importance de la réforme annoncée à celle des CHU en 1958. Cette réforme avait permis, dans un contexte de gouvernement de droite, mais avec une forte opposition du parti communiste, de faire passer l'hôpital de la charité au service public. Le changement de paradigme revendiqué par E. Macron comme ayant pour but de « recentrer le système autour du  patient » s'avère, à la lecture des annonces, la fin de l'hôpital public au nom du décloisonnement avec le secteur privé. L'initiative des personnels libéraux, aidée des techniques du numérique et de quelques incitations financières, organiserait la coopération autour du malade, sans doute comme la main invisible d'Adam Smith génère la richesse des nations ou plutôt les crises financières ! Le titre de cet article est sans doute provocateur, mais à l'image d'UBER, la satisfaction  des usagers sera mesurée en attendant la plate forme pour choisir son professionnel de santé en fonction du nombre de clics... et de ses possibilités financières.
    Pas de miracle pour permettre des dépenses nouvelles de santé en lien avec le vieillissement de la population, le développement des maladies chroniques et le progrès scientifiques car, pour le Président de la République, « notre système de santé ne souffre pas d'abord d'un problème de sous-financement ». L'austérité reste de rigueur, avec à peine un petit coup de pouce à l'ONDAM (Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie)
    Cet article a pour but de décrypter les propositions de « Ma Santé 2022 », à l'aune des attentes : celle du développement de la prévention, celle de la lutte contre les déserts médicaux, symbolisée par l'exigence de la suppression du numerus clausus, celle de la proximité et de la continuité des soins, celle des personnels : bien faire son travail.
    Les luttes ont permis de mettre ces attentes à l'ordre du jour du calendrier présidentiel. Il faut maintenant qu'elles en transforment les réponses : du bla-bla-bla pour masquer la politique ultralibérale de Jupiter ou le développement du service public financé par une Sécurité Sociale du XXIème siècle. La dernière partie de cet article résumera donc quelques propositions répondant véritablement aux besoins.

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  • Ateliers des Janves et inauguration du nouveau siège du PCF dans les Ardennes

    20180928_150410.jpgA l'occasion de la venue dans les Ardennes de Cathy Apourceau Poly, sénatrice PCF du Pas de Calais, une rencontre a été organisée avec des militants de diverses organisations et les représentants de la CGT des Ateliers des Janves à Bogny sur Meuse. Cette entreprise de 320 salariés (sans compter les intérimaires), sur deux sites (Bogny sur Meuse et Vouziers) a été placée en redressement judiciaire le 4 septembre.42795593_304690723644892_2440936180397637632_n.jpg
    Comme l'a expliqué le responsable du syndicat CGT, Norbert Malicet, depuis l'extension à Vouziers avec la reprise de l'AMI en 2013 et la création d'une holding, aucun investissement n'a été fait sur le site de Bogny sur Meuse. Le travail continue, avec des risques pour la sécurité des ouvriers, comme en témoigne le départ de feu récent, sous la pression des constructeurs automobiles pour qui l'arrêt de la production de bielles par les Ateliers des Janves met en péril leur production à flux tendus !
    42663213_2145323499046709_1479165420819709952_n.jpgLes propositions de reprises des Ateliers seraient nombreuses. Encore faut il qu'il ne s'agisse pas d'un patron voyou, d'une nouvelle affaire du type de Selni, comme notre département à trop connu. L"avis des salariés doit être respecté dans le choix du repreneur avec comme objectif le maintien durable de tous les emplois et la conservation de l'accord collectif d'entreprise dont les avantages ne compensent même pas la faiblesse des salaires.42766864_2182000982077555_3487714848253411328_n.jpg


    En ayant laissé l'entreprise bénéficier du CICE (Crédit Impôt Compétitivité Entreprise) et du CIR (Crédit Impôt Recherche) sans contrôle de leur utilisation, l'Etat porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle et doit garantir la suite dans l'intérêt des salariés et de l'industrie ardennaise.
    42748532_1920646874685492_1734557164220973056_n.jpgCathy Apourceau Poly va s'adresser à la Ministre du travail en ce sens, dès les propositions de reprises connues.

    Les militants présents ont aussi décidé de contribuer au soutien aux salariés des ateliers des Janves par la population ardennaise : c'est l'avenir de l'industrie du département qui est en jeu.

    Merci à Bernard pour les photos.



    L'inauguration du nouveau siège du PCF, je vous laisse voir cela en vidéos (merci Jean Pol).


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  • Ateliers des Janves et CICE

    Le gouvernement présente son budget 2019 et ses nouveaux cadeaux aux patrons : le jackpot, puisqu'en 2019, ils vont toucher à la fois le CICE (Crédit Impôt Compétitivité Entreprises) par rapport à 2018 et les nouvelles exonérations de charges sociales pour pérenniser le CICE, en évitant le report à l'année suivante.
    Depuis sa création par Hollande, l'atelier des Janves a bénéficié du CICE et du CIR (Crédit Impôt Recherche) sans aucun contrôle sur l'utilisation. Aucun investissement n'a été fait récemment et l'entreprise est en redressement judiciaire.
    Il y aura certainement un repreneur : l'usine fabrique 15% de la production européenne de bielles et les constructeurs automobiles en ont besoin ! Mais dans quelles conditions pour les salariés ? Vous voyez l'inquiétude pour les salariés. Il faudrait absolument  que les salariés puissent choisir leur repreneur : à quand un tel droit pour les salariés ?
    Bref, la souffrance pour les salariés et un gâchis d'argent public.

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  • Et si l'ordonnance Macron ne faisait qu'aggraver la maladie !

    Le Président de la République a annoncé ce 18 septembre le plan "Ma santé 2022". Malgré le report à plusieurs reprises des annonces gouvernementales, la mesure de la gravité de la situation sanitaire et de la catastrophe à venir, n'a pas été prise et les propositions, quand elles ne sont pas simple effet d'annonces sont entachées par les principes de Jupiter : faire des économies et favoriser le secteur privé.
    La prévention se résume au déploiement du service sanitaire des étudiants en santé. Pourtant, par exemple, les salariés attendent autre chose de la médecine du travail qu'une dépendance de plus en plus grande au patronat !
    Le manque de professionnels, en particulier de médecins, est dans toutes les têtes. Mais la suppression du numerus clausus sera sans effet si des mesures ne sont pas prises pour former au moins 12 000 médecins par an. Et en attendant leur formation, ce n'est pas le tour de passe de faire travailler les médecins de ville à l'hôpital et les médecins hospitaliers en ville qui réglera la question, ni les assistants médicaux, dont on notera au passage qu'ils vont être subventionnés uniquement pour le secteur privé. Il y a urgence à développer un vrai service public de santé de proximité permettant aux jeunes qui aspirent au salariat et au travail en groupe à se tourner vers la médecine générale dans de bonnes conditions, plutôt que de changer d'orientation professionnelle !
    L'appel de détresse des personnels des hôpitaux, des EHPAD, qui a marqué le tour de France des hôpitaux des parlementaires communistes,  contredit cette affirmation d’Emmanuel Macron, selon laquelle "Notre système de santé ne pêche pas par un sous-financement" ! Ce ne sont pas quelques miettes pour l'investissement dans les hôpitaux sans permettre le grand plan de créations d'emplois et de formations nécessaires qui permettront de répondre aux besoins des populations. D'autant plus que la proximité revendiquée par le Président de la République va se traduire pour les Français par un nouvel éloignement des maternités, des services de chirurgie ...
    Les personnels sont méprisés à travers une promesse d'intéressement collectif et une reconnaissance indemnitaire pour les seuls managers, quand il faudrait de nouveaux droits d'intervention pour les salariés et leurs organisations syndicales sur la gestion et l'organisation du travail avec des possibilités de veto sur de nouvelles organisations mortifères.
    Quant aux usagers leur implication est proposée à la mode Uber ou Airbnb, l'avis individuel, bon si vous êtes guéri, mauvais sinon, de quoi inciter à ne pas prendre en charge certains ! Alors qu'il nous faut une démocratie en santé nouvelle, s'appuyant sur les associations, force d'avis collectifs, impliqués dans le recensement des besoins et l'évaluation des réponses données.
    Les Groupements hospitaliers de territoire sont renforcés, mais ni les pouvoirs des élus, ni ceux des personnels ou des usagers !
    Ma santé 2022 ne propose pas de moyens nouveaux pour la psychiatrie, les personnes âgées !
    Un passage de l'ONDAM (objectif national des dépenses d'assurance maladie) de 2,3 à 2,5% est totalement insuffisant. Il faut au moins aller à 4,5 ou 5%. C'est possible en faisant cotiser les dividendes des entreprises déjà généreusement aidées par le CICE et les exonérations de cotisations sociales.
    Il faudrait mettre au coeur des réformes le service public, la sécurité sociale, avec un remboursement à 100% des soins prescrits. Il faudrait un plan audacieux pour la santé et le médico-social avec des mesures d'urgences crédibles, comme le sont les plans d'urgence pour les hôpitaux et les EHPAD proposés par le PCF.

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