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Le blog de Michèle Leflon - Page 4

  • Les retraités se mobilisent avec les salariés des EHPAD !

    Huit cent personnes devant la préfecture cette après midi pour dire non à l'augmentation de la CSG : le mépris affiché par le gouvernement pour des retraités accusés d'être des privilégiés, alors que ce même gouvernement a supprimé l'impôt sur la fortune (ISF) et n'arrête pas les cadeaux aux riches, est insupportable !
    La manifestation est partie rejoindre les salariés des EHPAD en grève aujourd'hui pour protester contre leurs conditions de travail et surtout la maltraitance vis à vis des personnes âgées du fait du manque de moyens.


    L'intersyndicale des retraités a publié récemment un texte pour le droit à compensation de la perte d'autonomie assuré à 100% par la sécurité sociale et préconise la mise en place d’un vaste service public de l’aide à l’autonomie regroupant et intégrant progressivement une partie de l’existant actuel, avec des personnels à temps plein (pour celles et ceux qui le souhaitent), plus nombreux, mieux formés, plus  qualifiés et mieux reconnus socialement. Vous pouvez retrouver ce document en cliquant ici.
    La CGT distribuait un tract annonçant les futures mobilisations ardennaises : le 22 (RV à 13 h sur la place de la préfecture) dans le cadre du mouvement national lancé par les fonctionnaires et qui s'étend à l'image de la casse qu'engage le gouvernement actuel et le 24 pour défendre les hôpitaux ardennais (10h devant l'hôpital de Sedan).
    Les métallos étaient là aussi. La presse locale du jour vante les emplois créés chez PSA, histoire de se rappeler que la région a financé des formations dans cette entreprise dont les profits sont connus et qui licencie parallèlement à ses embauches, histoire de diminuer sa masse salariale, alors même que le conseil régional casse tout ce qui est formation qualifiante.

    Catégories : Ardennes, Au fil des jours Lien permanent 0 commentaire
  • Le plan régional de santé : beacoup de verbiages pour cacher austérité et soutien au secteur privé !

    Il se décline en trois documents : le cadre d'orientation stratégique, valable pour dix ans, le schéma régional de santé et les objectifs quantifiés pour l'offre de soins, pour les cinq prochaines années.
    L'évolution des différents textes montre une réelle écoute des besoins exprimés par les populations et les professionnels de la région comme cette phrase  p 211 : « Pour rappel, un point de vigilance doit être souligné à propos du reste à charge pour les familles compte tenu de la baisse des retraites et des difficultés potentielles à s’acquitter du tarif hébergement. »
    Mais une analyse, dépassant un premier niveau de lecture - la satisfaction de voir reconnues les difficultés, l'aspiration à la réduction des inégalités - et recherchant les solutions proposées, trouve essentiellement un verbiage, à base de parcours (436 occurrences de ce terme dans le SRS), de télémédecine (57 occurrences), d'ambulatoire (140 occurrences), de coopération, collaboration (128 occurrences), coordination (196 occurrences) et des contradictions majeures, comme le manque reconnu de médecins généralistes et les taches nouvelles qu'on leur propose comme de remplacer les médecins scolaires pour l'examen obligatoire dans la 6ème année de l'enfant.

    Les éléments essentiels sont :
    - le cadre financier contraint revendiqué
    - l'ignorance totale du service public
    - la recherche d'une pseudo qualité aseptisée
    - l'annonce d'une recomposition de l'offre de soins hospitalière.

    Le verbiage voulant répondre aux aspirations des populations rend particulièrement difficile l'intervention des usagers, professionnels et élus sur le contenu de ce PRS. Pourtant il est inacceptable ! Ce document se termine donc par quelques éléments permettant des interventions. Rappelons que toutes les collectivités sont amenées à donner leur avis dans le cadre d'une consultation réglementaire se terminant le 15 mai dans le Grand Est.

    Pour faciliter la lecture de ce commentaire du PRS, c'est en annexe  que se trouvent les éléments déjà commentés : situation sanitaire de la région, télémédecine, prévention, ambulatoire …

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  • On ne peut pas faire confiance à A. Buzyn !

    La nouvelle stratégie de santé met en avant la prévention, mais la ministre de la santé n'en veut pas !
    Elle ne veut ni médecins scolaires, ni médecins du travail ! Je l'avais déjà entendu argumenter que toute obligation à l'installation des médecins serait contre productive en incitant les jeunes à devenir médecins scolaires ou médecins du travail. J'avais espéré que ce ne soit qu'une maladresse ... mais elle récidive ! Regardez donc cette vidéo trouvée sur le site du Sénat : il s'agit de son audition devant la commission.de l'aménagement du territoire et du développement durable et si vous voulez voir tout le débat, cliquez ici.
    Quel mépris pour ces professionnels dont on a tant besoin ! Cela traduit deux choses :
    - Une vision tronquée de la prévention, renvoyant chacun à sa responsabilité individuelle. Evidemment, ne pas avoir de médecins scolaires, c'est faire faire des économies à l'Etat et ne pas avoir de médecins du travail, c'est éviter des dépenses au patronat, justifier la raréfaction des examens obligatoires et la disparition de toute surveillance des conditions de travail.
    - Un mépris pour le salariat : seuls sont dignes de son attention les médecins qui veulent bien s'engager dans une "entreprise " de soins en devenant libéraux !
    Pourtant il y a bien d'autres arguments pour refuser, comme elle le fait, la coercition et les aides financières incitatives pour régler la question des "déserts médicaux" : les aides ne font que mettre en concurrence les territoires dans la recherche de médecins généralistes et la coercition n'a jamais été une solution durable. il s'agit bien de construire les conditions de vie et de travail qui permettront aux médecins de se sentir bien dans leur peau ! Cela passe par le développement d'un service public de soins de proximité ! Mais de cela, elle ne veut pas non plus !
    Mais l'idéologie réactionnaire de cette femme l'amène aussi à dénigrer les zones périurbaines, devenant dans sa bouche synonyme de violence !
    Comment peut on compter sur un ministre qui a tant de préjugés !


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  • Stratégie de transformation du système de santé. Rions ... JAUNE pour ménager nos nerfs !

    Il y a le feu, des luttes partout, comme le relaient les parlementaires communistes qui ont entrepris le tour de France des hôpitaux. Il y a le feu, car il y a urgence sanitaire, alors, le Premier Ministre et la Ministre de la santé ont annoncé des mesures pour notre système de santé. Le dossier de presse peut être trouvé en cliquant ici.
    Rions JAUNE, car il vaut mieux en rire, mais le vide des annonces est dramatique. Décryptage :
    - l'analyse de la situation est partiale en identifiant quatre faiblesses de notre système de santé.
    La première est déjà tout un programme, en regrettant le trop faible investissement dans la prévention. Mais les projets du gouvernement actuel dans ce domaine, dévoilés dans la stratégie nationale de santé, publié au journal officiel fin décembre (on peut retrouver ce décret en cliquant ici) font essentiellement référence à la responsabilité individuelle, survolent la question des liens entre santé et travail (c'est vrai que ce même gouvernement a supprimé les CHSCT !), sans jamais mettre en cause les responsabilités du capitalisme, tant dans les pollutions, que dans la mal-bouffe ou dans les pathologies du travail.
    Les trois autres regroupent les difficultés des liens entre ville et hôpital, dites sous des formes différentes, mais sans analyser les causes de ces difficultés. La suppression de postes de secrétaires médicales, par exemple, jugées non productives, complique les mises en relation ! Si l'hôpital a pris tant d'importance, c'est aussi parce que le service public joue son rôle en bouchant les trous des prises en charge en ville. Quant à la dispersion des ressources, regrettée par la Ministre, elle est précisément le résultat du caractère privé d'une bonne part de notre système de soins, en espérant que ce constat par la Ministre ne conduise pas à des restructurations et à des fermetures de services hospitaliers, car il y a dispersion et dispersion et la dispersion géographique des soins ne relevant pas de l'ultraspécialisation est indispensable !
    Passons aux propositions.
    - "Inscrire la qualité et la pertinence des soins au coeur des organisations et des pratiques" relève de l'injure aux professionnels de santé qui ont toujours cherché qualité et pertinence, mis à part, sans doute quelques médecins mafieux, plus soucieux de leur tiroir caisse que de médecine.
    - "Repenser les modes de rémunération, de financement et de régulation" n'arrangera rien, si l'enveloppe globale n'est pas augmentée (vous pouvez relire ce que j'ai déjà écrit à ce sujet ici)
    - "Accélérer le virage numérique" ne réglera pas le manque de professionnels : la télémédecine nécessite aussi des professionnels disponibles, quand au dossier médical partagé, il a déjà fait coulé beaucoup d'encre et dépensé beaucoup d'argent, sans que les garanties en terme de confidentialité ne soient bien certaines.
    - "Adapter les formations et les ressources humaines aux enjeux du système de santé" reprend du déjà dit, sur lequel on aimerait avoir autre chose que des déclarations d'intentions, comme sur la refonte des études médicales, et est aussi lourd de menaces : un observatoire de la qualité de vie au travail des professionnels de santé et le salaire au mérite ne régleront pas le malaise du personnel hospitalier qui veut avant tout avoir le temps de bien faire son travail et le développement des pratiques avancées ne peut être conçu comme un moyen de faire des économies. Qui dit pratiques avancées dit revalorisation salariale !
    - "Repenser l'organisation territoriale des soins" est dans la continuité des décisions des précédents gouvernements, ayant abouti à la catastrophe sanitaire actuelle : mettre la charrue avant les boeufs en obligeant à la réduction des durées d'hospitalisation, sans avoir améliorer les prises en charge en ville, ne pas vouloir mettre en place un véritable service public de soins de proximité, "approfondir les groupements hospitaliers de territoire" alors que la gradation des soins, ce n'est pas la fermeture des services de proximité à laquelle conduit la réforme des GHT !
    Sourions JAUNE sur les moyens : 100 millions quand 4 milliards d'euros passent des caisses de la sécu à celle de l'état à travers la taxe sur les salaires des personnels hospitaliers : 4 milliards, c'est ce que perd l'Etat avec la suppression de l'ISF. Sans parler de l'argent des radars, digne d'un gag !
    Et pour la méthode, si la consultation numérique des citoyens est à la hauteur de celle pour la stratégie nationale de santé, inutile de dire qu'elle ne servira à rien, car des questions de type plébiscite ne font pas avancer la réflexion !

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  • Sedan : rassemblement devant l'hôpital lundi 12 février à 12 h

    Le jour n'est pas choisi au hasard : des responsables de l'Agence Régionale de Santé viennent ce jour là organiser une pseudoconcertation sur l'avenir des hôpitaux des Ardennes, une concertation avec des interlocuteurs triés sur le volet et dont sont exclus les personnels et la population, pourtant les premiers intéressés ! C'est l'avenir même de l'hôpital de Sedan qui est en cause et la réponse aux besoins de santé de tout l'est du département à travers un plan de regroupement des activités avec l'hôpital de Charleville-Mézières pour faire des économies : la néonatalogie est menacée, fragilisant l'avenir de la maternité, la chirurgie et le fonctionnement nocturne des urgences aussi. Ceci est la conséquence des lois Bachelot puis Touraine , dont Buzyn, la ministre de la santé de Macron, se sert pour amplifier les restructurations, avec un faux nez de qualité.
    On peut d'ailleurs sourire de l'empressement de la droite sedanaise à défendre l'hôpital, alors qu'aucun de ses parlementaires n'a réclamé la seule mesure susceptible de mettre fin à la situation dramatique des hôpitaux : l'augmentation de l'enveloppe globale consacrée à leur budget. Pourtant des solutions existent : les hôpitaux donnent chaque année à l'état 4 milliards d'euros à travers la taxe sur les salaires, l'équivalent du manque à gagner du à la suppression de l'ISF !
    Venez lundi devant l'hôpital de Sedan, et venez aussi jeudi 15 à 18 h salle de Nevers échanger sur la sécu et le financement des soins.
    N'hésitez pas non plus à signer deux pétitions, l'une initié par un collectif défendant l'hôpital Belair (l'ARS veut lui sucrer 10% de son budget !) en cliquant ici et l'autre par des médecins de Sedan, profondément attachés à la notion de service public, en cliquant ici.

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