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Le blog de Michèle Leflon - Page 2

  • Changeons de regard sur la vieillesse dans notre société de luttes de classe !

    Silo, l'agora des pensées critiques, présente un très intéressant dossier intitulé "Chances et défis de l'allongement de la vie - Changeons de regard sur la vieillesse". Vous pouvez le retrouver en cliquant ici.
    Une contribution m'a incitée à commentaires : celle de Christian Heslon « Sortir du mythe du vieillissement démographique  pour inventer une société à quatre ou cinq générations ». Ce texte est très intéressant en allant à contre-courant de ce que nous distille chaque jour l’idéologie dominante : le poids croissant de la vieillesse justifiant toutes les régressions, des retraites en particulier.
    Certes, l'espérance de vie n'augmente quasiment plus : elle a même régressé en 2015 pour les deux sexes et depuis n'a progressé que pour les hommes (+0,2 ans depuis 2014) d'après l'INSEE et cela mérite de se poser quelques questions sur le devenir actuel de notre système de santé et sur le recul de l'âge de la retraite et la France est sous la moyenne européenne pour l'espérance de vie en bonne santé selon Eurostat sur des statistiques portant sur l’année 2016, chiffres repris dans un article du Monde du 19 février dernier.
    Mais la transformation de notre société est indéniable : de 1900 à 2000, l’espérance de vie en France est passée de 48 à 79 ans ! Donner une place à nos aînés devient un enjeu de société pour une société de tous les âges, pour le vivre ensemble essentiel face à une idéologie dévastatrice mettant en concurrence ceux qui travaillent et les retraités (mais aussi ceux qui n'arrivent pas à vivre correctement de leurs salaires et les chômeurs etc...)
    Pourtant, la partie "propositions" de cette contribution, si elle fait rêver (et il y a besoin de rêve et d'utopies) est dangereuse : nous ne sommes pas dans une société de bisounours mais dans une société de luttes de classe ! Quand nous en serons sortis, peut être pourrons nous envisager de travailler jusqu'à 75 ans, d'un travail choisi, sans domination. Mais pour l'instant, c'est le monde de l'exploitation capitaliste. Alors, ne donnons pas d'armes au capital. Oui au bénévolat, oui à l'engagement associatif, citoyen pour les retraités, mais il y a 5,5 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi, sans parler de ceux qui ont renoncés à être inscrits alors la diminution du temps de travail (tout au long de la vie et tout au long de la semaine) est plus que jamais d'actualité, même si la diminution du temps de travail n'est pas le seul remède au chômage et si la satisfaction de besoins non couverts aujourd'hui est une nécessité pour le social et pour l'environnement et serait créatrice d'emplois.
    L'enjeu est bien que le peuple puisse se réapproprier les milliards que le patronat prélève chaque année sur son travail.
    Alors, oui évidemment à une alternance travail formation tout au long de la vie, mais cadrons les choses par un statut assurant une sécurité emploi  formation entre 18 et 60 ans, dans laquelle on pourrait inclure la possibilité de périodes consacrées à l'engagement associatif, citoyen et évitons de promouvoir le revenu universel. Il fait même partie de la panoplie des libéraux les plus extrêmes comme mesure pour assurer la paix civile malgré les insupportables prélèvements du capital et il aurait un effet très négatif sur les nécessaires augmentations de salaires pour que les travailleurs se réapproprient le fruit de leur travail.

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  • APA (aide personnalisée à l'autonomie) - une étude de la DREES

    La DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) vient de publier (12 juillet 2019) une étude sur les disparités d'APA à domicile entre départements. On peut la retrouver en cliquant ici.
    Pas question de revenir sur la complexité de cette étude et de ses calculs, mais simplement dire ici que les Ardennes (comme le Pas de Calais et l'Aisne) y sont souvent citées pour leur particularité.
    De nombreuses remarques peuvent être faites : j'en ferai 3.
    1° ce dossier montre que les disparités entre départements ne sont que faiblement liées aux politiques départementales mais à d'autres facteurs. La solidarité nationale doit donc s'imposer avec des dotations plus élevées dans les départements où le taux d'APA est plus élevé comme les Ardennes.
    2° un facteur est complétement laissé sous silence, c'est le pourcentage EHPAD publics/privés et donc le prix de journée. Un faible nombre de place en EHPAD public est sans doute plus corrélé à un faible recours à l'hébergement dans les cas de pertes de dépendance les plus élevées.
    A l'évidence, cela demande des études complémentaires et il serait bien que le conseil général et l'ARS s'emparent de cette question.

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  • Charleville-Mézières : une ville pour tous !

    Bon signe pour les élections municipales : la droite se sent certainement déjà en difficulté car un des principaux bras droits de B. Ravignon cautionne le dénigrement de Damien Lerouge sur son compte Twitter ! Le mépris affiché par Patrick Fostier (Encore hier soir, je cite son message sur Twitter : Attention, il est "migon") traduit sans doute l'état d'esprit de ce dernier vis à vis de tous ceux qui ne sont pas chefs d'entreprise comme lui, c'est à dire la majorité des Carolomacériens.
    Cette stupide polémique voudrait elle cacher des tractations entre Les Républicains, le parti de B. Ravignon et La République en Marche, confirmant l'adhésion de la majorité municipale actuelle aux politiques nationales de restriction des dotations financières aux communes, de casse des hôpitaux publics ... ?
    Et oui, si une liste aux prochaines élections municipales a été annoncée, conduite par Sylvain Dalla Rosa avec deux autres noms seulement, c'est bien pour en construire le contenu avec la population, tout en affirmant les principes symbolisés dans le nom donné à la liste : "Avec la gauche une ville pour tous".
    Pléonasme de parler à la fois de gauche et de ville pour tous, mais sans doute est il utile de rappeler, en cette période où tant ont trahi la gauche, terni son image que ce n'est pas un mot à associer à un parti politique mais bien à une idée : celle d'une société pour tous et non privilégiant une élite et plus précisément le grand patronat, comme le fait Macron et le faisait Sarkozy. Et ne pas tomber dans le "ni droite ni gauche" permet de garder le cap de la solidarité !
    Une ville pour tous : c'est une ville où les quartiers périphériques sont autant pris en compte que le centre
    Une ville pour tous, c'est une ville où on développe les services publics
    Une ville pour tous, c'est une ville qui intègre concrètement l'urgence écologique, pas en culpabilisant la population, mais en donnant les moyens à chacun d'être plus écologique : c'est le sens de la proposition pour la gratuité du transport en commun.
    Une ville pour tous, c'est une ville qui écoute ses habitants, tous !

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  • Une vraie politique solidaire de la perte d’autonomie

    Dans la suite de mes deux précédents articles, analysant le rapport Libault, voici quelques propositions pour une vraie politique solidaire de la perte d'autonomie.
    Retenons de la consultation la volonté populaire de la prise en charge publique : c’est un point d’appui essentiel dans les luttes à mener pour une politique solidaire permettant de prévenir et de minimiser les conséquences de la perte d’autonomie pour assurer à nos aîné.e.s une vie digne.

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  • Pour la démocratie je vote pour la liste menée par Ian Brossat le 26 mai !

    E. Macron joue un jeu dangereux pour la démocratie.
    Les élections européennes ne sont pas le deuxième tour des élections présidentielles ! Ce sont même les seules élections à la proportionnelle.
    En présentant la liste menée par Nathalie Loiseau, celle de LREM, Renaissance, comme celle du barrage à l'extrême droite, au Rassemblement National, E. Macron et son gouvernement, aidés par les médias soumis à la finance, poussent leurs adversaires vers le RN, qui, évidemment, se présente comme le seul opposant à Jupiter.
    La question n'est pas quelle liste arrivera en tête le 26 au soir. Ce qui compte, c'est que ces deux listes, celle de LREM et celle du RN, celle de la finance internationale et celle de la finance nationale, obtiennent le minimum de suffrages !
    Mais sans doute, la démocratie est le dernier des soucis d' E. Macron, lui qui veut tout gérer en personne, lui qui tolère les atteintes à la liberté de manifester et ne dénonce pas des attitudes intolérables des forces de l'ordre comme lors de la manifestation du 1er mai à Paris.
    La question est d'utiliser ces élections pour ce à quoi elles sont destinées : élire des députés au parlement européen !
    Et de ce point de vue, on peut faire confiance au PCF ! C'est le seul parti à s'être toujours prononcé contre les traités européens, car, depuis le début, il a compris que ces traités n'étaient pas faits pour les gens, mais pour la finance. Et il ne lutte pas contre l'Europe, mais contre le capitalisme. Son internationalisme le conduit à oeuvrer pour l'Europe des gens : nous avons tous à gagner à une Europe se construisant contre le pouvoir de la finance, permettant les coopérations plutôt que la concurrence !
    Et voter pour la liste menée par Ian Brossat, c'est évidemment mettre un carton rouge à Macron !

    Catégories : Au fil des jours Lien permanent 0 commentaire