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Le blog de Michèle Leflon - Page 30

  • Reconstruire une bonne gauche pour changer la politique et surtout la vie, c'est voter Mélenchon dimanche

    À tous les résignés de la misère et des inégalités,  j'ai envie de dire : donnons nous une chance et votons pour JL Mélenchon dimanche.
    Bien sûr,  quel que soit le résultat,  ça ne réglera pas tout.
    Mais, quel que soit le résultat, le patronat et le monde de la finance devront tenir compte de l'importance du vote des insoumis à l'ordre capitaliste qui se seront exprimés avec le bulletin de JL Melenchon: alors ne mégotons pas.
    Et, qui sait ? S'il était au second tour, ce serait une chance pour notre pays et pour la paix en Europe et dans le monde et ceci est à portée de main.
    Mais quelque soit le résultat il nous faut reconstruire une gauche démocratique,  sociale, écologiste,  enrichie de toute la diversité des insoumis au monde de la finance et des inégalités, sur le terrain de la lutte et des solidarités concrètes, en lien étroit avec le monde du travail, les quartiers de nos villes, les campagnes si oubliées des services publics.
    Car quelque soit le résultat il va falloir se battre contre le monde de la finance et les tenants du capitalisme.
    Le contexte des élections législatives variera évidemment selon les résultats des présidentielles. 
    Mais de toute façon elles devront servir à la reconstruction de cette gauche, que ce soit, si par bonheur Mélenchon était élu,  pour participer à un vrai changement et pas à un remake de 1981 et du tournant de la rigueur de 83, ou que ce soit pour mettre en difficulté un gouvernement au service du patronat 
    Reconstruire la gauche, c'est bâtir un vrai projet pour la France et ses habitants, de nationalité ou pas, dans la pluralité des attentes pour autant qu'elles soient conformes au bien commun. Par exemple ( et pour ceux qui ont peur du communisme, peur sur laquelle joue Hollande, cela devrait les rassurer) le programme économique de Mélenchon n'est pas marxiste mais keynésien (en gros la doctrine économique des socialistes avant leur abdication devant la finance). Est ce suffisant pour éviter un retour de bâton du monde de la finance même si dans l'immédiat cela devrait améliorer les choses ? Il faut en discuter. 
    L'avenir de la gauche ne passe pas par une France Insoumise transformée en parti politique mais par un vrai pluralisme. Le PCF a une conception beaucoup plus globale des changements à faire plutôt que le catalogue revendicatif de la FI où l'envie de plaire l'emporte parfois sur la cohérence en particulier sur le plan écologique mais pas que. Il faut s'en servir ! D'ailleurs Mélenchon et la France Insoumise a tort de vouloir tant dire de mal du PCF. Il s'aliène ainsi, non seulement des électeurs du PCF mais aussi uns foule de gens, souvent devenus abstentionnistes, autrefois électeurs du PCF, qui n'ont pas accepté les participations communistes aux gouvernements socialistes, en particulier celui de Jospin, mais pour qui le rejet du PS par Mélenchon ne suffit pas : à juste titre, ils estiment son programme social-démocrate et bien loin du communisme auquel ils aspirent et son anticommunisme les blesse. 
    Reconstruire la gauche, c'est aussi laisser la place aux jeunes ! J'avoue que j'en ai eu marre de la coordination du Front de Gauche dans les Ardennes où j'ai parfois eu l'impression qu'il fallait animer un club de retraités qui s'ennuyaient mais prêts à la lutte des places plutôt qu'à aider la génération suivante à prendre toute sa place dans la bataille politique comme au moment des élections régionales. Et en disant cela, ce n'est évidemment pas pour dire que les retraités n'ont pas un rôle à jouer : ils ont l'avantage du temps et de l'expérience mais cela doit toujours être avec le souci de la transmission et par exemple je ne comprendrais pas qu'un retraité de la France insoumise se présente contre Igor Nivelet candidat du PCF dans la valleye alors que j'ai tout fait pour qu'un plus jeune reprenne le flambeau.
    Dans l'immédiat,  on vote Melenchon dimanche : chaque voix sera un signal contre le monde de la finance et pour une France plus juste.

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  • Pour votre santé, votez Jean Luc Mélenchon !

    La campagne électorale ne doit pas faire oublier tout le reste ... et tout le reste, c'est entre autre les travaux de l'ARS (Agence Régionale de Santé), que ce soit dans l'élaboration du futur PRS (plan régional de santé) ou sur le terrain des hôpitaux. La gravité de la situation a d'ailleurs un lien très concret avec la campagne électorale : elle ne peut que nous inviter à voter Jean Luc Mélenchon, le seul candidat susceptible d'être élu voulant répondre aux besoins des populations, plutôt qu'à ceux de la finance.
    L'ARS du Grand Est vient de faire connaître l'avant projet du COS (cadre d'orientation stratégique) du PRS, un document essentiel puisqu'il engage les orientations de l'ARS pour dix ans, deux PRS. Malgré un discours technocratique de langue de bois, ce document est d'une grande clarté sur les buts recherchés : faire des économies. Je cite : "Du fait d’une moindre croissance économique et du niveau élevé du chômage, le dynamisme des revenus d’activité ne suffit pas à couvrir celui des dépenses de santé, principalement tiré par le vieillissement de la population. Cette inadéquation entre les recettes et les dépenses se traduit par un déficit persistant de l’Assurance maladie obligatoire. (...)  Le redressement des comptes publics est donc une nécessité pour sauvegarder notre système social, et en particulier notre système de santé."
    Comme dans l'ensemble des politique de prévention en santé pour le gouvernement et les autres adeptes du libéralisme, le travail n'existe pas, le danger constitué par le recul de l'âge de la retraite, évidemment pas non plus et l'orientation de ce COS repose uniquement sur l'éducation des comportements, volontiers culpabilisatrice.
    Quand à la politique de soins, elle met la charrue avant les boeufs : vider les hôpitaux, avant d'avoir construit un véritable réseau de prise en charge ambulatoire (c'est vrai que les techniques se modernisant, certaines hospitalisations peuvent être raccourcies, mais sous certaines conditions de poursuite de soins à construire et pas pour tous les patients, quoiqu'en disent les administratifs) et utiliser les technologies du numérique avant d'en avoir valider l'utilité (car il y a à boire et à manger là dedans !) et avec des contradictions énormes, car tout en reconnaissant le vieillissement de la population, ce COS propose des perles, comme de ne plus servir les hospitalisés dans leur chambre, mais de faire des restaurants en self service : on imagine papy ou mammie avec ses cannes porter son plateau repas ! Je reviendrais sans doute dans quelque jours plus en détails sur ce document !
    Quand à la situation de nos hôpitaux, elle se dégrade en silence !
    A Sedan, c'est la fermeture de 24 lits d''hospitalisation de semaine qui est annoncée avec à la clé la suppression de 10 emplois. Des personnels mutent vers l'hôpital de Charleville-Mézières (encouragés par la direction ?) : cela fait craindre des annonces plus graves encore !
    A Charleville-Mézières, l'ARS demande à l'hôpital de revoir sa copie de l'EPRD (Etablissement prévisionnel des recettes et des dépenses, ce qui remplace le budget prévisionnel), car celui prévoit un déficit de l'ordre de 2 millions d'euros.
    En allant un peu plus loin, on apprend que la chirurgie de l'hôpital de Vitry le François ferme : une action est décidée pour samedi prochain. Dans cet hôpital, rattaché avec celui de St Dizier au groupement hospitalier de la Meuse, c'est un cadeau pour les cliniques privées du groupe Courlancy, pour la future clinique de Bézannes.
    Et Marisol Touraine semble mettre un point d'honneur à terminer le quinquennat en étranglant un peu plus les hôpitaux : l'arbitraire de la tarification à l'activité avec des tarifs décidés par décrets continue à frapper : un décret paru le 1er mars transforme des soins autrefois comptabilisés comme hospitalisation de jour en simple acte effectué en consultation, avec un manque à gagner pour les hôpitaux qui a été chiffré à 5 M € pour le CHU de Reims, 600 000 € pour l'hôpital de Chalons en Champagne, combien à Charleville-Mézières et à Sedan ?

    Catégories : Ardennes, Champagne Ardenne, santé et protection sociale Lien permanent 0 commentaire
  • Pour changer le réel, je voterai Jean Luc Mélenchon

    Si vous arrivez au bout de cet article  relativement long, c'est à dire si vous ne vous êtes pas arrêtés parce que vous en êtes en désaccord avec telle ou telle phrase, vous aurez le pour et le contre de ce qui m'amènera à voter JL Mélenchon. Si je commence ainsi, c'est parce que je sais l'enthousiasme ... ou l'extrême susceptibilité de certains qui considèrent que le moindre reproche à Jean Luc Mélenchon nuit à sa campagne, sauf que les gens sont comme moi, ils pèsent le pour et le contre, argumentent et ne se contentent pas de slogans : ils ont été trop déçus.
    L'époque des croyances, l'époque où l'on suivait le grand chef est fini. Les gens réfléchissent, discutent  le pour et le contre et nier les inconvénients serait faire croire que nous sommes encore dans le passé. Dépasser les slogans, la seule manière de convaincre les potentiels abstentionnistes, c'est tout dire, avantages, inconvénients, bien, mal, moyen, bref, aider à une réflexion... C'est aussi nécessaire pour construire l'avenir, car l'élection présidentielle n'est pas la fin de l'histoire, mais une étape, quel qu'en soit le résultat et dans la situation complexe du monde d'aujourd'hui, les raisonnements ne peuvent être simplistes.

    Avant tout quelques  éléments sur la manière dont je vois la situation dans le monde et la France actuellement. L'évolution du monde s'accélère et nous sommes à la croisée des chemins du meilleur et du pire,
    - avec la révolution informationnelle qui peut une société de contrôle généralisée et de libertés réduites  ou un développement sans précédent des échanges intellectuels,   culturels, des relations humaines. ..  mais aussi avec de nouvelles technologies comme le génie génétique pour lesquels un contrôle démocratique est nécessaire pour juger des applications utiles et des nuisibles.    
    - avec la pression de l'homme sur la nature : l'homme ne vit plus en symbiose avec elle. Ce qui lui a permis de se développer, c'est bien précisément la manière dont il a utilisé la nature pour se nourrir, se vêtir, se chauffer, se déplacer ... mais les ressources de la planète ne sont pas infinies et le réchauffement climatique qu'il a généré nécessite des mesures urgentes à l'échelle planétaire.
    Et tout cela s'imbrique dans la crise du capitalisme, à la recherche d'un nouveau souffle pour accroître les profits de quelques-uns, au détriment des femmes et des hommes, prêt à tout et c'est bien ce système économique qu'il nous faut dépasser pour pouvoir envisager sereinement toutes les autres difficultés, non à la lumière du taux de profit, mais du bien pour l'humanité. Il y a urgence : les déséquilibres sociaux sont facteurs de violences, de guerres

    Qu'est ce qui pourrait me retenir de voter Mélenchon ? Deux choses que je vais développer, la première, c'est sa conception de la politique, la seconde, c'est sa visée transformatrice qui reste celle d'un social démocrate.
    Une conception de la politique en continuité avec la Vème République : il veut être le monarque ! Je sais, je vais faire hurler mes camarades de la France Insoumise en écrivant ceci et ils auront raison, puisque JL Mélenchon a annoncé vouloir réunir une constituante ! Mais son comportement (peut être est-ce nécessaire dans cette élection ?) est bien celui d'un monarque, qui se place au dessus des partis. Et quelle est la démocratie de la France Insoumise, de l'élaboration de son programme ? L'apparence y est, puisqu'il était possible de contribuer par internet. Mais le nécessaire débat n'a pas eu lieu : des "experts" ou la garde rapprochée de JL Mélenchon ont écrit, jugeant seuls de la pertinence des contributions, jugeant de ce qui est bon pour le peuple. Nous restons dans cet élitisme des énarques et autres experts, souvent autoproclamés, dont je ne nie pas les compétences, mais les questions sont trop complexes pour rester dans un cercle restreint et ne pas être soumises à la dure mais nécessaire confrontation avec tous ceux qui sont concernés au premier chef parce que c'est leur vie et par ceux qui essaient de traduire les aspirations populaires parce qu'ils sont immergés dans le peuple : les militants dans toute leur diversité. Rejeter les partis politiques, devenus symbole de la crise de notre société, ne doit pas conduire à faire pire !
    Nous ne changerons pas le pays contre lui mais avec lui, ce qui suppose de rassembler largement des populations aux intérêts variés, parfois divergents même si l'immense majorité a intérêt au changement. Et de ce point de vue, le "qu'ils dégagent" est nuisible. Bien sûr dans le cercle militant on comprend ce que sous entend le "ils" : les patrons du CAC 40, les politiques à leur solde, les faiseurs d'opinion entérinant l'ordre établi. .. Mais le "ils" peut devenir pour d'autres, moins au fait des sous-entendus, tous ceux qui ont une quelconque autorité, enseignants par exemple ou maire d'une petite commune développant un immense bénévolat auprès de ses administrés et cela est facteur de division de notre société, de rejet de l'autre, là où nous avons besoin d'un projet pour toute la société. Le "dégagisme" comprend aussi, pour certains militants de la France insoumise,  se débarrasser du PCF, un vieux rêve de soixante-huitards attardés, - mais aussi des capitalistes ! - et je dis cela sans esprit partisan mais le recrutement social du PCF n'est pas celui de la FI et s'il a perdu de l'influence, il reste beaucoup plus proche des ouvriers et employés, des quartiers populaires, que ne peut l'être le parti de gauche ou la FI qui s'adresse plus à des jeunes qui ont fait des études et ne trouvent pas le boulot à la hauteur des efforts qu'ils ont fournis, parfois donneurs de leçons vis à vis de jeunes tout aussi capables mais victimes d'une école de l'exclusion. Or nous ne réussirons le changement que par la rassemblement de tous. Nous rêvons tous en ce moment à une qualification pour le second tour. Les qualifiés auront vraisemblablement entre 20 et 25% des voix, moins d'un quart des votants. Cela peut assurer une élection, mais la suite devra, pour changer réellement, reposer sur un rassemblement beaucoup plus large des Français !
    Toujours s'adapter à la situation et à ses adversaires est de bonne tactique : peut être faut il un candidat à l'allure monarchique pour se sortir de cette république monarchique et reconnaissons à JL Mélenchon un incontestable talent de tribun et un discours de rupture avec le capitalisme.
    Discours de rupture, mais regardons les contenus de plus près. Il reste dans l'aménagement du capitalisme et c'est la seconde chose que je lui reproche. Certes nous n'instaurerons pas le communisme du jour au lendemain : ce sera une construction progressive avec des périodes d'accélération ou de stagnation. Mais il faut ne pas donner prise à des reculs. Prenons un exemple : la sécurité sociale reste en place 70 ans après sa création, malgré les attaques incessantes du patronat et de la droite  parce qu'elle était une rupture et mettait au coeur des rapports de production la sécurité des travailleurs. Le projet de fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG est éminemment dangereux car même si la seconde version du programme précise que les recettes destinées à la sécu resteront fléchées, le premier gouvernement de droite venu pourrait revenir sur ce fléchage et diminuer les dépenses sociales alors qu'il est nécessaire d'aller au coeur du processus de création de richesses et d'agir sur leur répartition avec, comme le propose le PCF, la taxation des revenus financiers des entreprises et surtout la création d'un cercle vertueux faisant d'autant plus surcotiser les entreprises qu'elles ne sont pas dans une optique de progrès social et environnemental.
    J'ai aussi beaucoup d'interrogations sur son programme écologique, amalgame de revendications associatives plutôt que vision globale. En 2012 on a eu droit à la géothermie. Cette année c'est aux énergies marines. Le réchauffement climatique nécessite une approche globale, d'économies - çà il le dit - mais aussi d'utilisation de toutes les énergies décarbonées y compris le nucléaire sauf à faire comme l'Allemagne, du discours et l'augmentation des rejets de CO2 par utilisation de charbon et de gaz quand le vent ne souffle pas !
    Pareil pour l'alimentation bio ou végétarienne : est il au courant que certains enfants ne mangent de la viande qu'à l'école et qu'une alimentation végétarienne suppose un équilibre de tous les repas. Quant au bio, je ne veux pas d'une alimentation à deux vitesses, du bio pour les bobos et des légumes aux pesticides pour ceux qui n'ont pas les moyens. C'est donc toute l'alimentation dont il faut améliorer la qualité, et sans opposer les paysans, entre celui qui a franchi le pas du bio et celui qui est prisonnier de ses dettes. Tournons nous plutôt vers l'industrie chimique. Et si on faisait surcotiser à la sécu les producteurs de pesticides ? Sans oublier l'augmentation des salaires et des revenus de remplacement permettant à chacun de se nourrir sainement.
    Je pourrais en rajouter ... Mais tout cela ne m'empêchera pas de voter Mélenchon le 23 avril !
    Déjà, je n'envisage pas l'abstention : c'est laisser les autres choisir à notre place et même si le politique, ce n'est pas tout et cela doit être associé à la lutte sociale contre le grand patronat, la situation ne sera pas la même en France avec un Mélenchon comme président de la république qu'avec un suppôt du capitalisme comme les Le Pen-Fillon-Macron. Certains voudraient utiliser le vote blanc pour montrer que le choix qu'on leur propose ne leur convient pas. Mais il y a autant de diversité que d'électeurs, alors évidemment, aucun candidat ne pense tout à fait comme nous, et ce n'est pas un vote blanc qui dira ce que je pense !
    J'élimine évidemment les Le Pen-Fillon-Macron. J'élimine aussi les "petits" candidats, même si le discours de Poutou me plait bien. Mais comme je l'ai dit en titre je veux contribuer à changer le réel, pas seulement témoigner.
    Reste Hamon. J'ai hésité à un moment  : socialiste ou ex socialiste comme Mélenchon, c'est un peu pareil ! Je suis contre sa proposition de revenu universel, une simple manière d'amender le capitalisme, et d'ailleurs une mesure préconisée par certains économistes ultralibéraux, mais sa victoire à la primaire du PS avait traduit un réveil de l'électorat socialiste, montré qu'il existe dans ce pays, quoi qu'on en dise, beaucoup de gens porteurs de valeurs de progrès social, mais la dynamique n'est pas là (mais faut il croire les sondages ?). Surtout il s'est disqualifié à mes yeux par son soutien à l'intervention militaire de Trump en Syrie. A l'horreur des armes chimiques, Trump a rajouté l'horreur de la guerre pour le plaisir de montrer que le président des Etats Unis est le maître du monde, dans cette poudrière qui nécessite surtout tant d'initiatives diplomatiques et Hamon approuve ce va-t-en-guerre
    A lire tout cela, vous allez penser que je ne vais voter Mélenchon que par défaut ! Ce n'est pas le cas, car il y a bien des choses qui me plaisent dans son programme, à commencer par sa volonté de réunir une constituante : l'élection présidentielle de cette année serait la dernière ! Il n'y aurait plus de ces tragicomédies tous les cinq ans où on ne sait plus s'il faut voter pour ses idées ou stratégique en fonction des sondages, où les idées passent au second plan derrière les petites phrases. Et, évidemment, c'est le seul, même si on pourrait encore améliorer, à avoir vraiment envie de changer la répartition des richesses dans notre pays.
    Et puis, je n'ai aucune inquiétude : Mélenchon président ne pourrait être monarque ! Les insoumis qui l'entourent ne le supporteraient pas !
    Donnons nous une chance de changer le réel en votant MELENCHON le 23 avril ! Ce serait une formidable ouverture pour l'avenir ! Et après, on discute programme : les législatives seront là pour cela et surtout on n'oublie pas que l'adversaire, c'est les grands patrons, la finance  quelque soit le résultat des élections présidentielles, l'action doit continuer : avant même le second tour il y a le 1er mai !
     

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  • L'hôpital malade !

    Comment un hôpital malade peut il soigner ? Car c'est bien le résultat des politiques des gouvernements successifs, tous adeptes de moins de dépenses publiques, de moins de solidarité donc : l'hôpital est malade.
    Et la carte ci-dessus relève malheureusement le nom de celui de Charleville-Mézières comme d'un où ça va mal !
    Cette carte est un extrait, centré sur le nord est de la France, de celle faite par l'association Jean Louis Megnien, du nom de ce médecin de l'hôpital Pompidou à Paris qui s'est suicidé. Je partage toutes les réserves émises par l'association sur cette carte : il ne s'agit que des informations que l'association a, à relativiser dans tous les sens. Vous pouvez trouver l'ensemble du document, la carte complète et les commentaires en cliquant ici.
    Mais ce n'est malheureusement que la confirmation de ce que nous savons pour l'hôpital de Charleville-Mézières : les personnels souffrent comme partout ailleurs du fait des mesures d'économies qui ne leur permettent pas de faire leur travail aussi bien qu'ils le voudraient pour le bien des patients, mais pour certains plus encore, du fait d'une gestion des personnels maltraitante, avec une direction qui s'est appuyée à une époque sur les cadres (médecins ou paramédicaux) les plus opportunistes et les moins regardants sur l'éthique pour faire avancer ses projets de restructuration pour plus d'économies, cet absurde projet de faire entrer le privé paré de toutes les vertus dans l'enceinte même de l'hôpital ; avec du mépris pour ceux qui défendent les valeurs du service public ; avec de la mise en concurrence.
    Plus que jamais, la lutte est nécessaire : les personnels, avec le soutien des usagers ont manifesté le 7 mars pour dire stop à cette décomposition de l'hôpital. Ci-dessous vous trouverez l'interview de Christine Caruzzi, secrétaire du syndicat CGT de l'hôpital Manchester et suppléante du candidat du PCF, Igor Nivelet aux prochaines élections législatives.
    Car il faut lutter, dans les hôpitaux, dans la rue, mais aussi se servir de la séquence électorale de cette année. Et quelqu' en soit l'issue, les voix qui se seront portées sur les candidats du progrès social, des services publics, du refus de la finance comme leit motiv de notre société, pèseront dans la société future.
    Le PCF porte une vision large et prospective pour repenser le système de santé et l’hôpital public et répondre aux besoins de santé. : revivifier les missions de service public, pour questionner la place de l’hospitalisation dans l’évolution des soins, repenser de véritables coopérations inter-hospitalières sur la base de la continuité des soins, replacer l’hôpital de proximité dans un maillage de service de santé publique de proximité, avec un réseau de centres de santé…Cela nécessite débat, créativité et démocratie à tous les niveaux à l'opposé des décisions arbitraires des ARS actuelles.
    Cela suppose d'en finir avec le financement à l’activité (T2A), véritable escroquerie dans le cadre des enveloppes fermée et répondant à des critères productivistes. Il faut restaurer de véritables budgets de fonctionnement hospitaliers, adossés à une nouvelle approche de financement de l’activité et des plans d’investissements pluriannuels garantis par l’Etat

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  • Le président du conseil départemental des Ardennes est schizophrénique : il veut augmenter les impôts locaux

    et il a parrainé F. Fillon, partisan d'une baisse des dotations de l'Etat aux départements !
    Il n'est nullement dans mon intention de nier la situation difficile des finances départementales, ni même de critiquer par principe toute hausse d'impôts, qui pourrait avoir un sens si c'était pour plus de services publics, plus de solidarité (encore qu'une réforme fiscale est nécessaire pour rendre les impôts locaux plus justes)
    Mais nous n'allons pas vers plus de services publics ! Et par exemple, les réductions de moyens pour le déneigement, qui ont fait la preuve de leur dangerosité cet hiver, devraient être reconduites.
    Le rapport d'orientation budgétaire se fait menaçant pour les collèges : "... je  soumets  aujourd’hui  à votre  décision  l’engagement  du  Département  pour  mener  avec,  et  à  la  demande de la Direction  des  Services  Départementaux  de  l’Education  Nationale  une  concertation  sur  ce sujet   de   la   carte   scolaire,   notamment   à   la   lumière des   contraintes   financières, démographiques et patrimoniales actuelles et à venir.". Suit un paragraphe sur l'importance des dépenses d'entretien des collèges. L'argument financier sera-t-il l'élément déterminant d'une nouvelle carte des collèges ... bien loin des besoins de nos jeunes ?
    Et cerise sur le gâteau B. Huré soutient, comme ses vice-président-e-s, P. Cordier et B. Poletti, candidat-e-s aux élections législatives, le programme de F. Fillon. Et qu'a dit celui-ci ? Il veut poursuivre la baisse des dotations de 7,5 milliards en 5 ans ... en s'appuyant sur le levier de l'augmentation du temps de travail ! La vidéo de cette intervention se trouve sur le site de l'association des départements de France (à voir en cliquant ici). Et le visionnage procure une surprise : savoir ce qui préoccupe B. Huré, puisqu'il a eu la possibilité d'interroger F. Fillon. On s'attendrait à une interrogation, même courtoise, par rapport à cette annonce de baisse de dotations. Eh non ! Ce qui le préoccupe, c'est de savoir si F. Fillon pense garder le mode d'élection actuel des conseils départementaux ou s'il veut revenir au projet de conseiller territorial ! Sans commentaire.
    Dans ces conditions rien ne peut légitimer une hausse des impôts départementaux !

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