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  • Penser, créer, se former : un travail invisible ?

    Carnets Rouges, la revue du réseau école du PCF, a pour thème en ce mois de juin : "Enseigner : quel travail ?". Ce numéro intéressera largement au delà du monde enseignant, car les réflexions dépassent le cadre du travail des enseignants pour revenir sur ce qu'est le travail, ses évolutions. L'article de Marine Roussillon, l'animatrice de ce réseau, dont j'ai repris le titre, est remarquable d'analyse des transformations du travail, et concerne tout le monde : comme elle l'explique, la part intellectuelle du travail augmente de plus en plus, avec cet impératif pour l'école, rendre les salariés de demain de plus en plus aptes à utiliser des savoirs, des technologies complexes, et cette contradiction forte : il faudrait que cela ne se traduise pas par des salaires plus élevés ou une maitrise accrue du travail ! L'aller-retour dans cet article entre le travail des enseignants, dont le temps de travail tient compte du temps d'élaboration des cours, corrections et autres - un temps de travail hors établissement que les pouvoirs publics aimeraient de plus en plus contrôler - et les transformations globales du travail avec une part intellectuelle de plus en plus externalisée hors temps de travail, utilisée pour intensifier l'exploitation, cet aller-retour est vivifiant ! Avec à la clé des arguments pour une diminution généralisée du temps de travail. Les articles qui suivent ouvrent tout autant au débat, à la réflexion sans tabous, toujours sur le travail, sur les questions d'évaluation aussi.
    Vous y trouverez également un fort intéressant article de G. Aschieri sur le statut des enseignants, au service de l'intérêt général, articulant principe hiérarchique et responsabilité. Bref, lisez Carnets Rouges : vous les trouverez en cliquant ici.

    Catégories : Au fil des jours, Education, formation Lien permanent 0 commentaire
  • Pour le soutien aux militants de la CGT de Goodyear

    Réunion à Charleville-Mézières le lundi 27 juin
    18 h - salle de Nevers

    Liberticide !
    Les Hollande/Valls, en difficulté profonde face à la mobilisation populaire sur le projet de loi, voudraient interdire les manifestations ! C'est effectivement plus facile de casser un thermomètre que de soigner !
    Avec eux, la criminalisation de l'action syndicale a pris un nouveau tournant ! Rappelons l'histoire des Goodyear : après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT. Or, la justice, vraisemblablement avec le soutien du gouvernement, a décidé de poursuivre l'action contre 8 militants CGT de Goodyear et ils ont été condamnés à 24 mois de prison, dont 9 ferme. Un appel a évidemment été formulé : il sera jugé les 19 et 20 octobre à Amiens.
    Des comités de soutien à ces militants se sont formés dans toute la France. Il s'agit d'une lutte hautement symbolique dont le lien avec le projet de loi travail apparaît clairement : mettre un peuple à genoux devant le MEDEF, tel est le souhait du gouvernement et c'est évidemment insupportable !
    Deux des syndicalistes de Goodyear en cause seront présents à Charleville le 27 juin.
    Venez nombreux !

    Catégories : Ardennes Lien permanent 0 commentaire
  • Dans le projet de loi El Khomri, il y a aussi la casse de la médecine du travail !

    J'ai peu abordé dans ce blog le scandale du projet de loi El Khomri. L'immense succès de la manifestation d'hier ... et l'inacceptable position de défensive du premier ministre, qui ne trouve rien d'autre à dire que de demander à la CGT de ne plus organiser de telles manifestations, tant il se sent faible ... montrent bien le rejet de ce projet dans notre pays et plus profondément d'ailleurs la compréhension des Français qu'une autre politique économique et sociale est possible.
    J'en ai peu parlé, non pas que je sous estime l'importance de ce sujet - l'issue de ce conflit social aura sans doute un rôle déterminant pour l'avenir de notre pays - mais tout simplement pour éviter de répéter ce qui est mieux dit ailleurs !
    Mais je voudrais aujourd'hui donner quelques éléments sur l'article 44, celui qui concerne la médecine du travail.
    Car il n'y a pas que l'article 2 qu'il faut retirer. C'est tout l'esprit de la loi qui est mauvais en refusant d'admettre que le salarié n'est pas dans un rapport d'égal à égal avec son patron ! Alors, évidemment, comme dans toutes les lois Valls, le gouvernement a essayé de masquer l'inacceptable derrière ce qui pourrait être de bonnes mesures. Dans la loi Touraine, il y avait le tiers payant pour masquer le reste, ce qui est en train de conduire à une casse généralisée du service public hospitalier. C'était une mesure qui se donnait des airs de gauche, mais qui n'allait pas au fond du problème en ne revenant pas sur les franchises, les déremboursements, tout ce qui fait que le taux de remboursement est maintenant de l'ordre de 50% pour ceux qui ne sont pas en ALD (affection de longue durée), sans parler des avancées vers la casse des mutuelles historiques et la marchandisation de la protection sociale. Dans le projet El Khomri, il y a, pour se donner l'air d'être auprès des salariés, le compte personnel d'activité. L'aspect misérabiliste du projet, bien loin de la sécurité sociale professionnelle demandée par la CGT, est bien insuffisant pour masquer tout le reste de la loi.
    Venons en à la médecine du travail. Comme dans le reste de la santé, le nombre insuffisant des professionnels formés sert à casser ! Cela ne suffit pas : l'indépendance des médecins du travail est de plus en plus remise en cause et depuis quelques années, médecins du travail mais aussi médecins généralistes et psychiatres sont sous le coup de plaintes d'employeurs devant le conseil de l'ordre pour avoir constaté, dans le cadre de leur fonction, le lien entre l'état de santé de salariés et leurs conditions de travail. Les employeurs profitent de l'introduction dans un décret de 2007 du mot « notamment » dans la liste des personnes autorisées à porter plainte devant le conseil de l'ordre pour s'immiscer dans la relation médecin/patient salarié. Les médecins ne peuvent se défendre, au risque de trahir le secret médical.
    Le projet de loi El Khomri veut aller plus loin encore en faisant passer la médecine du travail d'une médecine de prévention pour les salariés en une médecine de sélection des plus aptes pour le patronat ! Plus de visites médicales d'embauche, sauf pour les postes dits à risques ! Pour les autres, une simple visite d'information et de prévention, réalisée par un collaborateur du médecin (en pratique une infirmière). Quand on sait que pour de nombreux salariés, en particulier les plus jeunes, le médecin du travail est le seul médecin qu'ils avaient l'occasion de rencontrer ! Et il va rester au médecin du travail à sélectionner les plus aptes ... pour les postes à risque, bref, à choisir ceux qui seront soumis à un travail nocif pour leur santé. C'est tout l'inverse du sens de l'engagement des médecins du travail : faire acte de prévention, éviter les risques professionnels. Pour plus d'informations, vous pouvez aller lire un bon article sur les blogs de Médiapart en cliquant ici.
    Vraiment, le gouvernement doit retirer ce projet de loi nocif !

    Catégories : Au fil des jours Lien permanent 0 commentaire
  • Laboratoires pharmaceutiques : indécence !

    Ne rien dire ! Les agences de publicité, toujours prêtes à diffuser sur leurs panneaux les objets de notre société consumériste sans d'ailleurs s'inquiéter de l'effet sur les jeunes (ou moins jeunes) de l'étalage de jeux, voitures ... inaccessibles à toute une partie de la population, ont refusé de communiquer avec les affiches que l'association Médecins du Monde avait préparées pour dénoncer le prix des médicaments ! Tout d'un coup, elles ont eu un remord éthique ! Une éthique en fait de défense du patronat, en l’occurrence de défense du patronat de l'industrie pharmaceutique !
    C'est en fait un fiasco pour le petit cercle consanguin du patronat français ! Ce refus a choqué, fait parler ... et la pétition lancée par Médecins du Monde pour demander la baisse du prix des médicaments a déjà recueilli plus de 60 000 signatures (en fait, presque 70 000) ! Cela montre bien l'état d'exaspération de notre pays sur ce sujet et sa capacité de mobilisation ! Vous pouvez trouver cette pétition en cliquant ici. N'hésitez pas à la signer ! Et si vous voulez voir les affiches prévues par Médecins du monde, allez voir sur leur site en cliquant ici. J'ai choisi la dernière pour illustrer mon article : il me semble que c'est une de celles que j'ai le moins vu circuler sur les réseaux sociaux et elles sont toutes excellentes !
    Cette pétition reste bien conventionnelle, avec pour but de déplacer un peu le curseur des profits de ces labos, mais ces profits sont si indécents !
    A tout hasard, pour illustrer le problème, j'ai tapé sur un moteur de recherche "Sanofi bilan financier" et j'ai ainsi trouvé, sur le site même de Sanofi, que "Le conseil d’administration propose un dividende de €2,93, soit la 22 ème année consécutive de hausse du dividende", ainsi que la part attribuable aux actionnaires dans le résultat net consolidé de 2015 : 4 milliards 287 millions ! Rappelons que Sanofi multiplie les plans de licenciements, des plans qui touchent plus particulièrement la recherche.
    Une pétition bien conventionnelle, mais il y a urgence à ce que la ministre de la santé l'écoute et ait un peu plus d'exigence vis à vis de ceux qui s'enrichissent sur la maladie.
    Car il faudrait en fait aller beaucoup plus loin et que notre peuple se réapproprie cette industrie pharmaceutique, construite avec l'argent de la sécurité sociale, notre argent. Cela permettrait en plus de développer la recherche, de l'orienter différemment, en fonction des besoins et non en fonction de la recherche des profits les plus importants. C'est ce qu'a rappelé le PCF dans son communiqué, indiquant son projet de Pôle public du médicament. Ce communiqué, vous pouvez le retrouver en cliquant ici.

    Catégories : santé et protection sociale Lien permanent 2 commentaires
  • Note de lecture : Environnement et énergie par Amar Bellal

    Je ne saurais que vous recommander la lecture de ce petit livre d'Amar Bellal, sous titré "Comprendre pour débattre et agir" publié au Temps des Cerises.
    Son introduction indique qu'il faut faire un effort de compréhension, de quoi s'inquiéter ! Et pourtant ce livre se lit quasiment comme un roman tant son écriture est limpide. Tout ce qu'il demande, c'est de faire l'effort d'ouvrir ce livre. L'essentiel est composé de 13 chapitres, 13 clés pour comprendre avec, dans chacune de ces clés, une brève introduction suivie de questions/réponses, les questions étant celles que l'on se pose, ou que l'on entend couramment dès que l'on parle énergie. Et cette présentation en rend la lecture fluide : un  peu d'attention pour la lecture des quelques premières pages de chaque clé ... et le suspense des réponses aux questions !
    Derrière cette présentation se cache un livre remarquablement documenté sur l'ensemble des questions de l'énergie, qu'il s'agisse du bilan énergétique en France ou dans le monde, des déchets et pollutions, des conséquences sur la santé, du bilan carbone des différentes sources d'énergie, des différents scénarii préconisés en France ...
    En le lisant, vous vous éviterez de confondre part du nucléaire dans la production électrique et part du nucléaire dans la consommation énergétique, de confondre chauffe-eau solaire et photovoltaïque ...
    Aucun rapport sur le sujet du livre, mais dans la continuité d'un de mes précédents articles et de ma volonté de mettre sur ce blog quelques notes de lecture, c'est un cinglant démenti à ceux qui comme Vallancien (vous pouvez relire ma note en cliquant ici) confondent critique du capitalisme et obscurantisme scientifique. "Environnement et énergie" est un livre qui contredit certaines idées reçues et qui permet d'avancer dans le débat démocratique nécessaire pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique car permettez moi de reprendre la citation de Louis Aragon par laquelle Amar Bellal introduit sa conclusion :
    "Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ces querelles
    "
    Bref, lisez ce livre ! Vous pouvez le commander chez son éditeur, Le temps des cerises.

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