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Champagne Ardenne - Page 5

  • Dimanche on vote pour nos valeurs !

    On vote pour Nos vies d'abord ! avec Patrick Péron et dans les Ardennes Franck Tuot et tous nos candidats.
    Certains hésitent encore ! Les sondages des derniers jours inquiètent, même si ce ne sont que des sondages et même si ce qui compte, c'est le résultat des urnes.
    Certains se posent la question du vote utile, rappellent le séisme de 2002, l'obligation de choisir entre Chirac et Le Pen. C'est oublier que les élections régionales ne sont pas les élections présidentielles, qu'il n'y a pas obligatoirement que deux candidats au second tour et que l'élimination de ceux dont on ne veut pas devient alors un choix plus simple.
    Au premier tour on choisit ! An second tour on élimine !
    Certains partagent nos valeurs de gauche, l'aspiration à plus de démocratie, de fraternité, de justice sociale, à une autre répartition des richesses, à des politiques qui visent le bien commun et non pas les intérêts privés des grands de ce monde, qui ne soumettent pas la nécessaire transition écologique aux lobbies des actionnaires, bref notre volonté de l'humain avant la finance, de nos vies d'abord ! Mais ils nous trouvent pas assez radicaux, ou trop radicaux, ne sont pas d'accord avec telle ou telle propositon, nous reprochent d'avoir oublié telle ou telle chose.
    A tous, je dis que la situation est trop grave pour ces hésitations. Le PS a trahi les espoirs populaires. Il casse notre économie en préférant donner des cadeaux aux patrons, que d'augmenter les salaires et retraites, ce qui relancerait la consommation et donc combattrait le chômage. Il a cassé notre région. La droite est en embuscade avec sa politique en faveur d'une minorité de privilégies. Le FN est plus menaçant que jamais. La solution, c'est le vote pour Nos vies d'abord ! Dans l'immédiat, le second tour ne sera pas le même avec un résultat pour notre large rassemblement social, écologique et citoyen à 5% ou dépassant les 10%. Et pour l'avenir, un bon résultat sera un encouragement et redonnera espoir : trop râlent dans leur coin et n'y croient plus. Seul, on ne peut rien. Tous ensemble nous pouvons construire un autre futur.
    Donnons ce signe d'espoir en votant pour la liste conduite par Patrick Péron dimanche !

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  • Dimanche on vote pour nos vies d'abord, la liste menée par Patrick Peron !

    Dimanche on vote pour nos vies d'abord, la liste menée par Patrick Peron !
    La campagne électorale me renforce dans ma participation au soutien à la liste Nos vies d'abord, qui réunit, outre les composantes du Front de gauche (dont évidemment mon parti, le PCF), le MRC, la NGS et de nombreux citoyens, comme dans les Ardennes, Sophie Perrin, militante écologiste, directrice d'école, convaincue que l'on ne réglera pas les questions urgentes écologiques sans changer le logiciel social, sans s'en prendre au pouvoir de l'argent, Françoise Carette, ancienne assistante sociale à la CPAM, persuadée que toutes les difficultés sociales qu'elle a rencontrées ne peuvent être réglées sans une action politique forte de transformation sociale et évidemment notre animateur, Igor Nivelet, l'auteur de l'image qui illustre cet article.
    Cette liste, conduite par Patrick Péron au niveau régional, profite de l'expérience de conseiller régional sortant de Franck Tuot, tête de liste dans notre département, un passionné qui connaît jusqu'au bout des doigts les politiques régionales (et même ce qu'on peut faire avec les fonds européens !) et évidemment de militants politiques engagés de longue date, Michel Cuchet, Christine Caruzzi, la secrétaire du syndicat CGT de l'hôpital, ancienne conseillère municipale, avec qui je partage tant de choses, en particulier notre passion pour la défense de l'hôpital, Edouard Jacottin, Galina Macquart, Fabien Tombois, Claudette Moraine et Roger Dizy, qui nous apporte sa connaissance du monde rural.
    J'avais dit dès 2010 que c'était mon dernier mandat. Le boulot ne serait pas fini, sans un engagement total dans la campagne de Patrick Péron. En 2010, j'avais déjà un doute sur le bien fondé d'une alliance avec le PS. L'abandon par celui-ci des dernières valeurs de gauche qui lui restaient, les cadeaux du gouvernement au patronat, sans la moindre garantie sur la création d'emploi, cette abominable réforme territoriale, les mensonges perpétuels ne m'ont plus laissé aucun doute : il n'est pas possible de se présenter aux élections régionales avec le PS. En plus Masseret est dans une fidélité tragique au gouvernement comme en témoigne cette défense de la fusion de nos régions, une véritable stupidité, particulièrement tragique pour notre département, périphérie de la périphérie.
    Et ceci, sans renier ce qui a été accompli depuis 2004 dans la région. On aurait pu faire plus ! Mais on a déjà fait beaucoup et ceux qui voudraient voter pour la droite ou l’extrême droite se trompent lourdement : la colère vis à vis du gouvernement ne peut se traduire par la recherche du pire !
    Mais le danger de la droite et de l'extrème droite dans notre région ne doit pas conduire à oublier qu'il y a deux tours aux élections ! Et ceux qui affirment qu'ils garderont la même liste au second tour, coûte que coûte, comme JP Masseret sont dans le refus démocratique, la négation de notre constitution. Espérons que ce ne soit qu'une erreur passagère !
    Le premier tour doit permettre de choisir !
    La campagne m'a confirmé que le choix de Nos vies d'abord est le bon !
    La situation politique déjà : il y a une véritable volonté d'une autre politique, d'une politique qui affirme clairement les valeurs de la gauche, la solidarité, la fraternité. Même ceux qui parlent des étrangers le font le plus souvent dans un discours de résignation à l'idéologie environnante : il n'y a pas d'emplois ! Le FN est vraiment devenu la roue de secours du MEDEF et de la grande finance à faire croire au fatalisme de la situation économique. Il y a volonté de se rassembler en dépassant les diversités de la gauche, de la gauche qui croit encore à ses valeurs, et de ce point de vue la politique politicarde d'EELV, de Christophe Dumont, qui n'a pas permis un rassemblement aussi large dans notre région qu'en Midi Pyrénées, Languedoc Rousillon ou en PACA est critiqué, tandis que notre liste est appréciée pour le rassemblement qu'elle a effectué : c'est la base de la construction politique de demain, la base de l'espoir !
    L'horreur des attentats du Bataclan a évidemment avivé l'aspiration à la sécurité. Le refus d'une guerre contre Daesh qui ne soit pas sous l'égide de l'ONU s'affirme. Et surtout si l'état d'urgence est plutôt accepté, il y a un véritable refus de perte des libertés démocratiques et l'utilisation faite par le gouvernement pour d'autres fins jugée comme une trahison ! A tel point que le projet de se montrer à Charleville Mézières dans le cadre des mobilisations citoyennes de la COP21 est tombé à l'eau, certains préfèrant être là où le gouvernement avait interdit : à Paris ! Et toute utilisation antisociale, comme condamner les salariiés d'Air France qui passent demain au tribunal serait terriblement apprécié.
    Le projet porté pour la région ensuite : faire de l'emploi la priorité, mais pas comme les autres, pas en privilégiant les patrons, mais en donnant toute leur place à ceux qui font la richesse, les salariés, les toutes petites entreprises, les agriculteurs, les artisans ! Pas d'aides sans conditions mais au contraire un levier pour que l'argent nécessaire aux investissements viennent de là où il y en a, des banques à travers un fond régional pour l'emploi et la formation, garantie pour les banques, finançant juste les intérêts en fonction des choix d'investissements pour leur utilité sociale. L'exigence portée par Patrick Péron et sa liste vis à vis du gouvernement est une garantie que les politiques de solidarité ne seront pas que des promesses de campagne mais pourront se concrétiser car aucun cadeau ne sera fait à un gouvernement d'austérité et les choix budgétaires portés vers la solidarité (aides aux lycéens, étudiants, apprentis, tarifs solidaires dans les TER), la culture et le sport pour tous, les investissements utiles (travaux dans les lycées, logements étudiants, aide à la rénovation énergétique des batiments ...). Quant à la question des inégalités territoriales, elle n'est pas traitée, comme le font d'autres, en répartissant les services de la région - c'est nécessaire, mais ça ne va pas bien loin - mais par une autre vision du développement économique, la satisfaction des besoins des femmes et des hommes et cela passe par le soutien à toute l'économie de proximité, par le soutien à une nouvelle industrie tournée vers le futur, faite de petites usines plus écologiques, qui n'ont pas intérêt à être dans les métropoles ! La fabrication additive en est un remarquable exemple avec la plateforme régionale Platinium 3D à Charleville Mézières
    Dimanche, on vote pour Nos vies d'abord !

    Catégories : Ardennes, Au fil des jours, Champagne Ardenne Lien permanent 0 commentaire
  • En dehors de toute démocratie, le démantèlement du service public hospitalier est en route : exemple dans l'Aube !

    La loi de santé ne sera définitivement votée que le 1er décembre, un texte qui d'ailleurs ne ressemble que de très loin au projet de loi, mais les groupements hospitaliers de territoires (GHT) sont mis en place par les ARS, sures que cette réforme passera : il faut dire que sur le sujet la droite et le PS sont d'accord.
    Sous prétexte de s'opposer à la mise en concurrence des hôpitaux par la tarification à l'activité (mais il suffisait de changer le mode de financement ! Effectivement dans le contexte d'une tarification à l'activité avec des tarifs sous évalués par rapport aux dépenses, tous les hôpitaux cherchent à étendre leur territoire d'attractivité pour faire plus d'activité : ils ne peuvent quand même pas augmenter le nombre de patients sur un même territoire), sous prétexte de s'opposer à la mise en concurrence des hôpitaux, la loi va créer des GHT. Cela va bien limiter cette mise en concurrence, mais de la plus mauvaise manière possible : par le monopole de l'un des hôpitaux sur telle ou telle activité, au détriment de la proximité, de la qualité donc du service rendu à la population, avec bien sur un but : faire des économies !
    Les GHT se mettent en place : l'exemple de l'Aube est témoin des mensonges institutionnels pour arriver au but recherché. Regardez donc le dossier de presse sur le site de l'ARS en cliquant ici. Tout va bien dans le meilleur des mondes : cela va permettre des consultations décentralisées, donc plus de service public ... en attendant des fermetures ! Il se murmure déjà que l'hôpital psychiatrique n'assurerait plus les urgences ! Sans parler des suppressions d'emploi en vue dans les services "mutualisés" qui se traduiront forcément par une moins bonne qualité.
    Et pour emporter le morceau vis à vis de ceux dont il faut quand même un minimum de soutien, les élus, les organisations syndicales, le chantage. Il fallait accepter ce projet sous peine que l'ARS oblige à un autre, celui de regrouper tous les hôpitaux de la "Champagne Ardenne Sud". Là, la direction commune, en attendant le GHT, ne regroupe "que" les hôpitaux de l'Aube et de Sézanne, même l'hôpital psychiatrique, ce qui ne devrait pas être imposé par la loi ! La seule opposition a été celle de la CGT, seul syndicat à décrypter les projets au delà des annonces mensongères.
    On apprend au passage que l'ARS a discuté avec celle de Lorraine et celle de Bourgogne pour dépecer la Haute Marne : les hôpitaux du sud seraient annexés à un GHT autour de Dijon et St Dizier (et à priori Vitry le François aussi, puisqu'ils ont maintenant une direction commune) rejoindraient la Lorraine.
    Où sont les citoyens dans tout cela ? On leur a demandé leur avis ?
    Les députés qui voteront mardi la loi de santé porteront une lourde responsabilité, comme d'ailleurs ceux qui ne la voteront pas sous le seul prétexte du tiers payant mais n'ont rien fait pour s'opposer à ce projet de GHT comme les députés aubois.

    Catégories : Champagne Ardenne, santé et protection sociale Lien permanent 0 commentaire
  • Petit bilan de 11 ans à s'occuper de la formation professionnelle en Champagne Ardenne

    Presque au terme de deux mandats en charge de la formation professionnelle au conseil régional de Champagne Ardenne un petit bilan s'impose.
    Au delà du qualitatif ci-dessous, juste une indication qualitative : le taux d'accès à la formation professionnelle des demandeurs d'emploi en Champagne Ardenne (29,8) est plus élevé qu'en Alsace (25,5) et surtout qu'en Lorraine(18,3%). Avis à ceux qui auraient l'intention de voter pour l'un ou l'autre des présidents sortants de ces régions.
    Et pour que l'on ne m'accuse pas de ne parler que d'eux, je n'ai jamais compris ce que cherchait EELV, ce n'est pas faute d'avoir eu une présidente de commission formation professionnelle appartenant à ce parti. Mais à part lutter contre l'illettrisme (bien mais tous les demandeurs d'emploi ne sont pas illettrés) et former aux métiers "verts", mais les personnes en recherche d'emploi ne sont pas des jeunes qui se préparent à travailler dans 5 ou 10 ans : ils veulent un emploi tout de suite ! Et comme je l'ai encore expliqué au CREFOP vendredi, c'est surtout intégrer l'environnement dans toutes les pratiques qui est nécessaire. Je les vois fort mal gérer une région : il faut s'occuper de tout, pas uniquement de ce qui intéresse !
    Je ne parle pas du FHaine : une constance chez eux, voter contre l'Ecole de la deuxième chance !

    Le fil directeur des deux mandats depuis 2004 a été d'orienter la formation professionnelle vers la satisfaction des besoins des Champardennais, avec ce que cela comprend
    - à titre individuel, d'émancipation mais aussi, en particulier pour les personnes en recherche d'emploi, d'aides très concrètes pour aboutir à une embauche, et
    - à titre collectif pour la région d'élévation des niveaux de qualification, de renouvellement de celles-ci pour faire face aux enjeux nouveaux, en particulier en terme d'environnement, en résumé d'augmentation des potentialités de développement humain, sans jamais répondre aux sirènes d'un patronat avant tout préoccupé par sa recherche du profit immédiat, même pas pour investir, mais pour enrichir les actionnaires.

    La formation professionnelle des demandeurs d'emploi représente l'essentiel du budget formation professionnelle (hors apprentissage) du Conseil régional. Présentée actuellement par le gouvernement comme la panacée au chômage, dans une visée culpabilisatrice des demandeurs d'emploi – « ils n'ont qu'à se former » - beaucoup trop éloignée de ce que pourrait être une Sécurité Emploi Formation ou une sécurité sociale professionnelle, elle ne fait que changer de place les demandeurs d'emploi dans la file du chômage !
    La formation n'est pas le traitement du chômage ! C'est avant tout une aide à des hommes et des femmes en difficulté, car sans emploi. Accessoirement c'est une participation à l'effort collectif d'élévation des niveaux de qualification. Cela impose plus que tout un haut niveau de qualité des formations !
    La lutte contre la marchandisation de la formation a été un axe fort du mandat en Champagne Ardenne, le mandat 2010/2015 ayant débuté avec la mise en place concrète du service économique d'intérêt général (SIEG), les traités européens interdisant un vrai service public et la loi du 5 mars 2014, créant un service public régional n'étant que l'un des cas d'imposture sémantique de l'ère Hollande : la suite du texte de la même loi fait fonctionner ce service public à coup d'appels d'offres et de mise en concurrence. Le SIEG a concrètement permis de structurer les bases d'un appareil public de formation autour de l'AFPA, des GRETA et CFFPPA et des organismes de formation sans but lucratif et à gouvernance citoyenne (Economie Sociale et Solidaire ) avec un financement couvrant leurs besoins au lieu de répondre à la loi du moins disant, suicidaire en terme de qualité. Le transfert de compétences nouvelles aux Conseils régionaux au 1er janvier 2015, en particulier celle de l'illettrisme, a permis de compléter la structuration d'un appareil de formation de qualité permettant de vrais parcours pour les demandeurs d'emploi avec le dispositif TONIC, alliant la remise à niveau sur des savoirs scolaires et la formation professionnelle.
    L'accompagnement des demandeurs d'emploi en formation, c'est évidemment leur en donner les moyens matériels, c'est à dire, outre la rémunération légale de stagiaire de la formation, des indemnités de déplacement, la possibilité d'hébergement dans les formations à recrutement régional. L'aide à la mobilité s'est progressivement enrichie : aide au permis de conduire de jeunes suivis par les missions locales, aide au permis de conduire pour les licenciés économiques, soutien à des associations prêtant des moyens de locomotion motorisés et plus récemment soutien aux auto écoles associatives permettant à des personnes ayant des difficultés d'apprentissage de la conduite d’accéder au permis de conduire.
    Certaines politiques sont à destination des jeunes demandeurs d'emploi : l'Ecole de la deuxième chance, présente sur tous les territoires régionaux, le soutien aux missions locales, orienté vers l'accompagnement dans l'entrée en formation et qui se veut sans objectif quantitatif, permettant ainsi aux missions locales d'assurer l'accompagnement des jeunes dans leur globalité, même des plus en difficulté, l'évaluation régionale restant qualitative. La région cofinance évidemment aussi la formation des emplois d'avenir pour que ce dispositif national soit à la hauteur des ambitions initialement affichées !
    Concertation, démocratie, intervention citoyenne au coeur de la structuration de la formation professionnelle en Champagne Ardenne : comme le mille feuille territorial, le labyrinthe de la formation professionnelle ne peut se simplifier en rayant certains acteurs, une pratique appauvrissante, mais bien en améliorant les possibilités de concertation, d'intervention citoyenne, en confortant le rôle de créateur de nouvelles idées des syndicats, des associations... Ces principes ont guidés l'élaboration du Contrat de plan régional de développement des formations, signé en juin 2011, mettant en place de nouveaux modes de dialogue dans l'élaboration des cartes des formations professionnelles et aboutissant à faire des dispositifs des uns et des autres une vraie complémentarité comme le protocole d'accord avec Pôle Emploi, dans le respect des prérogatives de chacun, mais avec toujours la volonté de mieux répondre aux besoins.
    Développer l'intervention citoyenne, pour mieux adapter les politiques aux réalités des besoins est aussi la raison d'être des réunions participatives tenues chaque année dans les départements avec des représentants des organisations syndicales et patronales, des élus locaux…
    Le fil directeur de satisfaction des besoins sans répondre aux sirènes du patronat guide également la contribution de la région à la formation des salariés avec un but, avoir un effet incitatif sur la formation de ceux qui ont le moins accès à la formation, les moins qualifiés, les femmes, les salariés des TPE, mais plus globalement à donner de l'ambition à notre région à travers la formation en la préparant à l'avenir. Le travail sur les mutations futures est le sens de l'accord qui a été signé en 2014 entre l’État, la région et toutes les organisations syndicales et patronales. Cela passe aussi par l'appui à la  gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans les territoires, avec là aussi l'exigence de l'écoute des acteurs, du développement de l'intervention citoyenne.
    Faciliter l'intervention citoyenne par la formation : dans la corbeille de la mariée avec les régions voisines, la Champagne Ardenne va pouvoir s'enorgueillir d'une plateforme de formation gratuite à destination des bénévoles et des salariés associatifs, un élément qui avec d'autres, comme le travail avec les têtes de réseaux associatifs, permet à notre Conseil régional d'avoir une politique structurante dans ce domaine, à l'opposé d'une  politique de guichet, voir, de ce qui est trop fréquemment le cas en ce qui concerne les associations, d'une politique purement clientéliste !
    Le labyrinthe de la formation professionnelle en Champagne Ardenne n'est plus celui qu'il était en 2004 : malgré les obstacles levés par les gouvernements successifs, il répond mieux aux besoins des Champardennais ! Il reste évidemment beaucoup à faire. Les idées force doivent être : réponse aux besoins humains, service public, ne pas écouter les sirènes du patronat !

    Catégories : Champagne Ardenne, Education, formation Lien permanent 0 commentaire
  • Les régions sont chargées de la coordination de l'orientation : on fait quoi ?

    Transfrontalier_Vireux_Molhain.jpgMon titre, comme tout titre est réducteur : la loi du 5 mars 2014 laisse à l'état la compétence de l'orientation des jeunes dans le second degré et à l'université, les régions ayant compétence vis à vis des autres publics.

    Revenons déjà sur l'orientation scolaire :
    Rappelons déjà que l'école est un lieu de contradiction entre l'adaptation des jeunes aux exigences d'un patronat avide d'exécutants, capables de taches de plus en plus complexes, mais restant des exécutants soumis et l'exigence d'une éducation préparant à une société démocratique du XXIème siècle faite d'hommes et de femmes qui réfléchissent sur leur travail et le transforment pour mieux répondre aux besoins de la société. C'est pourtant bien l'accès de tous à une éducation de haut niveau qui est nécessaire pour la société de demain.
    Entre le bac professionnel, pour ceux qui ont été éliminés dans la course à l'élitisme, si spécialisé qu'il mène souvent au chômage, et l'enseignement général pour ceux qui sont, provisoirement, encore dans la course, pas de place pour la découverte de savoirs techniques et professionnels  revisités, réinterprétés dans leur apport à la culture commune et pour donner à réfléchir.
    C'est dans ce cadre contraint que se situe l'orientation scolaire, d'autant plus décriée qu'elle est trop souvent, pour les élèves et leurs familles, confondues avec l'affectation, pas forcément choisie !
    Les personnels des services d'orientation de l'Education Nationale, les « copsys », ont gagné une bataille avec la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle et l'orientation qui « sacralise » la compétence de l'Etat en ce qui concerne l'orientation dans le second degré et à l'université, confiant aux conseils régionaux la coordination des services d'orientation s'adressant aux autres publics. Ils ont gagné une bataille, pas la guerre, la menace la plus immédiate étant la mort lente par manque de moyens avec en particulier des fermeture de CIO. En disant cela, je pense tout particulièrement à Revin ! Mais au moins le caractère national, condition de l'égalité de tous, le caractère spécifique de l'orientation au cours de la formation initiale, l'orientation de jeunes en construction, une orientation qui doit avant tout être un apprentissage à l'orientation, une éducation au choix, ont été reconnus. Le répit accordé doit permettre d'enrichir le travail de lutte contre la reproduction sociale, les stéréotypes sociaux ou de genre et pour ouvrir à tous les jeunes le champ des possibles. Ce répit doit permettre un travail serein avec les autres services d'orientation, ceux des jeunes sortis du système scolaire, ceux des adultes, en lien avec les territoires, plus à même de faire connaître les métiers, non pas sur catalogue mais dans des rencontres humaines, plus portés à la réflexion sur l'anticipation des besoins nouveaux liés aux développement de la société. A condition évidemment que la coopération avec les autres services d'orientation se fasse dans le respect strict des prérogatives de chacun, que l'utilisation faite des outils, des rencontres ainsi permises soit un moment éducatif, pas un trou dans l'emploi du temps que l'on remplirait ainsi !
    On pourrait rêver d'un vrai service public national de l'emploi, de l'orientation, pas d'un Pôle Emploi rabougri en lien avec un service public de la formation professionnelle, national, avec des déclinaisons régionales.

    Ce qui a été fait en Champagne Ardenne sous mon impulsion
    Je vous reprends simplement ce que j'ai présenté à la ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle le 2 novembre (pour retrouver mon appréciation plus globale de cette rencontre, cliquez ici). La seule raison qui m'avait convaincue de participer à cette mascarade était la promotion de ce bilan !

    La Champagne-Ardenne n'a pas attendu la loi du 5 mars 2014 pour s'emparer de la question de l'orientation. Déjà, dans une saisine de 2004, le CESR (le conseil économique et social régional)  avait soulevé l'importance de cette problématique et évoquait la nécessité d'un service public de l'orientation, tout en recensant les besoins.
    Répondre à ces besoins a incité le conseil régional à mettre en place progressivement, dans les différents territoires de la région des Espaces métiers : à charge pour eux de coordonner les différentes initiatives d'information sur les métiers et les formations et de donner un premier conseil. Depuis, les Espaces Métiers ont acquis d'autres compétences, information conseil sur la VAE(validation des acquis de l'expérience), sur la création d'entreprises, conseil en évolution professionnelle, j'y reviendrais et tout récemment lieu d'accompagnement à la formation à distance.
    D'emblée, ces Espaces Métiers s'étaient installés en lien étroit avec tous les partenaires réunis aujourd'hui dans le CREFOP (comité régional pour l'emploi, la formation et l'orientation professionnelle, avec en particulier une commission dédiée au sein de l'ARIFOR, notre CARIF (Centre d'Animation, de Recherche et d'Information sur la Formation), historiquement construit avec la participation outre de l'Etat et du Conseil Régional, des organisations patronales et syndicales, mais les Espace Métiers se sont aussi installés en lien étroit avec les territoires dans lesquels ils sont implantés et les différents organismes s'occupant d'orientation : pas question de faire à la place de mais il s'agissait bien d'ajouter un service supplémentaire pour les populations, un service gratuit.
    Les bases étaient construites pour nous permettre de faire en sorte que la loi de novembre 2009 ne se traduise pas par une recherche de label en ordre dispersé des différentes structures d'orientation, par leur mise en concurrence, mais bien par un approfondissement du travail en commun déjà existant et par la constitution de groupements territoriaux avec une charte de l'orientation en Champagne-Ardenne signée en 2012 autour des différents réseaux : Pôle Emploi, les missions locales, le réseau information-jeunesse, les CIO et les Espaces Métiers. Le respect des prérogatives de chacun, de leur spécificité, en particulier, celle de l'Education Nationale qui s'adresse à des jeunes en construction de leur personnalité avec un service d'orientation trop souvent décriée par une confusion entre orientation et affectation, la volonté de coordonner sur le territoire de la région, pas d'en faire le truc du conseil régional, la consultation régulière de tous les partenaires avaient été les gages du succès.
    Et c'est tout naturellement que nous avons signé à la foire de Chalons en septembre dernier la deuxième charte de l'orientation en Champagne-Ardenne avec les signataires de la précédente charte, l'Etat sous ses deux formes, préfet et autorités académiques, le conseil régional, le président de l'association régionale des missions locales, Pôle Emploi, le CRIJ, mais aussi les acteurs désignés par la loi du 5 mars 2014 du service public régional de l'orientation, les chambres consulaires, auxquelles ont été associée la CRESCA, l'AGEFIPH et le réseau des CAP Emploi, l'APEC. Les organisations patronales et syndicales membres du bureau du CREFOP étaient parmi les signataires : cette charte n'a de sens que si elle correspond aux besoins exprimés par ces partenaires. Enfin, les OPACIF effecteurs du CEP ont souhaité faire partie des signataires et au total c'est 30 signatures qui ont été apposées sur cette charte.
    Si nous en sommes arrivés à cela, c'est évidemment le fruit d'une concertation permanente, et je remercie l'implication de la direction de la formation et de l'orientation du conseil régional. Dès sa création le CREFOP a été saisi des questions d'orientation avec la création d'une commission spécifique qui a été consultée sur cette charte dés l'élaboration des principes. Et évidemment son bureau et la réunion plénière ont donné leur avis.
    L’ampleur du nombre de signataires à s’être engagés s’explique par le périmètre de la Charte régionale qui couvre 3 champs interdépendants pour lesquels la Région a reçu compétence en matière de coordination et de mise en œuvre :
    - Première branche : le SPRO (service public régional de l'orientation) à proprement parler, appliquant les modifications apportées par la loi de 2014 sur le premier accueil avec un cahier des charges régional établi par la Région :  aux membres qui constituaient le noyau dur dès le début se sont joints les Chambres consulaires, la Chambre régionale de l’ESS et, fait original, l’ensemble des OPACIF opérateurs du CEP qui estiment que le premier niveau du CEP correspond au SPRO et souhaitent une approche concertée avec les autres acteurs.
    - Deuxième branche : le Conseil en évolution professionnelle : je l'ai dit tout à l'heure, la région avait expérimenté le conseil en évolution professionnel dans les Espaces Métiers avant la loi de 2014 et cela nous a amené à désigner les Espaces Métiers comme opérateurs du CEP, non pas pour nous substituer à qui que ce soit, mais pour boucher les trous, notamment auprès des agents des fonctions publiques, notre expérimentation nous ayant montrer les besoins en la matière. Mais ils s'avèrent aussi répondre à d'autres besoins dans le cadre de contractualisation avec des OPACIF, soit que l'OPACIF n'est pas présent sur le territoire, soit dans le cadre d’organisation commune de prestations offertes aux salarié-e-s.
    - Dernière branche : la prise en charge des jeunes sortant-e-s du système de formation initiale sans un diplôme national ou une certification professionnelle (le décrochage scolaire) qui a fait l’objet d’une convention d’application avec le Rectorat pour organiser le transfert de compétences et sécuriser les plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD).
    Je voudrais conclure cet historique et cet état des lieux du service public de l'orientation en Champagne-Ardenne par quelques idées force :
    tout d'abord son importance : le besoin était déjà traduit dans la saisine du CESR en 2004. La réforme de la formation professionnelle le rend encore plus nécessaire : si nous ne voulons pas que la mise en place du compte personnel de formation qui donne plus de responsabilité au salarié lui même dans sa formation ne se solde pas par un accroissement des inégalités dans l'accès à la formation, qu'une fois de plus, la formation aille aux plus formés, le conseil en évolution professionnelle a une place essentielle : il doit donc être facilement accessible.
    Et ce sera mon second point : le service public d'orientation doit être accessible, c'est à dire gratuit, c'est dans la loi, c'est à dire bienveillant vis à vis des personnes, c'est à dire présent dans chacun des territoires de la région : nous nous sommes fixés comme règle un bassin d'emploi Pôle Emploi, un territoire d'orientation, mais avec y compris, si besoin des lieux relais.
    Troisièmement, la coordination du service public de l'orientation, c'est pour la région le développement de coopération, tant dans les territoires qu'à l'échelon régional, le travail en commun en se créant des outils, en aidant à la professionnalisation des acteurs, mais toujours dans le respect de la spécificité de chacun
    J'avais terminé en disant à la ministre que d'avoir confier la coordination de l'orientation aux régions sans aucun moyen pour était un problème et en l'incitant à demander à sa collègue ministre de l'Education Nationale de ne pas réduire les moyens de l'orientation en milieu scolaire !
    Je voulais rajouter, mais il me semble que je n'ai pas eu le temps de le faire, que notre charte n'est pas une charte de service public régional de l'orientation, mais une charte du service public de l'orientation en Champagne Ardenne pour bien signifier qu'il ne s'agit pas du truc du conseil régional, mais de la coordination, sur le territoire de la région, de ce qui s'y fait, y compris par les organisations nationales.
    Pour terminer, je voudrais insister sur trois éléments :
    - Le choix fait en Champagne Ardenne d'Espace Métiers, plutôt que d'une cité des métiers, comme il en existe une à Mulhouse, reposait sur la nécessité de répondre à la diversité des territoires de la région et à la faible densité de population : il ne serait pas envisageable que la future région n'intègre pas cette diversité géographique. Lors de la réunion que nous avons tenu sur la formation à Hagondange le 9 novembre, dans le cadre de la campagne électorale, j'ai d'ailleurs eu l'agréable surprise de voir des représentants syndicaux vanter ces Espaces métiers.
    - Evidemment, l'orientation vers un métier ou une formation que cherche une personne en recherche d'emploi n'est pas la même que ce que cherche un collégien : il veut avant tout retrouver du travail le plus rapidement possible. Mais ce n'est pas une raison pour laisser la patronat s'occupait seul de cela, ni même des organisations paritaires dans lesquelles il joue le rôle dangereux de diviser les syndicats pour mieux régner : l'avenir de notre pays nécessite d'autres métiers que les métiers dits en tension, ceux qu'il ne veut pas faire l'effort de payer dignement. Et un de mes regrets, c'est que viennent parler dans les Espaces Métiers des métiers des "spécialistes", des gens qui sont payés pour cela par différents organismes, en particulier des branches professionnelles, des DRH, alors qu'il faudrait que ce soit des salariés qui viennent parler de leur travail : cela pourrait d'ailleurs être bien pour des salariés proches de la retraite qui cherchent une transition. En tout cas, il faut que cela soit un service public, condition pour qu'il n'y ait pas de parti pris.
    Je l'ai dit à la ministre : la mise en place du compte personnel de formation nécessite un développement actif du conseil en évolution professionnelle, sa promotion, si on ne veut pas qu'une fois de plus la formation ne serve qu'à ceux qui ont l'habitude de se former et laisse de côté les salariés les moins qualifiés, les femmes. L'individualisation, c'est bien à condition que ce ne soit pas un facteur d'inégalité. Là il y a un risque majeur si on n'y prend pas garde : d'où la nécessité de moyens et de faire du conseil en évolution professionnelle dans un cadre de service public.

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