Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog de Michèle Leflon - Page 40

  • Note de lecture : Environnement et énergie par Amar Bellal

    Je ne saurais que vous recommander la lecture de ce petit livre d'Amar Bellal, sous titré "Comprendre pour débattre et agir" publié au Temps des Cerises.
    Son introduction indique qu'il faut faire un effort de compréhension, de quoi s'inquiéter ! Et pourtant ce livre se lit quasiment comme un roman tant son écriture est limpide. Tout ce qu'il demande, c'est de faire l'effort d'ouvrir ce livre. L'essentiel est composé de 13 chapitres, 13 clés pour comprendre avec, dans chacune de ces clés, une brève introduction suivie de questions/réponses, les questions étant celles que l'on se pose, ou que l'on entend couramment dès que l'on parle énergie. Et cette présentation en rend la lecture fluide : un  peu d'attention pour la lecture des quelques premières pages de chaque clé ... et le suspense des réponses aux questions !
    Derrière cette présentation se cache un livre remarquablement documenté sur l'ensemble des questions de l'énergie, qu'il s'agisse du bilan énergétique en France ou dans le monde, des déchets et pollutions, des conséquences sur la santé, du bilan carbone des différentes sources d'énergie, des différents scénarii préconisés en France ...
    En le lisant, vous vous éviterez de confondre part du nucléaire dans la production électrique et part du nucléaire dans la consommation énergétique, de confondre chauffe-eau solaire et photovoltaïque ...
    Aucun rapport sur le sujet du livre, mais dans la continuité d'un de mes précédents articles et de ma volonté de mettre sur ce blog quelques notes de lecture, c'est un cinglant démenti à ceux qui comme Vallancien (vous pouvez relire ma note en cliquant ici) confondent critique du capitalisme et obscurantisme scientifique. "Environnement et énergie" est un livre qui contredit certaines idées reçues et qui permet d'avancer dans le débat démocratique nécessaire pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique car permettez moi de reprendre la citation de Louis Aragon par laquelle Amar Bellal introduit sa conclusion :
    "Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ces querelles
    "
    Bref, lisez ce livre ! Vous pouvez le commander chez son éditeur, Le temps des cerises.

    Catégories : Au fil des jours Lien permanent 1 commentaire
  • Budget du Grand Est : un budget de bon père de famille conservateur !

    Le 30 mai, le conseil régional a adopté son premier budget. Evidemment, ce n'était pas facile, et pour deux raisons, l'une conjoncturelle en lien avec la fusion des régions, la nécessité de faire un seul budget là où il y avait trois budgets différents en 2015, avec leurs histoires différentes, des dispositifs différents ... l'autre plus profonde, l'absence de ressource suffisante pour mener les politiques qui seraient nécessaires pour répondre aux besoins des populations.
    L'insuffisance des recettes est le résultat des décisions de l'époque Sarkozy, de suppression de la taxe professionnelle en particulier, aggravé par Hollande, qui n'a toujours pas fait la réforme fiscale qui s'impose, une réforme qui, entre autre, donnerait des ressources propres aux conseils régionaux, mais en plus a réduit les dotations ! Et la loi NOTR aggrave la situation : sans même parler des nouvelles compétences prévues pour l'avenir, le transport scolaire par exemple pour le 1er septembre 2017, dès maintenant, les conseils régionaux ont la compétence entière du développement économique ... et les départements interdiction de donner des aides au développement économique. Sur l'ensemble des dix départements du Grand Est, cela représentait 130 millions d'euros, non compensés à la région. Bien sur, on peut s'interroger sur les orientations données par les départements à ces aides, et nous savons par exemple comment le conseil général des Ardennes a eu quelques financements opportunistes pour ne pas dire clientélistes ayant conduit à un véritable gâchis, mais en tout état de cause, on demande aux régions de faire plus sans leur en donner les moyens.!
    Alors P. Richert - et je personnalise volontairement, car on n'a guère entendu d'autres élus régionaux s'exprimer - a joué la prudence et le budget régional, de l'ordre de 2,5 milliards d'euros (j'arrondis volontairement pour vous permettre de mieux intégrer l'ordre de grandeur) n'est en augmentation que de 2% par rapport à la somme des trois budgets 2015 des anciennes régions, une augmentation essentiellement liée à la gestion des fonds européens.
    Prudence aussi sur homogénéisation des dispositifs entre les trois régions et l'essentiel reste à faire : il n'est donc à ce stade pas encore possible de savoir comment va s'opérer cette nécessaire harmonisation. On sait par exemple que la carte Lycéo, cette spécificité Champardennaise existera encore à la rentrée de septembre. Mais la suite ?
    Difficile donc de juger des orientations qui vont être données, dans le concret, au delà des effets d'annonce ("une région ouverte", "développer la compétitivité" ...) d'autant plus que les décisions budgétaires correspondent pour l'essentiel à des grosses masses, et à des délégations données à la commission permanente pour répartir et faire évoluer les dispositifs !
    Pourtant, le caractère profondément conservateur de la majorité du conseil régional pointe déjà son nez ! Rien sur l'égalité femmes/hommes par exemple, un budget du sport tourné vers le sport professionnel, de même dans la culture, le manque de soutien à la pratique amateur ...
    Nous sommes déjà en juin et rien n'annonce des démarches de démocratie participative. Qu'en est il par exemple des CLAD, les comités locaux d'animation et de développement des transports ? Comment la région va-t-elle élaborer son CPRDFOP (contrat de plan régional de développement des formations et de l'orientation professionnelle) ? Dans le secret du cabinet de Richert, avec les branches patronales ou dans des démarches plus ouvertes ?
    Et j'en terminerais sur la formation professionnelle : bien difficile de se faire une idée, d'autant plus que le "découpage" n'est pas celui que l'on avait en Champagne Ardenne. L'école de la deuxième chance, le soutien aux missions locales sont par exemple sur le budget jeunesse. Et c'est d'ailleurs dans ce budget jeunesse seulement que l'on retrouve la notion de l'orientation. Quid de l'orientation tout au long de la vie ? Alors que la montée en puissance du compte personnel de formation nécessite un développement sans précédent des services d'orientation si on ne veut pas que ne profite du compte personnel de formation que les plus formés, qui savent comment ça marche ! Rien non plus sur la formation des salariés, qui même si elle n'est pas une compétence obligatoire des conseils régionaux, mérite d'être soutenue, là aussi pour impulser la formation des moins qualifiés ... et éviter qu'ils ne soient jetés comme des kleenex à l'occasion des mutations technologiques. Et l'on attend avec inquiétude la place qui sera prise par l'apprentissage dans le CPRDFOP, la volonté affichée de vouloir faire du chiffre dans ce domaine étant inquiétante. Enfin, la plan 500 000 formations du gouvernement avec la dotation qui va avec pour notre région n'est pas intégré dans ce budget primitif : à suivre !
    Un dernier mot pour vous donner mes sources sur le site du conseil régional et sur le site du CESER

    Catégories : Champagne Ardenne, Education, formation Lien permanent 0 commentaire
  • Hôpitaux de Sedan et de Charleville-Mézières : ce qui ne serait pas de la langue de bois !

    A l'approche de la date fatidique du 1er juillet, date fixée par la loi pour la mise en oeuvre des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), les articles se succèdent dans la presse locale, avec des déclarations rassurantes du directeur des hôpitaux de Charleville-Mézières et de Sedan (rappelons que c'est le même), du maire de Sedan ...
    J'ai déjà sur ce blog, expliqué, il y a quelques semaines, ce que voulait dire cette réforme : à retrouver en cliquant ici.
    La récente conférence de presse du maire de Sedan et du directeur avait pour but de démentir les rumeurs ! La meilleure manière de faire taire ces rumeurs, de faire autre chose que de la langue de bois, ce serait de publier le projet de convention constitutive du GHT, avec les orientations stratégiques du projet médical.
    Car il n'est pas acceptable que ce projet soit établi loin de la population de notre département, profondément concernée par le sujet et qui a donc son mot à dire. Sylvain Dalla Rosa, conseiller municipal PCF, a d'ailleurs écrit récemment au maire de Charleville-Mézières pour lui demander que cela soit l'objet d'un débat au conseil municipal.
    Sur le Pôle Mère enfant de Sedan, on serait rassuré si était écrit dans la convention constitutive que les accouchements continueront à être fait à Charleville-Mézières et à Sedan, que les deux services de pédiatrie subsisteront. Nous annoncer que la prévention de l'obésité des enfants se fera à Sedan et nulle part ailleurs est une annonce assez idiote ! Qu'il y ait une prise en charge spécialisée de l'obésité infantile à Sedan et pas à Charleville-Mézières est une chose (et d'ailleurs on pourrait imaginer une consultation avancée à Fumay dans ce domaine), mais limiter la prévention à Sedan relève d'une conception particulière de la prévention !
    Maternité et pédiatrie sont les services dont on parle le plus, car cela touche toute la population, en particulier les jeunes, ayant moins besoin de recourir à l'hôpital pour d'autres raisons, mais, comme le confirme Monsieur Mazur, le directeur des hôpitaux, dans son interview à la Semaine des Ardennes, on peut rencontrer des difficultés dans d'autres domaines.
    Qu'en est il par exemple du maintien des urgences chirurgicales de nuit à Sedan ? Là encore, on serait rassuré si on connaissait le projet de convention constitutive du GHT, un projet indiquant clairement ce maintien !
    Et la prise en charge des soins urgents non programmés (pour rester dans le langage des technocrates de la santé) à Fumay ? Là aussi, on aimerait connaître les orientations ! Le contrat local de santé signé entre l'ARS et la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse dans sa fiche action 2-3 annonçait "Redéfinir et mettre en place la réponse à l'urgence" avec comme porteur de l'action l'hôpital de Charleville-Mézières et comme partenaires l'hôpital de Fumay et les médecins de ville. Où en est-on ? La mise en place du GHT pourrait être l'occasion d'améliorer les choses, si tant est que cette réforme se veut bénéfique.
    Enfin, les relations avec le privé hospitalier doivent être clarifiées. Il serait profondément anormal que le GCS fasse partie du GHT (là aussi relisez mon précédent article ! J'en parle à la fin.) Mais la constitution du Groupement Hospitalier de Territoire pourrait contribuer à la transparence ! Est ce le cas ?
    Bref, le projet de convention constitutive du GHT pourrait être publié, ne serait ce que dans les actualités sur le site internet de l'hôpital ! Ce serait la meilleure manière de faire taire les rumeurs, sauf à ce que ce projet ne réponde pas aux inquiétudes !

    Catégories : Ardennes, santé et protection sociale Lien permanent 1 commentaire
  • Avec Guy Vallancien, un très mauvais plaidoyer pour une médecine scientifique !

    Je viens de lire La médecine sans médecin ? Le numérique au service du malade de Guy Vallancien. Connaissant les idées de l'auteur, je ne m'attendais évidemment pas à un livre progressiste, mais j'espérais au moins apprendre des choses : il y a en effet besoin d'imaginer ce que peut nous apporter le développement du numérique pour anticiper, contribuer au débat nécessaire sur les choix de société, les orientations nécessaires à donner pour que le numérique contribue, dans la santé - comme d'ailleurs dans d'autres domaines - à l'émancipation humaine et pour se prémunir de ses dangers. Malheureusement en terme d'anticipation des capacités futures permises par le numérique l'auteur ne fait que répéter les banalités des médias : robot opératoire par exemple.
    En plus, et ce dès son prologue, il fait un lien insupportable entre critique radicale du capitalisme et "retour au bon vieux temps de la charrue à bras". Nous connaissons tous évidemment quelques écolos obscurantistes, mettant systématiquement en cause les progrès de la science. Ils sont bien minoritaires dans le mouvement de critique du capitalisme ... et ce ne sont d'ailleurs pas les plus révolutionnaires.
    Je conseillerai bien à Vallancien de lire Marx !
    En fait, je resterai bien sur un silence teinté de mépris à l'égard de cet auteur si son plaidoyer conjoint pour le capitalisme et la médecine scientifique n'était pas dangereusement criminel ! Car ce sont bien quelques expériences où l'intérêt privé, la soif de profit, ont amené à taire les dangers pour les populations (pensons au Médiator par exemple) qui contribuent à développer cet obscurantisme, avec des patients qui se privent de traitement par peur sans parler des vaccinations, où l'absence de transparence, la pression des laboratoires, fait que trop de Français hésitent à vacciner leurs enfants. Et quand un enfant mourra du tétanos, faute de vaccination, l'obscurantisme de ses parents aura joué un rôle, mais la vraie cause, ce sera la tyrannie des labos pharmaceutiques privés : ces labos, Vallancien les défend bec et ongles dans son chapitre 2 ... tout en reconnaissant avoir été confronté à des industriels qui voulaient présenter des résultats statistiques avec lesquels il n'était pas d'accord (!).
    Au fil des chapitres, il nous donne sa version du futur, pas celle liée au développement du numérique mais celle qu'il souhaite, en lien avec sa promotion du capitalisme, en lien avec la privatisation de l'hôpital, la marchandisation des soins, leur morcellement, tel geste étant confié à tel technicien, tel accompagnement à tel autre professionnel, le médecin étant le grand chef d'orchestre. Il confond gestes répétitifs après formation courte et spécialisation sur un socle de connaissance large, condamnant ainsi le développement des métiers paramédicaux à un travail d'exécution pour réserver à quelques médecins (il défend le maintien du numérus clausus) la possibilité d'initiatives : triste défense corporatiste ! Avec le risque majeur que chaque individu est différent et doit donc être soigné différemment !
    Tout en critiquant la situation actuelle des hôpitaux (mais qui peut dire que cela va bien ?) il nous ressort toutes les recettes utilisées qui ne marchent pas : l'adaptation des modes de financement des hôpitaux sans sortir du cadre de l'ONDAM (l'objectif national de dépenses d'assurance maladie), la fermeture des services de proximité, la privatisation ... C'est vraiment l'expert autoproclamé, comme aiment nos médias assujettis aux marchés financiers.
    Et pourtant, que de possibilités à explorer avec le numérique ... à condition de lui faire servir l'intérêt général ! A condition de lui faire servir les femmes et les hommes, pas de leur substituer la froideur du zéro/un, la base de tout numérique. Ah, si l'état investissait dans la recherche, plutôt que de laisser les assoiffés de profits en jouer. Ah, si le service public était mis à contribution pour développer de nouvelles possibilités, plutôt que soumis à la fois à la réduction de ses dépenses et au soutien au secteur privé. Le progrès scientifique et technique, mis au service des populations et non instrumenté par le capitalisme pourrait rendre bien des services, comme par exemple faciliter la proximité des soins, celle-là même que condamne Vallancien au nom d'un numérique au service des malades, pour reprendre son titre !

    Catégories : santé et protection sociale Lien permanent 0 commentaire
  • Effort du Grand Est pour la formation professionnelle : pas pour la Champagne Ardenne !

    Allez donc lire le communiqué du conseil régional, concernant le vote, lors de la commission permanente de vendredi dernier, des subventions concernant la formation professionnelle en cliquant ici... et cherchez la Champagne Ardenne : vous ne trouverez pas !
    Je peux donner une version positive de cette absence : le programme de formation voté avant la fusion des régions avait été suffisamment bien prévu en Champagne Ardenne pour qu'il n'y ait pas de besoin urgent dans notre ancienne région. D'ailleurs la répartition de ces nouvelles formations (beaucoup en Lorraine, un peu en Alsace, pas du tout en Champagne Ardenne) correspond au taux de demandeurs d'emploi accédant à une formation, qui était particulièrement faible en Lorraine, intermédiaire en Alsace et élevé en Champagne Ardenne.
    Mais c'est quand même très inquiétant ! Dans le cadre du plan 500 000 formations, c'est 75 millions d'euros supplémentaires qui vont abonder le budget régional, donnés par l'état. Il serait bien qu'ils soient répartis sur tout le territoire ! D'autant plus que les efforts faits en Champagne Ardenne pour prévoir les besoins ne veulent pas dire qu'il n'y a pas de besoins nouveaux !
    Ce serait bien aussi que cet argent ne soit pas gaspillé ! Et, à lire le communiqué, j'ai quelques inquiétudes : il y a d'autres financements que les financements régionaux pour les formations en entreprise sur emplois repérés, ceux de Pôle Emploi ou des OPCA, comme les préparations opérationnelles à l'emploi individuelles (avec des financements du FPSPP). Pourquoi se substituer à d'autres financeurs potentiels dans les deux dossiers concernant les entreprises Xardel et Sirius ?
    Ah, j'oubliais : le but n'est pas de former, mais de communiquer et ces formations mènent plus souvent que d'autres à l'emploi, évidemment, puisque l'emploi existe. C'est bon pour les statistiques de la région.
    P. Richert est en train de réinventer la poudre et de prendre la grosse tête ! A la tête de l'Association des régions de France il a dit sa volonté de voir revenir aux régions le pilotage de tout le processus de commande de formation et de tout le service public d'accompagnement vers l'emploi (sources en cliquant ici). La soif de pouvoir ne doit pas amener à confondre la nécessaire adaptation aux réalités locales et la casse de l'unité de notre pays, indispensable à l'égalité des droits de nos concitoyens. Et je n'ose imaginer un demandeur d'emploi, prêt à déménager s'il trouve l'emploi recherché et à qui un Pôle Emploi devenu régional proposerait un emploi à Strasbourg ou Remiremont mais ferait l'impasse sur une offre équivalente à Hirson ou Provins, car en dehors de la région. Pôle Emploi a de grosses difficultés de fonctionnement, par manque de personnels, et tout simplement aussi parce que c'est difficile de répondre à des personnes en recherche d'emploi quand on n'a pas d'emplois à leur proposer. N'aggravons pas son fonctionnement ! C'est un bon service public national de l'emploi qui est nécessaire ! Et de la formation ! Pas un Pôle Emploi en lambeaux.
    Faute de pouvoir mettre la main sur Pôle Emploi, P. Richert a découvert qu'il était possible de signer une convention avec ! Cela fait des années qu'en Champagne Ardenne, nous avions un accord avec Pôle Emploi pour coordonner les formations financées par le conseil régional et par Pôle Emploi, confronter nos informations sur les besoins de formations ...J'en reviens au début de cet article : c'est peut être pour cela qu'il n'y a pas de besoins urgents de formation en Champagne Ardenne. Mais ... vigilance !

    Catégories : Champagne Ardenne, Education, formation Lien permanent 0 commentaire