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  • Ecole : dernières nouvelles nationales et départementales.

    ca_givet.jpgLa loi de refondation de l'école a été votée au Sénat cette semaine. Les sénatrices et sénateurs communistes l'ont voté, non par approbation de ce texte, qui ne traduit pas le changement nécessaire vis à vis de l'idéologie ultralibérale, de l'école élitiste qui laisse trop de jeunes sur le bord du chemin ... mais pour mettre le gouvernement au pied du mur : des amendements ont été adoptés au Sénat sur des sujets sensibles comme la carte des formations professionnelles qui ne serait plus décidée par les régions seules (et garder le contrôle de l'état sur cette question est essentiel pour éviter le développement des inégalités entre régions). Voter ce texte au Sénat était la condition pour que ces amendements puissent être repris dans le texte qui sera en discussion en seconde lecture à l'Assemblée Nationale. Vous pouvez lire à ce sujet le communiqué de Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice communiste en cliquant ici.

    Je ne vous parle pas d'orientation : le gouvernement a encore fait souffler le chaud et le froid et les menaces sur le service public d'orientation de l'Education Nationale ne permettent pas de construire dans la sérennité de vraies réponses aux besoins de conseils en orientation professionnelle de tous ceux qui sont sortis de l'école !

    Les nouvelles locales, c'est la confirmation par le DASEN, lors d'une entrevue mercredi dernier, de mutualiser les enseignements de la classe de 1ère L de Revin et de celle de Givet, sous des modalités non connues encore. Le lycée de Givet fait parler de lui. Il n'est que la partie émergée des multiples difficultés des enseignants, des restrictions de moyens qui s'annoncent pour la rentrée prochaine, au delà des discours officiels. Le DASEN voudrait sans doute jouer sur l'opposition entre "lycée de la ville" et lycée de la campagne" si je peux me permettre cette expression, mais l'expérimentation que constituerait cette mutualisation, quelqu'en soit la forme, doit inquiéter tous : c'est aussi la casse de la notion de classe, le renforcement d'une individualisation de l'enseignement, développeur d'inégalités !

    Catégories : Education, formation Lien permanent 1 commentaire
  • Vitry le François : l'hôpital dans la tourmente.

    vitry_hopital.jpgEpisode 1 : deux petites phrases dans les 500 et quelques pages du SROS (Schéma régional d'organisation sanitaire), un des volets du plan régional de santé publié par l'ARS début 2012 : "Les plateaux chirurgicaux de Vitry le François et de Rethel devront faire l'objet de coopérations avec d'autres établissements partenaires" et "Les implantations prévues à Vitry le François et Langres pourront être revues en fonction des évolutions quantitatives et qualitatives. Cette révision pourra conduire à la transformation en centre périnatal de proximité".

    Episode 2 : audit, réalisé par le groupe Montaigne (qu'est ce qu'elles doivent se faire comme sous les sociétés d'audit avec les hôpitaux !) et présentation par l'ARS à quelques élus triés sur le volet (le député, le maire) de scenarii. Evidemment, le personnel est soigneusement écarté des discussions. A croire qu'il faut désintéresser les salariés de leur outil de travail. Les deux scenarii retenus comme plausibles sont :

    - Le moins pire : transformer la chirurgie conventionnelle en une unité d'hospitalisation de courte durée, mise en oeuvre de l'autorisation de 30 lits de SSR, création d'une unité de médecine gériatrique. Dans ce scenario, la maternité serait maintenue (pour l'instant, car on sait bien qu'une maternité sans chirurgie dans le même hôpital ça ne dure jamais bien longtemps !)

    - Le scénario catastrophe : fermeture de la chirurgie, fermeture de la maternité, ouverture d'un centre périnatal de proximité, SSR et gériatrie comme dans le scenario précédent.

    Le choix sera fait début juin en fonction d'une analyse financière plus poussée. Mais où sont donc les besoins de la population vitryate ? Certes l'hôpital a un déficit cumulé de 9,5 millions d'euros à raison de 2 millions par an, mais ce ne sont pas les habitants de Vitry les responsables, ce sont les adeptes de la tarification à l'activité, les députés qui année après année votent la loi de financement de la sécurité sociale qui limite le taux d'augmentation des dépenses hospitalières en dessous des dépenses imposées par les nouvelles normes, l'évolution des salaires (si faible soit elle) ..., les adeptes de l'austérité et de sa spirale du déclin : ce sont une soixantaine d'emplois qui sont en jeu, une soixantaine de chômeurs en plus à Vitry qui n'a pas besoin de cela, une soixantaine de personnes de plus qui vont réduire leur consommation, avec les conséquences sur le commerce local ...

    Episode 3 : la population vitryate, les salariés de l'hôpital sont en train de l'écrire. Car la résignation n'est pas de rigueur et l'objectif, c'est un troisième scenario écrit en fonction des besoins de santé du secteur ! Entre signatures papiers et signature sur internet, ce sont déjà 6000 signatures pour défendre l'hôpital qui ont été recueillis. Pour signer la pétition sur internet, cliquez ici.

    Un grand rassemblement avec information et débat est prévu le dimanche 9 juin entre 15 h et 17 h à la salle du Manège. Le collectif de défense de l'hôpital de Charleville Mézières a décidé lors de son dernier CA d'envoyer une délégation de soutien. Car ce sont bien les mêmes politiques qui ruinent nos hôpitaux !

    Catégories : santé Lien permanent 3 commentaires
  • Scandale à Roanne ! En France, pays des libertés ?

    arton40238-0b8cd.pngDes militants syndicaux ont été arrêtés à l'aube ce matin à leur domicile, comme des criminels, coupables uniquement d'avoir défendus les intérêts collectifs lors de la bataille des retraites en 2010. Ils avaient été jugés : aucune peine n'avait été retenue contre eux ... et leur arrestation de ce matin est motivée par leur refus de se présenter pour prélèvement ADN ! Ils ont été relachés en fin de matinée mais sont convoqués en correctionnel le 5 novembre.

    La criminalisation de l'action syndicale est inacceptable et il s'agit dans ce cas d'un véritable acharnement. Survenant quelques jours à peine après le report à une date indéterminée du débat à l'Assemblée Nationale de la proposition de loi d'amnistie, les arrestations de ce matin témoigne d'une volonté gouvernementale bien éloignée de ce que l'on pourrait espérer d'une président de la République ayant annoncé le changement !

    Pierre Laurent a écrit au Ministre de l'intérieur (à lire en cliquant ici)

    Catégories : Au fil des jours Lien permanent 3 commentaires
  • Ecole : du discours à la réalité !

    Vous vous souvenez de la priorité donnée par le candidat François Hollande à l'école !

    La réalité, c'est, dans les Ardennes, les exemples de Givet ( vous pouvez relire mes notes à ce sujet en cliquant ici et ici, mais aussi aller visiter le nouveau blog créé par les enseignants du lycée en cliquant ici.), de Bazeilles (à propos, vous ne vous imaginez sans doute pas comment va être fermée la filière d'enseignement général : on aurait pu penser que les élèves ayant commencé leur scolarité dans ce lycée la termineraient et que les élèves rentrant en seconde à la prochaine rentrée iraient à Bazeilles. Et bien non, il y aura toujours des secondes à Bazeilles, ce sont les premières qui iront à Sedan ! Cherchez la raison d'obliger deux générations de lycéens à changer de lycée entre la seconde et la première ! A part la calculette, la question des moyens, je ne trouve pas. Sur Bazeilles, vous pouvez aller relire sur mon ancien blog : j'avais consacré plusieurs articles à ce lycée. En cliquant ici, vous retrouverez le courrier que j'avais adressé au ministre de l'Education Nationale, dépassant le cadre de Bazeilles, mais soulignant la contradiction entre les discours et la réalité de ce lycée), le Chesne, pour ne citer que la partie émergée de l'iceberg des réductions de moyens. Car, non seulement aucun poste n'a été créé dans l'académie pour compenser tous ceux supprimés sous le gouvernement précédent, mais en plus, le recteur a gelé des postes !

    Mais la réalité, c'est aussi, après l'occupation du débat public par la question des rythmes scolaires présenté sous l'angle des horaires dont on sait que cela correspond au concret de la vraie vie des parents (et de leurs difficultés en lien avec leur travail, les transports ...), permettant ainsi d'occuper les conversations, car à chaque situation familiale correspondent des besoins différents, masquant ainsi qu'en rejetant dans le temps périscolaire des activités et des apprentissages, l’école publique sera dépendante de la volonté et des moyens des collectivités locales et que cette réforme est la porte ouverte à une marchandisation de l’éducation et à une remise en cause du caractère national de l’école, la loi de refondation de l'école. Si celle-ci ouvre quelques perspectives comme sur la scolarisation des enfants à deux ans ou la formation des enseignants, elle n'est pas la rupture nécessaire avec les politiques néolibérales. Elle ne pose aucune perspective en matière d’extension de la scolarité, de refonte des programmes, de consolidation des apprentissages et de revalorisation des métiers. Elle reste dans le flou sur la laïcité et sur le fonctionnement démocratique du service public. Pire, elle reprend à son compte les vieux mots d’ordre de « l’individualisation », de « l’égalité des chances ». Et surtout elle consacre le « socle de connaissances et de compétences », seulement élargi à la notion « culture »,  mais toujours aussi fidèle aux principes de la stratégie de Lisbonne et à tout ce que les officines patronales européennes ont imaginé pour imposer des écoles à plusieurs vitesses. Après le débat à l'Assemblée Nationale, cette loi est maintenant au Sénat et les parlementaires communistes continuent à essayer de l'améliorer, non sans quelques succès d'ailleurs, et vous pouvez lire en cliquant ici, le communiqué de presse de Brigitte Gonthier-Maurin sur les amendements présentés par les communistes et retenus en commission. Mais la proposition de loi sur l'amnistie nous a appris comment les députés socialistes peuvent défaire le travail du Sénat, alors attendons ... et exprimons nous : tous mercredi à 14 h 30 devant l'Inspection d'Académie !

    Catégories : Education, formation Lien permanent 1 commentaire
  • Femmes debout contre l'austérité !

    femmes.jpgIncontestablement, ce sont les femmes qui sont aux premiers rangs du temps partiel imposé, des bas salaires et de la pauvreté.

    Indiscutablement, elles sont très majoritaires à vivre la précarité et les retraites au rabais.

    Elles forment sans conteste la majorité des salariés de l’État et des Collectivités territoriales. Elles sont les premières utilisatrices des services publics et nous subissons leur casse de plein fouet. Notamment celle de la santé publique à travers la fermeture des centres d’IVG qui lamine les droits fondamentaux à la contraception et à l’avortement, ou encore la fermeture des maternités qui met les vies en danger et dans la région après la fermeture de la maternité de Rethel, c'est celle de Vitry le François qui est sur la scellette.

    Oui, les femmes sont en première ligne face aux politiques d'austérité !

    Non, ce n'est pas aux femmes de trinquer !

    C'est le sens de l'appel lancé par la Marche des femmes contre l'austérité : une manifestation est prévue à Paris le 9 juin.

    Je vous invite aussi, tout simplement, à signer comme je viens de le faire, l'appel en cliquant ici


    Catégories : Au fil des jours Lien permanent 0 commentaire